Mâle alpha : plus personne ne veut de ces mascu’ toxiques !

Mis à jour le par Camille Lenglet

Je parie que je ne suis pas la seule à avoir déjà vu sur internet des “cours de séduction pour mâle alpha”. Comme si nous, les femmes, nous étions des êtres qui n’attendent qu’une chose : être dominée par un homme viril. En tant que féministe, ça me donne envie de vomir et ça me désespère. Ça ne fait que perpétuer les clichés sexistes et la masculinité toxique des hommes qui se pensent “alpha”. De toute manière, je crois bien qu’aujourd’hui, plus personne n'en veut du mâle alpha. Explications.

Mâle alpha : plus personne ne veut de ces mascu’ toxiques !
Sommaire : 

Les origines du mâle alpha

Commençons par le début, c’est censé être quoi un "mâle alpha" ? Ce terme est apparu dans les années 40 pour désigner un groupe social chez les animaux, dans lequel les individus de sexe masculin dominent. Parmi eux, il y en a un qui se distingue, car il a son ascendant sur les autres mâles. Il a, en plus, un accès privilégié aux “ressources” tel qu’un bel espace, de la nourriture... et des femelles (oh quelle surprise 🙄).

Ce terme a donc été repris par des groupes d’hommes cisgenres, c'est-à-dire qu’il s’identifie au genre masculin (si vous ne comprenez pas, je vous invite à lire mon article sur la transidentité), pour prouver leur virilité. Sauf que, le terme est très contesté en zoologie, c’est une fausse croyance sur le fonctionnement animal ! Sans compter que c’est un terme qui reflète une masculinité très toxique 😥…

La virilité qui se perpétue

C’est généralement l’éducation qui perpétue cette idée de mâle alpha à travers la virilité. Il faut montrer qu’on est un homme, qu’on en a les attributs physiques et sexuels, bref, c'est un moyen de montrer sa puissance. C’est à l’opposé de l’éducation positive et non genrée. Les petits garçons qui subissent ça, refoulent leurs émotions pour coller à cette image de force et de violence. La dessinatrice "Carotte et Moutards" représente bien la masculinité toxique appliquée sur les enfants :

"Arrête de pleurer, t'es pas une fille"

"Euh je crois que ton fils joue à la maman. Il est un peu efféminé, joue au foot plutôt !"

Ne les sépare pas, il faut qu'ils se défendent comme des hommes"

"Arrête de pleurer, t'es pas une fille !"

👉 Boys will be boys (les garçons resteront des garçons)… L’expression illustre parfaitement la problématique de ce virilisme. Cette phase signifie que les hommes ne sont pas changeables, alors que si, tout est une question d’éducation. En la perpétuant, on ne fait que produire des hommes sexistes, qui font preuve d’agressivité et qui harcèlent pour avoir ce qu’ils désirent, sans se remettre en question une seule fois.

Le portrait du mâle alpha et de sa masculinité toxique

Le problème des “mâles alpha” comme ils aiment s’appeler, c’est qu’ils perpétuent des violences psychologiques sur les autres, en particulier les femmes. Eh oui, ce n’est pas une surprise, à force de s’appuyer sur des stéréotypes dépeignant les hommes comme dominants, ils sont forcément misogynes. Pour eux, la femme n’est pas leur égale, alors ne parlons même pas des personnes de la communauté LGBTQIA+ (oui on ajoute l'homophobie à ça)... À leurs yeux, on ne doit qu’être belle, un accessoire et un trophée de chasse à leur bras. Et si on ne se plie par à leurs volontés, cela peut être le déchaînement de violence, incluant l’agression sexuelle, le viol et les violences domestiques.

