Je n’aime pas travailler, et alors ?

Mis à jour le par Lauriane Amorim, rédactrice pour Wengood

J’ai toujours pensé que tout le monde faisait semblant d’être content d’aller travailler, mais depuis que j’assume clairement mon désamour pour le travail, on me regarde de travers, quand on ne me traite pas carrément de tire-au-flanc. Est-ce que je suis à côté de la plaque ou juste le mouton rebelle du troupeau ?

Je n’aime pas travailler, et alors ?
Sommaire : 

Enfant, même si je trouvais ça long, je ne détestais pas aller à l’école, pas de méprise, je n’adorais pas ça non plus. Ce que j’exécrais le plus, c’était le travail à la maison. Apprendre, c’est sympa, mais le faire dans le seul but d’avoir une note… Je n’ai jamais compris l’intérêt. Mes parents ont toujours travaillé, avec plus ou moins d’envie, mais j’ai passé ma vie à les voir se lever tôt, passer la journée en dehors de la maison pour tenter de se payer des choses et quelques jours de vacances. Il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que dans ce schéma, quelque chose ne me convenait pas.

👉 Quelques années et diplômes plus tard, j’ai gentiment rejoint le troupeau et cherché du travail. Pour tout dire, j’étais motivée… jusqu’à ce que je m’aperçoive que j’avais un diplôme qui m’avait appris beaucoup, mais qui ne m’aiderait pas à trouver un emploi. Je savais bien que quelque chose clochait ! Malgré tout, je ne lâche pas. Il me faut un CDI. Pourquoi ? Parce qu’il faut bien l’admettre, un job d’été, ça n’a jamais payé le loyer 😏.

Un boulot, deux boulots, trois boulots… le début de l'enfer

📝 Et puis j’ai décroché un CDI. Sans parler du pervers narcissique qui me servait de patron, de la mission totalement insipide et des collègues abrutissants, je me suis vite rendue compte que ce travail n’était pas épanouissant. Que dire des suivants ? Rien de mieux. Toujours cette même routine assourdissante et l’impression constante de perdre son temps entre 8h et 17h. C’est tout le monde du travail que je trouvais vide de sens et néfaste pour ma santé mentale. 🤔 Pourtant, « le travail, c’est la santé ». On m’aurait donc menti ?

J’ai alors, timidement, commencé, à parler de cette démotivation à mes proches. Je me suis vite aperçue que beaucoup étaient comme moi. La sonnerie du réveil sonnait toujours trop tôt, trop souvent, les journées étaient bien souvent trop longues, les patrons trop tyranniques, les clients pénibles… bref, je me sentais comprise. Prise dans mon élan, j’ai commencé à évoquer en vrac l’idée du revenu universel, d'une ferme dans le Larzac et celle de ne plus travailler. Parce qu’après tout, travailler, c’est épuisant et surtout très chronophage. Quelle ne fut pas ma surprise devant les yeux ébahis de mes proches qui pensaient que je blaguais.

Eh oui, si les Français sont bien souvent fatigués, démotivés et critiques au sujet de leur emploi, ils ne sont pas prêts à s’en passer définitivement. Le travail demeure une valeur très importante dans un pays où le taux de chômage est encore très haut.

Le complexe du "tu fais quoi dans la vie ?"

« Si tu ne travaillais pas, tu finiras forcément par t’ennuyer, et puis un travail, c’est ce qui te permet de te façonner, d’avoir une place dans la société. » 

🙃 Permettez-moi d’en douter ! Un travail, dans le meilleur des cas, sert à se payer des choses, c’est vendre son temps libre pour avoir la liberté de s’offrir ce dont on a tous besoin. Je ne me sens pas définie par un travail, d'ailleurs, il y a bien longtemps que je ne supporte plus la question « tu fais quoi dans la vie ? » Il se trouve que j’ai eu beaucoup de boulots que j’avais du mal à assumer, alors cette question m’a toujours mise mal à l’aise. Je commençais souvent par donner l’intitulé du diplôme dont j'étais le plus fière, avant d’annoncer, sur le bout des lèvres que je vendais des sandwichs ou écrivais des textes pour des guides horaires de bus. Puis, je cherchais sans cesse à justifier cette carrière pitoyable. J’aurais tellement voulu répondre qu’en ce moment j’écrivais des nouvelles, que j’étais bénévole dans une association, que je prenais des cours d’histoire de l’art, que je pratiquais la reliure sur livre ou que j’apprenais à faire des entremets.

👉 Alors non ! Le travail m’épuise, ne m’épanouis pas, et pire m’empêche de réaliser les choses que j’aimerais faire. J’ai mille projets en tête, des centaines de livres à lire et j’ai à peine le temps d’aller au sport ou de profiter de mes proches en sortant du travail. Je n’aime pas travailler et j’aimerais vraiment m’en passer. Voilà comment je suis devenue une bête curieuse, une folle qui suscite la méfiance et ne peut pas être prise au sérieux.

