Le syndrome de Fomo ou la peur de rater quelque chose !

Mis à jour le par Camille Lenglet

Qui n’a jamais eu peur de rater un événement important en n’allant pas à une soirée ou en laissant de côté son téléphone ? Dénoncez-vous, car vous avez beaucoup de chance ! Peut-être suis-je la seule à ressentir cela, mais il n’y a aucun doute sur le fait que je dois être atteinte de FOMO, la peur de rater quelque chose. De quoi s’agit-il exactement ? Comme je pense que c’est une anxiété qui atteint beaucoup de gens, en particulier les accros à leur téléphone, je vais vous expliquer ce que c’est.

Le syndrome de Fomo ou la peur de rater quelque chose !
Sommaire : 

Qu’est-ce que le syndrome de Fomo ?

Décortiquons le terme, déjà. Fomo signifie en anglais “fear of missing out, autrement dit, la peur de rater quelque chose 😱. Vous savez, c’est ce sentiment insidieux que l’on éprouve quand il y a une super soirée à laquelle on n’ira pas car on est crevé, mais qu’on a peur de manquer quelque chose d’un petit peu fou. Malgré la fatigue, cette anxiété généralisée et surtout sociale, peut nous pousser à quitter notre canapé, afin d’être sûre de n’avoir rien loupé. Et nul besoin d’être extraverti et d’avoir une vie sociale bien remplie pour avoir le Fomo, surtout à l’ère du smartphone 😅.

Fomo et réseaux sociaux

Je suis de celles qui adorent vérifier très régulièrement leur téléphone pour être sûre de n'avoir raté aucune actualité ou la story de l’année. Nomophobe, moi ? Bon un petit peu… Mais plus qu’une addiction au téléphone, c’est un besoin de consulter les réseaux sociaux. Ils sont vraiment au cœur du problème et l'accentuent même. On se compare, on veut faire les meilleurs posts, on veut surveiller la vie des autres, on veut combler l’ennui, bref il y a tout un tas de raisons qui nous poussent à les utiliser et à en être accro 😓. D’ailleurs, nombreux sont les psychologues et psychiatres à dire que les réseaux sociaux sont un frein au bonheur, tant ils régissent nos vies.

Être présente partout et ne rien manquer

Ce désir d’ubiquité, le fait d’être présente partout, a été identifié par l’étudiant Patrick Mc Ginnis dès 2004. Il a fait un constat sur le fait que les étudiants de son université avaient un rythme de vie effréné, presque un agenda de ministre, alors qu’ils ne sont qu’étudiants. Il faut voir toutes les conférences et toutes les réunions, aller à toutes les fêtes, mais aussi aux matchs, etc. Ce phénomène social que le jeune homme a constaté, représente en réalité un besoin frénétique de vivre et de s’accomplir.

Une injonction au bonheur

Et je crois que c’est ça notre plus gros problème 🤧. On nous dit constamment que l’on a qu’une vie, qu’il faut en profiter et vivre à fond. Alors, on veut tout faire et ne rien manquer, c’est particulièrement vrai pour ma génération, les millénials. On veut être sur tous les plans, être la meilleure version de nous-même, se développer personnellement, s’accepter, avoir une vie sociale géniale, rencontrer la bonne personne, etc. C’est une injonction au bonheur, on a la sensation qu’en ne manquant rien, on sera plus heureuse 😩.

Or, ce n’est pas grave de manquer quelque chose. Au lieu d’être dans l’hyperconsommation de notre vie, ne devrait-on pas prendre le temps et savourer tous les petits instants ? Quitte à en louper d’autres 😬 ?

Comment réduire la peur de manquer quelque chose ?

Pendant longtemps, l’idée de faire une digital detox m’a donné des frissons. Mais je me suis lancée pendant un été, car je savais que les réseaux sociaux étaient mon principal problème, liés au Fomo. Et je ne suis pas la seule à avoir fait ce constat, notamment grâce à la pandémie. Oui, pour une fois qu’il y a quelque chose de positif à en retirer 😅 ! Les confinements, et surtout le premier, nous ont appris à ralentir le rythme, à profiter et à développer notre Jomo, notre joie à manquer des choses. Cependant, pour aller plus loin et réduire la peur de manquer quelque chose, on doit travailler sur plusieurs points :

  • 👉 On minimise les sources de notre anxiété : pour moi, il s’agit clairement des réseaux et de mon smartphone, mais pour d’autres, cela peut être un cercle social trop actif. Enchaîner les soirées ne rime à rien si on n’y prend pas de plaisir 🤐.
  • 👉 On arrête d’anticiper : “si je n’y vais pas, je vais sûrement louper ça” ou encore “si je ne regarde pas mon téléphone, peut-être que j’ai loupé un message important”. Avec des si, on referait le monde ! Alors, on met de côté son anxiété d’anticipation et on se focalise sur le présent.
  • 👉 On profite de l’instant présent : c'est-à-dire qu’on met en pause ce qu’il se passe dans notre esprit, pour en faire une photographie mentale. Ça permet de savourer pleinement et bien sûr, on ne partage pas tout systématiquement sur les réseaux 🤫 !
  • 👉 On travaille sa jalousie : lorsqu’on est atteinte de Fomo, cela signifie souvent qu’on a tendance à envier les autres et qu’on a un besoin irrépressible de se comparer. Cela peut provoquer beaucoup d’émotions négatives qui nous enferment dans notre rumination alors stop 🤯 ! On savoure ce qu'on a et celle qu'on est.
  • 👉 On mise sur la gratitude : il est important de se focaliser sur les moments de vie qui nous rendent heureuse. Certaines personnes tiennent un journal de gratitude pour pouvoir faire le tri et prendre ainsi du recul. En faisant cet exercice, on constate rapidement que l’on ne manque pas tant de choses que ça et qu’on profite pleinement !

L'avis de la rédaction : un frein au bonheur

Le FOMO, la peur de manquer quelque chose est un frein à notre bonheur, on se force à faire des choses, à participer à des événements et tout cela peut nous épuiser et nous faire passer à côté de ce qui est réellement important pour nous. Si c'est votre cas, prenez rendez-vous avec un psychologue afin de faire le point et de mettre en place de nouvelles habitudes qui vous permettront de vous en libérer.

🤗 Se comprendre, s'accepter, être heureuse... C'est ici et maintenant !
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Sources : lemonde.fr / wikipedia.org / femmeactuelle.fr

Article proposé par Camille Lenglet

⭐ Mon rêve de bonheur : Me sentir libre dans ce que je fais.

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