Le cerveau reptilien responsable de nos comportements primaires, mythe ou réalité ?

Mis à jour le par Camille Bennett

Depuis plusieurs décennies, la notion de "cerveau reptilien" est régulièrement évoquée pour expliquer certains comportements humains instinctifs, notamment la peur, l'agressivité, ou encore la recherche de sécurité. Popularisée par le neuropsychologue Paul D. MacLean dans les années 1960, cette idée repose sur le modèle du "cerveau triunique", qui distingue trois couches évolutives dans notre cerveau : le cerveau reptilien, le système limbique et le néocortex. Mais que vaut réellement cette théorie à la lumière des avancées scientifiques actuelles ? Le cerveau reptilien est-il vraiment le pilote caché de nos comportements primitifs ou s'agit-il d'une simplification trop séduisante pour être exacte ?

Le cerveau reptilien responsable de nos comportements primaires, mythe ou réalité ?

Besoin de clarté et de guidance ✨ ?

Ecrivez à nos coachs spirituels, tarologues et astrologues pour éclairer votre chemin 🔮! Laissez-vous inspirer et trouvez les réponses dont vous avez besoin dès aujourd’hui ! 🌙

Pauline Mussey

Pauline Mussey

Guide Spirituel tarologue
⭐100% avis positifs

Me contacter
Olivier Saunier

Olivier Saunier

Tarologue
⭐ 100% d'avis positifs

Me contacter
Ema Fontayne

Ema Fontayne

Astrologue
⭐100% d'avis positifs

Me contacter

La théorie du cerveau triunique : une genèse séduisante

Le cerveau reptilien prend place dans la théorie établie dans les années 1960 par le Dr Paul D. Maclean. C’est la théorie triunique qui explique que le cerveau est organisé en 3 grandes parties 🧠 :

  • 👉 Le cerveau limbique : comprenant l’hippocampe, l’amygdale et l’hypothalamus,
  • 👉 Le néo-cortex : comprenant deux hémisphères cérébraux,
  • 👉 Le cerveau reptilien : qui est présent depuis 500 millions d’années chez les espèces animales.

Cette vision schématique du cerveau a eu l'avantage de fournir un cadre simple permettant de comprendre les différentes couches de l'évolution cérébrale. Elle a trouvé un large écho dans le grand public, souvent utilisée dans les domaines de la psychologie populaire, du marketing, voire dans la communication politique 🤔 .

Le cerveau organisé en 3 grandes parties selon la théorie du Dr Paul D. Maclean

Et si le bonheur était à portée de main ✨ ? 

Parfois, on manque, il ne manque qu'une petite chose pour être véritablement épanoui ou se comprendre. Et si c'était un appel à l'un de nos experts ? Ils peuvent vous aider à lever les blocages que vous avez pour construire votre propre bonheur. Faire appel à eux, c'est faire le choix de l'épanouissement. Alors, qu'attendez-vous 🌟 ?

Céline Braun Debourges

Céline Braun Debourges

Coach de vie
⭐100% avis positifs

Me contacter
Loli Leene

Loli Leene

Coach Spirituel
⭐99,2% avis positifs

Me contacter
Sandrine Bernard

Isadora Levy

Coach Spirituel
⭐99,3% d'avis positifs

Me contacter

Nos conseils bien-être sans prise de tête, directement dans ta boîte mail ! 💌

Une simplification trop belle pour être vraie ?

Malgré son attrait, la théorie du cerveau triunique a été largement critiquée par la communauté neuroscientifique moderne. Les recherches en neuroanatomie, en neuropsychologie et en imagerie cérébrale des dernières décennies ont montré que le cerveau fonctionne de manière bien plus intégrée et complexe que la division proposée par MacLean 😅.

Tout d’abord, l’idée que le tronc cérébral — désigné comme cerveau reptilien — soit le siège unique et autonome des comportements primitifs est erronée. Si ces structures jouent effectivement un rôle crucial dans la régulation des fonctions vitales, les comportements humains, même les plus basiques, sont le fruit d'interactions entre de nombreuses zones cérébrales. Ensuite, les reptiles n’ont pas un cerveau fonctionnant strictement comme notre tronc cérébral🦎. La dénomination même de "cerveau reptilien" est donc trompeuse, car elle suppose un parallèle évolutif direct qui ne correspond pas à la réalité anatomique.

