Peur des aiguilles : je suis tétanisée à la moindre piqûre !

Dès que je vois une aiguille s’approcher de moi, je ne me sens pas bien. Pour la première dose du vaccin contre la Covid, j’ai même fait un malaise ! Je crois que l’infirmière a profité du moment où je défaillais pour me vacciner, mais j’appréhende énormément la deuxième dose. On n’est effectivement pas gâtés en ce moment, si on soufre de la peur des aiguilles… Alors comment faire ?

Sommaire : 

Bélonéphobie, quand ça nous pourrit la vie

Se faire piquer n’est jamais un moment agréable, pour personne. Néanmoins, ce n’est pas un enfer pour tout le monde. La bélonéphobie, autrement appelée la phobie des aiguilles est très handicapante à vivre, en particulier depuis quelques mois

💉 Les peurs autour du vaccin contre la Covid sont de plus en plus nombreuses. Parmi elles, se cache la phobie des aiguilles. Ce n’est pas le vaccin en lui-même qui nous fait peur, mais bien de savoir que quelque chose de pointu va transpercer notre peau

Les symptômes de la phobie des aiguilles

On peut savoir assez rapidement les symptômes de la peur des aiguilles. Ce n’est pas une anxiété généralisée, mais elle est tout aussi gênante que la thalassophobie. On peut ressentir des angoisses, dès lors qu’on sait qu’on va devoir être piquée. Ce sont surtout des symptômes physiques qui se manifestent par le ralentissement de la circulation sanguine et du rythme cardiaque, ou à l’inverse, par des palpitations. Se mêlent à cela des nausées, des fourmillements, des sueurs froides, des tremblements, voire un évanouissement.

Comprendre l’origine de la peur des aiguilles

Comme moi, beaucoup de gens qui souffrent de cette phobie, ont commencé à avoir peur dans l’enfance. En effet, la majorité des enfants ont cette peur, mais normalement à l’adolescence, cette prévalence chute. Entre 20 % et 50 % des adolescents sont phobiques et à l’âge adulte, il reste tout de même de 20 à 30 % des personnes angoissées par l’aiguille.

➜ De mon côté, je pense avoir eu un choc émotionnel quand j’étais enfant. Je me suis débattue pour ne pas me faire piquer, mais ça a été encore pire ! C’est donc associé à un très mauvais souvenir 😰.

D’où vient la phobie des aiguilles ?

Le docteur Alain Eddi, explique que nous avons tous une légère appréhension face à un corps étranger pointu dirigé vers nous. On a peur d’être blessée ou d’avoir mal, c’est la principale raison de la phobie des aiguilles ! On a beau nous dire que dans 90 % des cas, la piqûre ne fera pas mal, il arrive qu’on soit piqué dans le nerf. On peut ressentir une douleur, ce qui est accentué par la tétanie de nos muscles. Cette dernière est due à la peur, c’est donc un cercle vicieux : plus on se crispe, plus on risque d’avoir mal…

Quand le sang s’en mêle

En plus d’avoir cette aversion pour les aiguilles, on peut aussi souffrir d’hématophobie. Il s’agit de la peur du sang, l’une et l’autre s’associent “bien”. En particulier, lorsqu’il faut faire des analyses sanguines, c’est le plus compliqué à gérer. En effet, si on est en hypoglycémie, c’est-à-dire qu’on a peu de sucre dans le sang, il est possible que les symptômes augmentent et provoquent un évanouissement.

Comment faire pour ne plus avoir peur des aiguilles ?

Pour faire diminuer ou éradiquer la bélonéphobie, il faut consulter un thérapeute. En effet, il existe 3 types de thérapies qui peuvent nous aider à mettre fin à cette peur :

  • La TCC : c’est la thérapie cognitivo-comportementale. Elle consiste à nous exposer progressivement à notre peur en reprogrammant nos pensées automatiques à son propos.
  • L’hypnose : cela dépend bien sûr de la réceptivité de chacune. Si on décide d’entamer des séances d’hypnose, c’est qu’on a un état de conscience déjà un peu modifié. Il y a donc plus de chance de réussite, car on y sera plus sensible.
  • La psychanalyse : il n’y a pas une volonté de diminuer les symptômes, comme pour la TCC, mais de comprendre l’origine de la peur. Parfois, la raison n’est pas concrète, elle est enfouie en nous, c'est pourquoi la psychanalyse est utile.

Mieux vivre le vaccin, quelques conseils rapides

Cependant, il est difficile de mettre en place une thérapie de fond alors que le vaccin doit être fait rapidement. Alors voici quelques petits conseils à appliquer rapidement pour être plus sereine lors de la piqûre :

  • Se faire accompagner : être avec un proche peut nous rassurer, ça permet de traverser l’épreuve à deux. Demander de l’aide à son entourage est normal !
  • Échanger avec la personne qui va faire la prise de sang : cela va permettre d’expliquer la situation et de créer du lien. Ça rendra l’acte plus humain et plus normal.
  • Mettre un patch anti-douleur : cela peut paraître insignifiant, mais tous les petits gestes qui peuvent nous rassurer sont bons à prendre.
  • Ne pas regarder l’aiguille : le mieux est de détourner la tête au moment du vaccin, voire même avant. Dès que l’on s’assoit, il faut prendre une position confortable et tourner la tête à l’opposé, tout en parlant si on se sent capable de le faire.
  • Penser aux bénéfices : ne pas faire le vaccin et attraper la Covid (ou toute autre maladie), est bien plus dangereux. C’est une modification des pensées automatiques pour éviter de se faire envahir par la peur, c’est un moyen d’amorcer déjà la TCC.
  • Respirer profondément : faire des exercices de respiration permet de calmer le stress et de réguler son rythme cardiaque. On est donc moins envahi par les symptômes dus à l’anxiété.
  • Prendre un anxiolytique : c’est le dernier recours si on voit qu’il n’est pas possible pour nous de gérer son angoisse. Il faut en parler à son médecin généraliste avant de le faire.

Avoir peur des aiguilles et de se faire vacciner pour cette raison n’est en rien une honte. L’important est de trouver une solution pour se sentir mieux afin de ne plus se faire envahir par cette phobie. Pour ma part, j’espère appliquer toutes les méthodes de relaxation possibles avant la deuxième dose… 3, 2, 1, je reste zen (enfin je vais essayer) 🧘‍♀️ !

L'avis de la rédaction : une phobie qui peut retarder votre prise en charge médicale...

La peur des aiguilles peut devenir gênante ou handicapante si vous êtes malade, que vous devez faire plusieurs prises de sang ou recevoir des injections. Si vous êtes enceinte, vous devrez avoir un suivi médical ponctué de plusieurs prises de sang... Bonjour l'angoisse ! Vous l'aurez compris, mieux vaut traiter cette peur des aiguilles rapidement ou cette dernière pourrait retarder votre prise en charge ou votre traitement. N'hésitez pas à prendre rendez-vous avec un psychologue.

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Source : doctissimo.fr

⭐ Mon rêve de bonheur : Me sentir libre dans ce que je fais.

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