📌
"La masculinité toxique est un modèle spécifique de la virilité, orienté vers la domination et le contrôle. C’est une virilité qui perçoit les femmes et personnes LGBT comme inférieures, qui conçoit le sexe comme un acte non pas d’affection, mais de domination, et qui valorise la violence comme seule façon de s’imposer dans le monde." 
Amanda Marcotte

Un article essentiel pour repérer les violences >>> Violentomètre : l'outil pour lutter contre les violences faites aux femmes

Un sentiment de supériorité qui éclipse tout

On comprend donc bien vite que les mâles alpha sont un poison pour les femmes, mais pas que. Ces spécimens considèrent qu’il existe des hommes “bêta”, qui sont aussi inférieurs, car ils se plient à nos exigences 🙄. À leurs yeux, les hommes bêta sont trop faibles, car ils écoutent leurs sentiments en plus d’être sympa avec nous, c’est le pompon ! Bah oui, un homme viril n’a pas d’émotions, sinon ça serait un homme faible. Les larmes ne font pas partie de leur quotidien, ils enterrent tout au fond d’eux. Seul le sentiment de supériorité a une place, le reste est éclipsé, car réservé aux êtres faibles 🤦‍♀️.

Le besoin d’être au centre de l’attention

La conséquence directe de cette mauvaise gestion des émotions, c’est qu’il y a en plus, une invalidation des problèmes des autres. Le mâle alpha a un ego surdimensionné et ne prend pas la peine d’être à l’écoute des autres. Puis de toute manière, c’est lui qui a de vrais problèmes, c’est dur de porter tout ce poids toxique et ce déni hein 😩 ! Bon, je caricature, mais c’est un moyen de se mettre au centre de l’attention. Ce type d’homme ne se rend même pas compte de la quantité de privilèges qu’ils ont (surtout s’ils sont blancs), comparé à une femme, a à une personne avec un handicap ou racisée…

Une production patriarcale

C’est un pur produit de la société patriarcale où la tolérance et l'ouverture d'esprit n’ont pas leur place, mais le besoin d’écraser les autres est bien présent. Ce portrait n’est pas sans rappeler le pervers narcissique qui est, pour moi, une construction purement masculine. Cette toxicité est un fléau puisque selon une étude de l’ONU, 35 % des femmes auraient déjà subi une forme de violence par un homme. Je parie que c’est même bien plus que cela, car pour la plupart d’entre nous, il est difficile d’oser parler des traumatismes causés par la masculinité toxique 💔.

Trop de charge mentale

Les mâles alpha ne méritent le temps de personne. Au lieu de vouloir prouver leur virilité, ils feraient mieux d’aller soigner leurs blessures émotionnelles. La masculinité toxique est destructrice pour tout le monde, même pour eux. Les hommes s’appuyant sur la répression des émotions et les traits masculins stéréotypés sont beaucoup plus sujets à la dépression, au stress et à l’abus de substances. Mais ce n’est pas à nous, les femmes, de prendre cela à bras-le-corps. Je pense qu’on le fait déjà assez bien comme ça et qu’on a suffisamment de charge mentale 😑.

Quelle solution ?

Le seul moyen d’agir est de ne pas reproduire ce schéma et ce système de pensée avec nos fils. Agnès Pargade, pédopsychiatre, explique qu’éduquer les enfants de la même façon, sans prise en compte du genre, est important. Cela limite au maximum les dégâts de la masculinité toxique

Avec les hommes adultes, il ne nous reste plus qu’à faire une liste de red flags pour fuir loin de leur périmètre ! Et si on s'en sent le courage, il va falloir communiquer, déconstruire, enseigner ou renvoyez vers un psychologue (car c'est épuisant, comme je l'ai dit, on en fait déjà beaucoup).

👉 Pour changer le regard sur la masculinité, je vous conseille le podcast "Les couilles sur la table" et les vidéos de Ben Névert “Entre mecs”.

L'avis de la rédaction : ni alpha ni beta

L'essence masculine est bordée de fausses croyances, un homme est fort, ne pleure pas, ne montre pas ses émotions etc. Il est temps de s'en affranchir et d'éduquer nos garçons différemment. Un homme, n'est ni alpha ni beta, c'est un être complexe comme nous tous, mêlant gentillesse, bienveillance, traits d'esprit, affirmation de soi et bien d'autres choses encore. Si vos relations de couple sont complexes, que votre rapport à la masculinité est source de souffrance, il est bon de s'interroger sur vos croyances et vos expériences passées. N'hésitez pas à prendre rendez-vous avec un psychologue afin d'effectuer ce travail avec lui. 

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Sources : lemonde.fr / wikipedia.org / ma-grande-taille.com / grazia.fr

Article proposé par Camille Lenglet

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