Claustrophobie : quand les lieux clos nous angoissent...

Mis à jour le par Camille Lenglet

Certains ont peur des ascenseurs, d’autres des IRM... On a toutes des peurs irrationnelles en nous qu’on n’explique pas, comme celle des endroits clos. Cela porte un nom, la claustrophobie ! Plus jeune, je n’étais jamais à l’aise dans les lieux fermés, mais d’où cela vient-il ? Comment gérer quand on est claustrophobe ? Autant de questions qu’il est légitime de se poser quand notre phobie pourrit notre quotidien...

Sommaire : 

Qu'est-ce que la claustrophobie ?

La claustrophobie fait partie des troubles anxieux, il s’agit de la peur d’un espace clos (ou petit). Cette peur touche 4 à 5% de la population et provoque une peur panique à cause de l’imaginaire. Certains lieux clos sont alors évités pour ne pas provoquer le sentiment d’angoisse : les ascenseurs, les métros, les petites pièces sans fenêtres, un IRM, les avions, etc.

Les causes de la peur de l’enfermement

La claustrophobie est multifactorielle. Elle peut apparaître suite à un choc émotionnel ou une expérience traumatisante. De plus, si on est hypersensible, on peut développer cette peur irrationnelle. Lla gestion des émotions est plus compliquée lorsque l’hypersensibilité fait partie de notre vie. Généralement, les émotions négatives se cristallisent sur une peur, comme la peur d’être enfermée dans un lieu clos. On peut aussi devenir claustrophobe lorsqu’on se retrouve dans une situation insécurisante avec un contexte de vulnérabilité (on est fatigué par exemple). Notre cerveau émotionnel se réveille et le “Et si ?” apparaît, provoquant l’état anxieux.

😰 Lorsqu’on souffre d’une telle phobie, on entretient une relation pathologique avec une émotion.

Comment savoir si on est claustrophobe ?

Quand on est claustrophobe, on le sait immédiatement. Dès qu’on se retrouve dans un lieu un peu clos ou petit, l’angoisse arrive. Notre imagination va déclencher des pensées liées à la peur de mourir.

🚡 Par exemple : un ascenseur est un lieu hautement anxiogène pour un claustrophobe. Une des pensées automatiques liées à la peur qui vient : “Et si l'ascenseur tombait en panne ? Et s’il se décrochait ?

Les symptômes physiques  

Lorsqu’on commence à paniquer à cause d’un lieu clos, des symptômes corporels apparaissent :

  • Palpitations, battements de cœur ou accélération du rythme cardiaque ;
  • Sensation de souffle coupé ou sensation d’étouffement ; 
  • Sensation de vertiges, de tête vide ou d’évanouissement ;
  • Transpiration, bouffée de chaleur, gêne thoracique ;
  • Peur de mourir, de perdre le contrôle de soi.

Les sensations physiques peuvent devenir insupportables. Une crise liée à la claustrophobie peut alors apparaître. Afin de faire disparaître l’angoisse, il faut suivre les mêmes étapes que pour calmer une crise d’angoisse.

Comment soigner la claustrophobie ?

Tout comme pour la thalassophobie, les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) traitent toutes les peurs incontrôlables. Le thérapeute met en place des exercices pour “reprogrammer nos pensées”. En effet, il s’agit de métamorphoser nos perceptions négatives en idées plus positives. De plus, cette thérapie nous confronte à l’objet de notre peur, peu à peu pour pouvoir faire disparaître les angoisses liées à elle. Le fait d’y être confronté de façon régulière et très très progressivement permet de diminuer les angoisses liées aux lieux clos.

🧘‍♀️ Pour s’apaiser, on peut aussi pratiquer la méditation ou le yoga. Ce sont des véritables exercices pour mieux gérer nos pensées et diminuer le stress.

Mon témoignage lié à la claustrophobie

Pour ma part, j’ai longtemps souffert de claustrophobie. Petite, j’avais été enfermée dans un WC public pendant plusieurs heures (à cause d'un problème de serrure). Par la suite, dès que je n’arrivais plus à ouvrir une porte, je me retrouvais dans un état de panique intense. Néanmoins, en étant accompagnée et en allant dans des lieux clos "plus vastes" petit à petit (par exemple, des parkings souterrain), j’ai réussi à m’apaiser. Je ne suis jamais tranquille lorsque je dois prendre un ascenseur, mais je ne les fuis plus comme auparavant. 

Travailler sur sa peur permet au moins la diminuer, ou au mieux, de la faire totalement disparaître. Voilà pourquoi, il ne faut pas hésiter à consulter lorsqu’on rencontre une telle difficulté.

L'avis de la rédaction : une phobie qui peut vite devenir invivable

Etre claustrophobe peut vite devenir handicapant au quotidien. Impossible de se rendre dans un parking souterrain alors qu'il n'y a aucune place pour se garer, ne pas pouvoir se rendre à un étage s'il n'y a qu'un ascenseur à disposition, pas d'escaliers etc... les exemples sont nombreux. Il est important de travailler sur cette phobie avec un psychologue, les TCC donnent d'excellents résultats alors n'attendez plus pour prendre rdv. 

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Article proposé par Camille Lenglet

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