Je parle beaucoup trop, par pitié arrêtez-moi !

Mis à jour le par Lauriane Amorim, rédactrice pour Wengood

Mettez-moi face à un groupe et je resterai muette. Une vraie carpe. Mais en tête-à-tête, rien ne m'arrête... rien du tout. L'intimité ? Même pas ! Tout, je dis tout et ça finit même par être un peu gênant. Il faudrait que j'arrête.

Sommaire :

Mais pourquoi je parle trop ?

Bienvenue au grand déballage ! C'est ce que je pourrais inscrire sur mon front tant je suis incapable de garder pour moi, ce qui pourtant devrait l'être. Je fais partie des personnes qui parlent trop, qui manquent de pudeur et qui parfois, ont en plus tendance à tout ramener à elles. Insupportable ! Je sais, mais d'où vient ce flot de mots qui se répand à tort et à travers ?

Que se cache-t-il derrière une personne qui parle trop ?

Un débordement de confiance en soi ? Un narcissisme exacerbé ? Franchement, j'aimerais bien que mon flot interrompu de paroles soit dû à ça. Au moins, il y aurait une cohérence à tout ça, mais non, pas du tout. C'est même tout l'inverse ! Oui, les psychologues notent chez les individus qui parlent trop une fragilité, un manque de confiance en soi et parfois même une phobie sociale. Pour ma part, c'est vrai que je suis plutôt introvertie. 

Le fait de parler de tout... et de tout c'est donc un moyen de 👉:

  • se rassurer : si je manque de confiance en moi, le fait de parler est un moyen de tester ma relation à l'autre. S'il continue de m'écouter malgré tout ce que je dis, alors c'est qu'il m'aime pour ce que je suis.
  • chercher à plaire : je pense que derrière chaque personne qui parle trop, il y a une petite chose fragile qui veut qu'on l'aime... et ce n'est pas en restant silencieuse et discrète qu'elle y parviendra. Donc on parle, encore et encore pour monopoliser l'attention, pour faire de l'effet, pour que les autres nous regardent, nous écoutent et nous aiment... peut-être.
  • lutter contre la peur de la solitude : parler, c'est encore le moyen le plus simple et le plus efficace de nouer des liens avec les autres. Et quand on est seule ou que l'on craint de l'être, on a tendance à parler et à se livrer beaucoup d'un seul coup.
  • d'instaurer des barrières : paradoxalement, manquer de pudeur peut aussi être un moyen de mieux cacher les choses que l'on veut vraiment garder secrètes. Le fait de noyer l'autre sous une foultitude d'informations, plus ou moins intéressantes, c'est encore plus efficace que de s'enfermer dans le silence.

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Comment faire pour ne pas trop parler ?

Ne nous leurrons pas pour autant. Même si derrière ce comportement égocentré se cache une fragilité, si on parle trop, on ennuie, on agace, on énerve, point ! Personne n'a envie de passer son temps à écouter les “moi je” sans fin d'une seule et même personne. Alors comment on fait pour ne pas se retrouver toute seule ?

1. Je redore mon blason

Les bavardages égoïstes ont tendance à faire fuir les autres et on les comprend. Si tout le monde tourne les talons quand vous approchez, vous met sur répondeur ou prétexte une urgence quand vous appelez, c'est qu'il faut améliorer votre réputation. Ça prendra sans doute du temps, mais peu à peu, en parlant un peu moins de nous, en racontant son week-end en 2 phrases et non en 10, on devrait finir par redevenir fréquentable !

2. Je me protège

Quand on en dit trop, on s'expose forcément aux moqueries, aux rumeurs, aux attaques et en plus, les autres n'en demandent pas tant. Apprenez à doser ce que vous dites à votre sujet. De toute façon, ce n'est pas la bonne façon de se faire aimer, bien au contraire. Avec cette attitude, on donne surtout à autrui beaucoup trop de pouvoir sur nous.

3. Je me mets à écouter

Écouter les autres, voilà une bonne façon de se faire apprécier et surtout de créer des échanges constructifs et égaux.

4. Je parle de moi, mais à l'écrit

Parler de soi est un réel plaisir. Un plaisir narcissique certes, mais il faut admettre que c'est tout à fait plaisant d'être le sujet de conversation, de raconter sa vie et surtout de donner son opinion. Ne boudons donc pas notre plaisir, mais au lieu de saouler tout le monde, pourquoi ne pas le faire par écrit. À l'écrit, pas besoin de pudeur, ni d'échanges constructifs, pas de crainte des silences gênants. Non, juste le plaisir de parler de soi, sans torturer un interlocuteur.

5. Je parle de moi, mais à un psy

Parler et parler et encore parler de soi, de tout et dans tous les sens, c'est aussi et surtout inutile, stérile et rarement authentique. S'il y a une souffrance cachée, ou trop dévoilée, derrière tout ce bavardage, un psy sera plus à même de nous aider à interpréter nos mots, à trouver la source de ce flot de mots interrompu et à soigner la souffrance qu'il génère ou qu'il y a en amont.

Comment savoir si je parle trop ?

Comme pour les sportifs : on refait le match. Pour savoir si on parle trop, il suffit de s'observer en toute honnêteté. Sur le moment, ce n'est pas toujours évident. Alors à la fin d'une journée de travail ou après une soirée, on se refait le film dans sa tête. Est-ce que j'ai coupé la parole à quelqu'un ? Est-ce que j’ai dit quelque chose que je regrette ? Est-ce que mes propos étaient appropriés ? Est-ce que j'ai posé une question à quelqu'un ? etc.

La réponse à ces questions va vous permettre de savoir si vous parlez trop ou pas, mais souvent, ceux qui vous aiment, savent. Trouvez quelqu'un qui vous aime et qui vous connaît bien. Expliquez-lui votre démarche et demandez-lui de vous faire un signe quand vous repartez dans vos travers, que vous monopolisez la parole depuis un petit moment ou que vous racontez quelque chose de trop personnel.

L'avis de la rédaction : que cache ce flot de paroles ?

Comme l'explique Lauriane, trop parler peut être un mécanisme de défense ou cacher une souffrance psychologique. Il est alors bon de s'interroger sur les raisons qui vous poussent à trop parler. Pourquoi ? De quoi avez-vous peur ? Vous en rendez-vous compte ? N'hésitez pas à contacter un psychologue afin de discuter ensemble de cette situation. Au fil de vos échanges, vous pourrez mettre en place de nouveaux comportements qui vous permettront de trouver le juste milieu. 

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Source : Je parle trop ! - Fourchette et bikini

Parler ça s'apprend ! Alors, comment avoir de la conversation ?

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Article proposé par Lauriane Amorim, rédactrice pour Wengood

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