Quiet quitting : quand le travail est un désenchantement…

Mis à jour le par Camille Lenglet

Partir du travail à la seconde près, ne plus s’investir dans de nouveaux projets, montrer une certaine lassitude… Je pense qu’on a toutes vu un jour, une personne de notre entourage ou un.e collègue se comporter comme ça au travail. Peut-être même que cette personne, c'est nous et qu'on n'est plus vraiment dans notre travail. Cela s’appelle le “quiet quitting” et c’est un phénomène exponentiel. Qu’est-ce que c’est exactement ? Pourquoi ça touche de plus en plus de gens ? Explications.

Quiet quitting : quand le travail est un désenchantement…
Sommaire : 

Qu’est-ce que le quiet quitting au travail ?

“Quiet quitting”, c’est une expression de nos amis anglais pour désigner la “démission silencieuse”. En gros, notre corps va au travail, mais clairement la tête est autre part 😒. On se contente donc alors d’effectuer le strict minimum, car on n’a plus aucune motivation. Si le mot est nouveau, le phénomène lui ne l’est pas. Ce que certains considèrent comme de l’oisiveté au travail était déjà un gros sujet il y a plus d’un siècle, à l’époque du Taylorisme ! Et on entend de plus en plus parler du quiet quitting au travail, car cela concerne beaucoup d’employés ! En France, 37% des salariés se sentent concernés par le sujet. Chez nos voisins américains, c’est pire ! Plus de la moitié des personnes employées pratique le quiet quitting au travail 🤯…

😴 Parler ainsi de “démission silencieuse” peut évoquer un profond ennui au travail, voire de la fainéantise aux yeux de certains patrons. Pour d’autres, cela pourrait être le fait de ne pas avoir le courage de quitter son emploi et de se retrouver dans une situation instable. En réalité, ce phénomène exprime autre chose de beaucoup plus complexe.

Le quiet quitting pour éviter le burn out

Après deux ans de pandémie, beaucoup de salariés ont ressenti une forme d’épuisement quant à la situation. D’ailleurs, le nombre de burn-out a explosé suite à cela, malgré des avantages acquis, comme le télétravail. Cependant, cela ne suffit pas à compenser l'épuisement, puis le constat qui est fait, c'est qu'il y a une profonde mutation de la place du travail dans nos vies. Avec la pandémie, on a ouvert les yeux sur ce qui était essentiel et ce qui nous rendait vraiment heureuse. 

De cette constatation, une tendance est alors apparue sur TikTok. De plus en plus de vidéos virales sur le sujet du burn-out ont été mises en avant, en proposant la démission silencieuse comme “solution” pour éviter d’en arriver jusque-là. L’un de ces TikTok dit d’ailleurs 💬 :

📌

“Le quiet quitting, ce n’est pas "rien faire". Vous travaillez, mais le travail n’est plus au centre de votre vie, vous ne vous démenez plus pour ça. Votre valeur en tant que personne n’est pas définie par votre travail. Arrêtons de nous tuer à la tâche, de cautionner la culture du burn-out, le travail n’est pas votre vie et votre valeur n’est pas indexée à votre productivité.”

Le pire dans tout cela, c’est le constat de voir que les choses ne bougent pas du côté des entreprises. Elles ne se rendent pas compte que beaucoup de salariés sont dans une détresse émotionnelle. Ils ne se sentent pas soutenus par leur manager et leur supérieur. Par conséquent, ils lâchent prise et ne s’investissent plus 👋.

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Un moyen de lutter contre l’insatisfaction du travail

Outre cet énorme problème de santé mentale, le quiet quitting est devenu un moyen de lutter contre une insatisfaction du travail. Une étude de l’Ifop pour les Makers met en avant que "54% des Français considèrent que le travail est avant tout une contrainte plutôt qu’une source d’épanouissement". Christophe Nguyen, psychologue du travail, explique que ce phénomène montre qu’il y a un désenchantement des salariés vis-à-vis des promesses non tenues de l’entreprise, en terme notamment de reconnaissance et de bien-être. Cela met en avant une qualité de vie médiocre dont les salariés ne veulent plus 🙅‍♀️.

D’ailleurs, l’une des principales problématiques liées à la démission silencieuse, c’est le manque de considération financière. Beaucoup d’employés estiment avoir un manque de reconnaissance monétaire, en adéquation avec le travail réalisé, comme le montre ce TikTok qui a fait plus d'un million de vues : 


Traduction : “Quand tu travailles vraiment dur et que tu te souviens de ton salaire…”

Couplé au fait que 45% des salariés ne travaillent que pour l’argent, selon l’étude de l’Ifop, cela fait une grosse part de personnes insatisfaites 🤕… À ce propos, la Business School a interrogé, un employé d’une grande entreprise de communication, Romain à propos du quiet quitting. Son témoignage illustre bien le mélange de fatigue, notamment après avoir “trimé” pendant la pandémie et les diverses problématiques de son entreprise :

“Finir après 18h30, c’est terminé. Tout comme accepter des dossiers pour lesquels je sais que nous sommes en sous-effectif, ou sourire à mes managers alors qu’il existe un manque cruel d’accompagnement des salariés. C’est la solution que j’ai trouvée pour ne pas craquer […], je vois simplement cette stratégie comme un mécanisme de défense, avant de potentiellement trouver autre chose. Et je ne suis pas le seul !”

Comment faire face au quiet quitting ?

C’est une question que les employeurs doivent se poser évidemment, ce n’est pas aux salariés de le faire. C’est à elle de s’alerter afin de revoir la culture de l’entreprise et d’identifier les personnes démotivées. En apparence, les solutions sont simples, il faut :

  • Des bonnes conditions de travail,
  • Des possibilités de formation et d’évolution,
  • Éviter le blurring,
  • Respecter le temps de travail de chacun,
  • Aller au-delà de la performance et de la productivité en créant une vraie relation avec les employés,
  • Prendre en compte les aspirations personnelles de chacun.

Cela serait idéal que tous les employeurs se remettent en question en identifiant les problématiques de quiet quitting. En tout cas, ce phénomène est un signal pour faire évoluer les conditions de travail avant d’aller jusqu’à la rupture totale avec ses employés. De notre côté, il est bon de s’interroger sur le désintérêt que l’on porte à notre travail. Il faut renouer un dialogue avec sa hiérarchie ou alors envisager une reconversion professionnelle pour trouver un réel sens à sa carrière 🤔.

L'avis de la rédaction : vous le vivez comment ?

Notre rapport au travail a évolué ces dernières années, il ne définit plus notre valeur ni qui nous sommes. La démission silencieuse, ce n'est pas nouveau, reste à savoir si vous êtes heureuse dans cette situation ? Si vous avez décidé de faire le strict minimum, que vous avez trouvé votre équilibre et que vous le vivez bien, c'est OK ! Par contre, si cela vous peine, que vous avez l'impression de ne plus savoir rien faire, qu'un syndrome de l'imposteur s'installe, ce n'est pas OK et il faut alors réfléchir à la suite. N'hésitez pas à prendre rendez-vous avec un psychologue afin de faire le point et de vous orienter vers la voie qui vous permettra de vous épanouir. 

🤗 Se comprendre, s'accepter, être heureuse... C'est ici et maintenant !
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Sources : ouest-france.fr / digitalrecruiters.com / helloworkplace.fr

Article proposé par Camille Lenglet

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