👋 Cet article peut vous intéresser : Ennéagramme : le test pour tout savoir sur soi

Marion Leroy

Marion Leroy, coach, est là pour vous !

Vous avez besoin de parler à quelqu'un ? D'être aidé·e, conseillé·e, compris·e ? Ecrivez un mail à notre coach, Marion !

  • ✨ Réponse sous 24h en semaine
  • 🚀 Disponible pour les urgences
  • 💫 5 euros seulement
Contacter Marion

Les émotions, les grandes responsables

Alors comment expliquer nos comportements primaires ou nos mauvaises réactions ? Les émotions sont la réponse. Aroa Gomez Marin, neuropsychologue, explique que les zones cérébrales provoquant une émotion sont multiples. Il n’y a pas qu’une partie qui est responsable de nos émotions, comme le cerveau reptilien le sous-entendait. Les dernières études montrent que des structures telles que l’amygdale, l’insula, ou le cortex préfrontal s’activent conjointement dans les processus de peur, de désir ou de prise de décision rapide. Il est donc impossible d'attribuer ces comportements à une seule "partie primitive" 🙃.

Les émotions peuvent se déclencher sans la moindre intervention de la pensée ou du raisonnement. Nos lointains ancêtres ont pu avoir la vie sauve grâce à elles, mais dans notre quotidien, cela peut entraîner des réactions inappropriées.

👋 Cet article peut vous intéresser : La roue des émotions : je ressens donc je suis

Pourquoi cette métaphore persiste-t-elle ?

Le sociologue Sébastien Lemerle explique que le concept du cerveau reptilien demeure populaire, car c’est une réponse facile à toutes les questions qu’on peut se poser à propos de nos agissements. Le cerveau reptilien serait responsable de nos comportements toxiques, voilà pourquoi cette théorie a longtemps été appréciée 🤔.

En brandissant la carte du cerveau reptilien, on justifie plus facilement des réactions de colère, de peur ou de pulsion non maîtrisées : "Ce n’est pas moi, c’est mon cerveau reptilien".

Cette image permet également de vulgariser des notions scientifiques complexes — un facteur puissant dans les domaines de la communication ou du marketing. Certains en ont fait un argument clé pour vendre des méthodes de persuasion ou d’influence, arguant que pour capter l’attention, il faudrait "parler au cerveau reptilien".

Bref, le cerveau reptilien, bien que séduisant, appartient donc davantage au domaine de la pensée symbolique qu’à celui de la science rigoureuse. Mais comme toute image forte, il demeure un outil puissant — à condition de ne pas confondre carte et territoire 🤐.

L'avis de la rédaction : cherchez du côté de vos émotions !

Vous l'aurez compris, le cerveau reptilien n'est pas la raison de vos comportements impulsifs ou excessifs, il va plutôt falloir creuser du côté de vos émotions et de votre gestion de celles-ci. Si vous rencontrez des problèmes relationnels au quotidien, que certaines de vos réactions vous handicapent, n'hésitez pas à contacter un psychologue afin de mettre en place ensemble de nouveaux comportements qui vous permettront de vous épanouir.

🤗 Se comprendre, s'accepter, être heureuse... C'est ici et maintenant !
#BornToBeMe

Contacter un psychologue

Mais aussi :

Sources : franceculture.fr / passeportsante.net / cerveauetpsycho.frlafabriquedeladanse.fr

Article proposé par
Camille Bennett

⭐ Mon rêve de bonheur : Me sentir libre dans ce que je fais.

Nos derniers articles 🌟

Slow Life : mollo les chevaux ! Et si on s'essayait à la lenteur ?