Peut-on arrêter de travailler ?

Aïe, voilà la question qui fâche ! Si me lever tous les matins pour accomplir une tâche peu passionnante, sous une pression constante me demande pas mal de courage, il en faut bien plus pour arrêter complètement de travailler.

1. Il faut réduire ses dépenses et son niveau de vie : on ne va pas se mentir, l’aspect financier est un point très important. Même si le salaire n’est pas haut, la baisse de revenu peut-être assez brutale ! C’est quelque chose qui, inévitablement, s’anticipe, qui dépend du projet que l’on compte mettre en place, des responsabilités que l’on a… Bref, même si l’on réduit drastiquement ses dépenses, sans un petit pécule de côté, ça semble compliqué.

2. Il faut supporter les préjugés : j’en suis persuadée, ne plus travailler permet d’être encore plus actif qu’avant, sauf que, comme nous l’avons vu, la valeur travail est très importante et refuser de jouer son rôle dans la société est très mal perçu. Les autres vous voient comme une flemmarde, une marginale, voire une provocatrice… Jamais comme une avant-gardiste. Dommage ! 

L'avis de l'auteur : le courage de se lancer

Arrêter de travailler, c’est peut-être avoir le courage et la sincérité de revoir ses priorités et d'accéder enfin à une forme de développement personnel. Ce n’est pas simple et je ne sais pas si je sauterai le pas un jour, mais si vous vous sentez prêts au changement et à accepter les modifications qui en découlent, pourquoi ne pas oser ? Que ce soit pour prendre du bon temps, vivre de sa passion ou enfin essayer de faire le boulot de ses rêves, quand bien même il sortirait des codes, gagner en qualité de vie et vivre en adéquation avec ce que l’on est ne devrait jamais être si difficile. Mais pour l’heure, il faut choisir de quelle liberté on devra se priver.

👉 Envisager un changement de vie ou de carrière parce qu'elle ne nous épanouit pas, ce n'est pas facile. Entre y penser et le faire, vraiment, il y a un monde. 😨 Pensées limitantes, peur de l'échec, peur du jugement des autres, peur de ne pas être à la hauteur, peur de sortir de sa zone de confort etc. Les raisons sont nombreuses. L'accompagnement d'un coach permet de lever ces blocages, conscients ou non afin de réfléchir à un projet de vie qui vous permettra de vous épanouir. N'hésitez pas à prendre rendez-vous.

🤗 Se comprendre, s'accepter, être heureuse… C'est ici et maintenant ! 
#BornToBeMe

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Les commentaires

Complément d’accord, pour moi travailler c’est être esclave, faire une chose que je n’aime pas faire, se lever à une heure où j’ai envie de dormir, je déteste les collègues, manger avec eux ou sortir avec eux, le cauchemar, je rêve juste de gagner au loto, je ne cherche plus de cdi, un cdd me donne l’espoir d’une date de fin qui me motive, la phrase que j’ai chaque matin quand le réveil sonne, c’est horrible, alors oui j’assume en société mon dégoût du travail, je suis pourtant très courageux mais ce monde du travail est faux, faux sourires, faux compliments mais vrais reproches des pseudos chefs, le travail se résume en : fait 99/100 du temps bien ton travail et tu n’auras jamais de compliments et 1/100 une petite erreur et on va bien te souligner celle-ci ! Il n’y a rien de bienveillant dans le travail, c’est une soumission

Merci pour cet article que je trouve hyper rassurant. Je me sens beaucoup moins seule 😀 Personnellement j'ai le chic pour me retrouver à faire des boulots de m----. Si si ! J'en fais encore l'expérience en ce moment. J'ai l'impression d'être au bout de ma vie et chaque matin j'ai plutôt envie d'aller me pendre que d'y aller. Et pourtant je suis d'une nature joyeuse à l'origine... Ce que j'aime c'est travailler pour moi même si j'ai très peu de salaire. Je me rends compte que ça n'est plus ma priorité. Je suis d'accord, moi ce qui m'énerve car ça me met mal à l'aise c'est le fameux "qu'est-ce que tu fais dans la vie ?" Ggggrrrrr !!! Soit je ne fais pas grand chose et je n'assume pas soit je bosse mais c'est tellement nul comme boulot que je n'assume pas non plus. Mouais bah c'est compliqué ! Mais quand je dis que je travaille, d'un seul coup j'ai quand même l'impression que pour les autres, je suis ou je deviens "normale" Sans commentaire... Toujours est-il que l'important est de trouver le sens de sa vie. Enfin ça c'est en théorie parce qu'en pratique c'est autre chose 😉 Vive le... non travail ! 😀

Bravo pour votre commentaire ! Le travail est un enfer pour moi

Complètement d’accord

Je viens de trouver un job qui a tout pour me plaire. Et pourtant, je n'ose pas m'avouer que je trouve que cet article concretise parfaitement mon fond de pensée...

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