Violence psychologique : l’identifier pour s’en sortir

Mis à jour le par Camille Lenglet

Hop une petite réflexion qui rabaisse par là, hop une minimisation de nos émotions par ici… Autant de petites choses qui nous montrent que l’on subit une violence psychologique. Cela peut paraître anodin et c’est bien cela le problème. On les minimise trop, ce qui en fait le type de violence le plus répandu. Alors comment identifier la maltraitance psychologique ? Que faire lorsqu’on en est victime ? Explication.

Violence psychologique : l’identifier pour s’en sortir
Sommaire : 

Qu’est-ce que c’est la violence psychologique ?

La violence ou maltraitance psychologique est une forme de harcèlement ou d’abus mental envers une personne sans violence physique. Elle fait partie de la violence conjugale, mais pas seulement. On peut la retrouver dans le cadre professionnel (un supérieur hiérarchique envers un employé), familial (un membre de la famille qui fait des réflexions) ou à travers une amitié toxique.

👉 Contrairement à la violence physique, la violence mentale est invisible. Mais on peut la reconnaître à travers des actes ou des mots, qui semblent anodins, mais qui vont générer un mal-être grandissant par leur répétition.

La volonté de faire du mal

Il arrive parfois que l’on fasse une réflexion et que l’on blesse une personne qu'on aime. Est-ce pour autant que l’on a commis une violence émotionnelle ? Pour savoir si on est une personne toxique, il faut distinguer deux choses : le fait que ça soit conscient ou inconscient et la répétition.

⚠️ Lorsque quelqu’un commet une violence psychologique consciemment, il a pour objectif de manipuler et dominer sa victime à travers des comportements toxiques que l’on peut apprendre à identifier.

Comment identifier la maltraitance psychique ?

Il est vital d’apprendre à détecter la violence psychologique, notamment en couple. C’est là où on la retrouve le plus. On doit donc veiller à repérer :

  • La dévalorisation et le dénigrement avec ce genre de phrase : “Tu fous rien, de toute manière tu sais rien faire, à quoi bon que je te demande quelque chose !”
  • Le fait de discréditer : “tu dis n’importe quoi ma pauvre !”
  • Les insultes ou les humiliations : “tu ne vas pas sortir comme ça quand même ? T’as vu à quoi tu ressembles ?”
  • Les menaces ou le chantage : “si tu en parles, tu ne verras plus les enfants !”
  • L’oubli volontaire : “ah non, je ne me souviens pas que tu m’aies dit ça !”
  • Les accusations et les reproches : “c’est de ta faute si on s’engueule tout le temps, tu ne fais rien pour arranger la situation !”
  • Les fausses plaisanteries / les blagues pas drôles : “T’es viré, lundi prochain tu vide ton bureau ! Rho non je déconne !”
  • L’indifférence

Un outil existe pour nous aider à identifier ce genre de maltraitance, c’est le violentomètre. Un baromètre crée à la base pour les femmes dans le cadre des violences conjugales, mais tout le monde peut s’y référer ! À partir de cela, on peut apprendre à détecter les points suivants :

👉 L’intimidation, les menaces, les sous-entendus insidieux, les colères, la volonté de contrôle, les critiques, le dénigrement, etc.

Le but de semer le doute dans l’esprit de la victime en ayant sans cesse des propos contradictoires, des mensonges, des sous-entendus ou des non-dits. Le pire ? C’est que le manipulateur dit qu’il fait cela pour de bonnes raisons (l’amour, le budget, les enfants, etc.). La victime est toujours la coupable aux yeux de l’autre. Ce dernier dit qu’il agit ainsi en conséquence du comportement de la victime. C’est encore une façon de retourner la chose et de brouiller les traces de la violence psychologique.

Qui sont les victimes de la violence psychologique ?

Le fait que l’auteur de violence psychologique manipule n’aide pas les victimes à se rendre compte de ce jeu toxique 😟. Comment savoir si on est victime de maltraitance alors ? Il y a des red flags qui ne trompent pas et qui sont présents de nombreux contextes.

Ce sont souvent les femmes et les enfants qui sont victimes d’un conjoint jaloux, d’un patron qui n’accorde aucune confiance, d’un père qui fait pression… La construction patriarcale influence les hommes à avoir des comportements malsains et à devenir des pervers narcissiques. Cependant, des hommes peuvent être aussi victimes de violence psychique, surtout si ce sont des personnes qui montrent facilement leurs émotions et leur sensibilité...

Les conséquences de la violence mentale

Quand on est victime, on a l’impression que l’agresseur a raison. On finit par se sentir coupable, inférieure et incompétente. Cela va créer une grande souffrance psychologique qui fait naître de nombreux symptômes :

  • Troubles du sommeil,
  • Fatigue chronique,
  • Dépersonnalisation,
  • Anxiété généralisée,
  • Troubles de la concentration,
  • Dépressions,
  • Troubles du comportement alimentaire,
  • Dépendance à des substances (tabac, alcool, drogues)
  • etc.

À force de subir des actes ou des paroles de violence psychologique, la victime va développer de nombreux chocs émotionnels et un traumatisme important. De plus, l’effet pervers de la maltraitance mentale, est que cela va créer une anesthésie émotionnelle. La personne victime a donc souvent des conduites paradoxales et elle éprouve souvent du mal à se séparer ou à combattre l’agresseur, c’est ce qui caractérise le syndrome de Stockholm.

Que faire quand on est victime de violence psychologique ?

Il est complexe d’identifier que l’on est victime de violence psychologique, en particulier lorsqu’on a une faible estime de soi. On minimise toujours puisque l’on est souvent dans le cadre d’une manipulation mentale. Néanmoins, dès la première remarque, il faut identifier la violence pour pouvoir ensuite briser le lien de domination.

👉 Si on a un doute, il faut se poser les questions suivantes : Est-ce qu’on me dénigre ? Est-ce qu’on dit des choses où je me sens dévalorisée ? Est-ce que ça arrive souvent ?

Parler, agir, se reconstruire

Il faut absolument trouver un allié dans son entourage pour en parler. Si on est isolée, il est important d’avoir un soutien extérieur, comme une association d’aide aux victimes de violence psychologiques comme celle des Mots bleus. Si on voit une personne de notre entourage être victime de violence émotionnelle, il faut l’aider à aller sur le chemin de la prise de conscience.

⚠️ Il est également possible d’appeler certains numéros de téléphone, comme SOS Violence conjugale (3919) ou encore Enfance en danger (119) pour les situations les plus graves.  

La dernière étape est de se reconstruire, loin de la personne qui a causé toutes ces violences. Il est important d’avoir un suivi psychologique si on a été dans un cadre de maltraitance mentale. Cela est nécessaire pour retrouver de la confiance en soi et pour se sortir du syndrome de stress post-traumatique.

L'avis de la rédaction : une violence psychologique tout aussi destructrice que les abus physiques

La violence psychologique est certes moins visible que les abus physiques et pourtant elle est tout aussi destructrice. Sans compter que la victime qui se heurte bien souvent à l'incompréhension de son entourage. La première étape est de repérer cette violence verbale et de comprendre les mécanismes afin de se défaire de cette emprise. Emprise sur vous, contrôle, manipulation, chantage affectif, dépendance, harcèlement, passif-agressif etc. sont autant de mécanismes possibles. Si vous pensez en être victime ou si vous avez le moindre doute, n'attendez pas pour contacter un psychologue.

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Source passeportsante.net

Article proposé par Camille Lenglet

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