Vivre à 100 à l’heure, ce n’est pas vivre à 100%. C’est un constat que j’ai fait quand j’ai réalisé que mes journées se ressemblaient et défilaient à toute allure. Je ne prenais pas le temps de savourer, mais un beau jour, j’ai décidé de dire stop ! Pour apprécier pleinement chaque instant, j’essaie d’adopter la slow life depuis quelques années. Dans notre société où tout défile si vite, c’est un peu nager à contre-courant. Comment et pourquoi lever le pied sur notre quotidien ? Aller, c’est parti (tout en douceur) !

Comment transformer son hypersensibilité en force ? 8 conseils !

“Mais pourquoi tu pleures encore ?”. Cette phrase, je l’ai beaucoup entendue ! Elle me faisait culpabiliser, car j’avais l’impression que ce n’était pas normal d’être aussi sensible. En effet, quand on est hypersensible, les larmes font partie de notre mode de fonctionnement. Elles nous aident à évacuer des émotions trop fortes. Cela peut être gênant suivant la situation dans laquelle on se trouve, mais il ne faut pas le vivre comme une faiblesse, au contraire ! L’hypersensibilité peut être une force si on l’accepte et si on la canalise. Alors voici comment faire !

Pourquoi j'ai toujours besoin de tout contrôler ?

Vacances, vie quotidienne, travail, vous prévoyez tout dans les moindres détails. L'imprévu a tendance à vous angoisser et d'ailleurs vous ne lui faites que peu de place dans votre vie. Mais que cache ce besoin de contrôle exacerbé ? Comment apprendre à lâcher prise pour ne pas paniquer en cas de changement de programme ? On vous éclaire.

Être extravertie, ça veut dire quoi au juste ?

J’aimerais pouvoir affirmer haut et fort que je suis une extravertie, mais pas du tout. Moi, j’appartiens plutôt à la team opposée, celle des introverties. Cependant, même si nous n’avons pas le même mode de fonctionnement, cela ne m’empêche pas d’être entourée de personnes extraverties. J’ai moi-même quelques moments où mon introversion laisse la place à mon extraversion, quand je me sens bien, entourée de quelques personnes que je connais bien. Du coup, ça marche comment l’extraversion ? En quoi c’est différent ? Comment faire pour bien s’entendre avec une personne extravertie ? Explications.

Qui suis-je vraiment ? Comment se (re)trouver ?

Un jour, une personne très proche de moi m'a décrite comme quelqu'un de volontaire. Quelques mois plus tard, une amie me reprochait mon incapacité à accepter la critique. Chaque fois j'ai été étonnée. Étonnée d'apprendre ces choses sur moi. Étonnée de découvrir ces facettes de ma personnalité. Cependant, je ne parvenais pas à savoir si ces caractéristiques m’appartenaient vraiment, si elles définissaient qui je suis vraiment ou si elles n'étaient que le résultat de l'idée que l'on se fait de moi. La question était simple : qui suis-je vraiment ? Mais la réponse était, elle aussi, étonnamment dure à trouver. En fait, rien n'est plus difficile que se connaître soi-même.

La résilience ou l'art de se manger un mur sans sourciller

On m’a souvent dit que je faisais preuve de résilience, après les nombreuses épreuves que j’ai traversées. Notamment le décès brutal de ma mère, je n’aurais jamais cru être aussi forte et pouvoir avancer. Faire preuve de résilience, c’est être capable de rebondir et de se reconstruire après un moment difficile. Si certaines personnes, comme moi, arrivent à avancer, d’autres ont plus de mal. Alors comment mobiliser son élan vital et avoir de la résilience ? Quels sont les facteurs de résilience ? Explications.

Le mode d'emploi pour bien remplir son journal de gratitude

Plus efficace qu’une tisane devant une série, mon journal de gratitude me rend heureuse. Grâce à ce rituel, je fais le point sur ma vie et réalise qu'elle est belle. Si vous voulez changer de vie et adopter une nouvelle routine, je vous raconte comment tenir un journal de gratitude et avoir un maximum d’effets positifs ! C'est parti !

Les podcasts Wengood

Les 5 blessures de l'enfance : le rejet par Jean Doridot Docteur en psychologie

février 2025 · Wengood

18:06