Hypervigilance : pourquoi suis-je tout le temps en état d’alerte ?

Mis à jour le par Camille Lenglet

Un bruit soudain et bam ! Je sursaute. C’est une réaction typique lorsqu’on est dans l’hypervigilance, comme moi. Je surveille tout et j’ai l’impression d’être en état d’alerte quasi en permanence. Cela vous fait ça aussi ? En fait, l’hypervigilance est assez répandue, pourtant on en parle peu. On la retrouve particulièrement chez les personnes perfectionnistes ayant un manque de confiance en elles. Si vous vous retrouvez dans ces mots, découvrez ce qu’est cet état psychologique qui traduit une grande vulnérabilité.

Hypervigilance : pourquoi suis-je tout le temps en état d’alerte ?

Qu’est-ce que l’hypervigilance ?

Lorsqu’on est hypervigilante, on analyse notre environnement constamment parce qu’on s’attend à avoir une menace. Les événements sont également passés au peigne fin, on repense à ceux passés, on réévalue constamment ceux qui sont présents et on anticipe ceux qui vont arriver 😮‍💨.

C’est d’ailleurs très proche de l’anxiété d’anticipation, puisqu’on se demande toujours ce qu’il va se passer dans notre vie. On surinterprète le moindre signe ou les réactions des autres, pour essayer de comprendre ce qu’il se passe afin d’être bien préparée. Préparée à quoi 🙄 ? C’est une très bonne question, mais ça nous rassure d’agir ainsi, car on a la sensation d’éviter un danger.

L’alerte dans notre ADN

Si on est en hypervigilance, c’est que l’on fait appel à une partie bien spécifique de notre cerveau 🧠. C’est une sorte de système d’alerte, hérité de nos ancêtres. Pendant la préhistoire, c’était un moyen de survivre face aux dangers. On s’en sert encore actuellement à notre époque, s’il y a une situation particulièrement dangereuse. Néanmoins, cela peut être aussi la cause d’une de nos phobies comme la peur des araignées ou la thalassophobie.

⚠️ À noter 

Il faut faire la distinction avec la paranoïa qui n’a rien à voir. Dans le cas de cette dernière, il s’agit d’une maladie mentale où la personne atteinte est délirante et n’a pas de compréhension de la réalité. Quand on est hypervigilante, on est lucide sur notre malaise et sur ce qui nous entoure.

Comment se manifeste l'hypervigilance ?

On aura compris que l’on a tendance à être sur le qui-vive lorsqu’on est atteinte d’hypervigilance. Sursauter au moindre bruit, c’est une chose, mais malheureusement, il n’y a pas que ça. Cela peut nous pousser à épier notre environnement proche, comme surveiller nos voisins, par exemple 😅. On sur-analyse chaque situation et on a tendance à imaginer le pire. D’ailleurs, bien souvent, on a l’impression que si quelque chose se passe, c’est dirigé contre nous.

une femme en hypervigilance dans le métro

👉 Par exemple : quelqu’un éclate de rire dans la métro, on le prend pour nous. On se dit qu’il s’agit de moqueries sur nos cernes ou sur la façon dont on est habillé. 

Cela peut nous affecter sur comment dont on vit au quotidien. De façon minime, on peut avoir des difficultés à sortir de sa zone de confort et à avoir besoin de rituels et d’habitudes rassurantes. Cependant, cela peut se traduire par des comportements plus graves, comme un repli sur soi et un besoin de s’isoler des autres pour ne plus avoir à gérer l’hypervigilance à travers les relations sociales 😔.

Pourquoi suis-je en hypervigilance ?

De manière générale, l’hypervigilance a les mêmes symptômes qu’un trouble anxieux généralisé, puisqu’il s’agit d’une forme d’anxiété. C’est donc la raison principale et dans mon cas, je sais que c’est mon caractère anxieux combiné à mon hypersensibilité qui fait naître mon hypervigilance 😫.

Néanmoins, même si l’anxiété reste la raison principale, il peut y avoir d’autres causes, comme une solitude trop prolongée. Certes, cela peut être une résultante de l’hypervigilance, tout comme il est possible que ça soit une cause. Si on a l’habitude d’être dans notre cocon et de ne pas être confrontée aux autres, on aura tendance à développer une surveillance accrue. 

C’est un moyen d’anticiper le comportement d’autrui et ça traduit généralement un manque de contact social, on se sent donc très vulnérable lorsqu’on sort 🏠.

Ne pas revivre un traumatisme

Il y a encore une dernière raison à l’hypervigilance. On peut en être atteinte à cause d’un stress post-traumatique suite à un événement particulièrement douloureux, comme une agression ou un accident grave. On aura besoin d’anticiper pour ne pas revivre le traumatisme. Cependant, un événement particulier n’est pas l’unique cause au stress post-traumatique. On peut avoir été victime de violences psychologiques, notamment pendant l’enfance. Il s’agit de traumatismes à répétition qui font naître l’hypervigilance 😥.

Comment ne plus être en hypervigilance ?

Tout le monde n’est pas atteint par l’hypervigilance de la même manière. Pour ma part, cela se traduit par une augmentation de ma surveillance lorsque je suis en ville, avec du monde autour de moi 😖. Je peux aussi anticiper certaines situations pour envisager des solutions, mais ça reste minime. Si vous vous reconnaissez dans mes mots, il existe des méthodes douces pour s’apaiser, comme la méditation, les exercices de respiration et le yoga.

Relativiser m’aide aussi beaucoup. Lorsque j’imagine le pire dans une situation anodine, je me dis que ça ne sera jamais aussi compliqué à gérer qu’une chose réellement grave, comme un décès. Toutefois, avoir la capacité à prendre du recul n’est pas simple. C’est quelque chose qui s’apprend avec une thérapie, surtout si on est dans une hypervigilance constante 🧘‍♀️.

S’apaiser avec la thérapie

Dans le cas d’une hypervigilance liée à l’anxiété, on peut travailler sur notre comportement avec la thérapie cognitive et comportementale. Le thérapeute va nous aider ainsi à reprogrammer” notre façon de penser et d’agir. Toutefois, si l’hypervigilance est apparue suite à un événement traumatique ou à un passé lourd, il faudra davantage s’orienter vers une thérapie EMDR.

Il ne faut pas hésiter à se renseigner et à se rapprocher d’un thérapeute si on sent que c’est quelque chose d’envahissant. On aura beau essayer de sortir chaque jour, de voir du monde, de parler de ça à une amie ou d’écrire nos ressentis, parfois le trouble est trop ancré 😢. Surtout que cela peut aussi cacher une affection psychiatrique, donc la consultation reste le meilleur moyen de se faire aider et de sortir de l’hypervigilance.

L'avis de la rédaction : un état à ne pas négliger

L'hypervigilance est un état d'alerte permanent et vous vous en doutez, cela finit par nous épuiser sur le long terme. Il faut réapprendre au cerveau à faire baisser son seuil de vigilance afin de faire revenir le calme. C'est un état à ne pas ignorer car cela peut entraîner une grande détresse psychologique. Si vous êtes en permanence sur le qui-vive, n'hésitez pas à prendre rendez-vous avec un psychologue. Ensemble, vous ferez le point sur votre situation et mettrez en place de nouvelles habitudes qui vous permettront de vivre plus heureuse.

🤗 Se comprendre, s'accepter, être heureuse... C'est ici et maintenant !
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Sources : pi-psy.org / anxiete.fr

Article proposé par Camille Lenglet

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