Autosabotage : fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve

Mis à jour le par Lauriane Amorim

Il y a ce métier que j'ai toujours voulu faire. Une passion qui m'anime depuis l'enfance. Alors étudiante, j'ai la chance d'avoir un entretien dans une fac réputée qui pourra me former à ce métier qui me fait rêver. C'est loin de chez moi, la veille je loge chez une copine et pour me détendre, on décide de boire un verre. Puis deux, trois et vous connaissez la suite 🥴. Réveil en catastrophe, bouche pâteuse qui peine à émettre un son, bref, je n'ai pas intégré cette fac. Autosabotage ou syndrome du sabordage, pourquoi est-ce que parfois, on fait tout foirer ?

Autosabotage : fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve

Pourquoi je m'autosabote ?

Nous sommes nombreux à avoir connu ça. L'entretien d'embauche pour le job de nos rêves pendant lequel on passe son temps à s'auto-dénigrer. Le premier rencard où l'on parle de son ex, de ses parents toxiques et où l'on commande des rognons au dîner. Et en parlant de parents toxiques, autosabotage aussi quand on s'enferme dans toutes ces amitiés toxiques ou ces relations néfastes qui font notre lot quotidien. Les raisons de se saborder soi-même sont nombreuses, mais point commun, il y a toujours en fond, un manque de confiance en soi.

Toute cette histoire de syndrome du sabordage, c'est surtout inconscient. Nous sommes les propres artisans de nos échecs, mais on ne le fait pas consciemment. Ce qui complique un peu les choses, parce que de fait, on n’arrive pas toujours à identifier et à se défaire de cette habitude.

Avec l'autosabotage : Nous sommes notre pire ennemi.Nous sommes notre pire ennemi.

Un gros syndrome de l'imposteur

Inconsciemment, on estime donc ne pas mériter ce poste tant convoité, ce partenaire si désirable, ces amis si bienveillants et parfois même, dans des cas plus extrêmes, la santé ou la vie (manquer des rendez-vous médicaux, avoir une mauvaise hygiène de vie, des comportements à risques, etc.) 

Alors que fait-on ? Face à tout ça, on se sent petite, pas à la hauteur, on prévoit le pire : et si j'étais incompétente ? Si je ne méritais pas ça ? Donc, seule solution, on réduit nos chances à néant à cause de notre syndrome de l'imposteur. Ainsi, on est sûre de ne pas avoir à se confronter à un échec retentissant, à notre incompétence et quelque part, on est même soulagées. Redouter, prévoir le pire, c'est très angoissant. Une fois qu'on s'est sabordée, ouf, c'est fini, la tension se dénoue.

Le succès, la réussite, c'est aussi l'inconnu. Si on y pense, trouver l'amour, réussir son examen, avoir un nouvel emploi, c'est un changement de vie en puissance qui peut effrayer. Pas simple de sortir de sa zone de confort, alors parfois on préfère s'échapper et voire même, s'en plaindre. Parce que reconnaissons aussi, que pour certains, s'autosaboter, c'est aussi prendre plaisir à râler.

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"Maintenant que je suis au sommet, je ne peux que tomber"*

J'emprunte ces mots à Roméo Elvis🎤, parce que je trouve qu'ils résument assez bien le comportement d'autosabotage que l'on peut mettre en place quand on atteint la plus haute marche de notre escalier de la réussite personnelle. Plus on est haut et plus la tendance à se saborder est forte. Comme si l'on ne supportait pas tant de bonne fortune, et ça nous rappelle Will Smith, au sommet de sa gloire, prêt à recevoir un Oscar et sa gifle autosaboteuse.

Une faible estime de soi peut nous pousser à penser que nous ne méritons pas tant de bonnes choses, nous avons parfois peur de réussir, parce que ça implique justement de risquer de tomber de plus haut.

Le rôle de l'enfance

L'autosabotage a aussi un lien profond avec l'enfance. Prenons par exemple, cette femme qui devient antipathique chaque fois qu'elle rencontre un homme qui lui plaît. Froide, distante, elle met tout en œuvre pour ne pas réussir ses histoires d'amour. Elle évite un bonheur conjugal que sa mère n'a pas connu. Sa mère, très malheureuse en amour, n'a jamais pu trouver un partenaire à la hauteur. En sabordant ses relations, cette femme cherche à ne pas dépasser à sa mère, à lui rester loyale. Elle ne s'autorise pas un bonheur que sa mère n'a pas connu 💔.

Mais l'enfance est aussi à l'origine de notre syndrome du sabordage. Les blessures d'enfance, que nous rencontrons tous, à des niveaux plus ou moins différents, en créant des croyances limitantes, sont le terreau de notre comportement d'autosaboteur.

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Comment on s'autosabote et comment on arrête ?

Il existe presque autant de comportements autosaboteurs que de personnes qui se sabordent, mais on peut tout de même en noter 4 qui ressortent principalement. On estime qu'un comportement devient de l'autosabotage lorsqu'il devient répétitif :

  • Ne pas terminer les choses et plus particulièrement, les laisser tomber au moment où elles commencent à se concrétiser. ➡️ Ne jamais écrire le dernier chapitre de son roman, ne pas se rendre ou rater volontairement la dernière étape d'un examen, etc.
  • Procrastiner, souvent par peur du résultat final. ➡️ Toujours reculer le moment de rencontrer son crush d'appli de rencontres
  • Se montrer perfectionniste et avoir donc l'excuse parfaite pour ne pas finir quelque chose ou ne pas se lancer dans un projet. ➡️ Ne pas postuler à un job parce que notre CV ne semble pas idéal pour le job.
  • Se trouver des excuses. Alors là, c'est un grand classique des autosaboteuses ➡️ Se déresponsabiliser. "Je n'ai pas les moyens", "Je n'ai pas de chance", "Les gens ne me comprennent pas".

Comment se libérer de l'autosabotage ? 

Pour mettre fin au syndrome de sabordage, la solution est simple, mais le processus est long. En un mot, il faut prendre confiance en soi. Plus j'ai conscience de ce que je vaux, moins je provoquerais la chute. Mais il faut avant tout prendre conscience de ce comportement autosaboteur. Comment faire ? Chaque fois qu'un échec se présente, remettez-vous en question : est-ce que j'ai tout donné pour parvenir à mon but ? Est-ce que je suis victime de la fatalité, que je n'ai pas de chance ? Avec cette introspection vous finirez par identifier un comportement récurrent qui vous fait du tort et vous conduit à l'échec. Un comportement saboteur en somme !

Si la prise de conscience peut faire l'effet d'un électrochoc, il arrive bien souvent que l'aide d'un psychologue soit nécessaire. En effet, il ne faut pas oublier qu'à la base de ce type de comportement, il y a une blessure d'enfance qu'il faut soigner. La mise en mot avec un thérapeute permettra de comprendre et de remédier à l'autosabotage.

*Roméo Elvis, TPA

L'avis de la rédaction : comprendre, s'accepter pour être heureuse !

Vous l'aurez compris, derrière ce comportement d'autosabotage, se cache un manque de confiance en soi, une peur de réussir, une peur de l'échec, des croyances limitantes ou des expériences douloureuses de l'enfance. Sortir de cette spirale est bien heureusement tout à fait possible en mettant en place de nouvelles habitudes, une nouvelle façon de penser, mais pour cela, il est important de se faire accompagner par un psychologue afin de comprendre, s'accepter et être enfin heureuse ! N'hésitez pas à prendre rendez-vous.

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C'est décidé, je vais mieux : Comment se libérer du syndrome de l'imposteur ? La chance ne fait pas tout !

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Source : Elle

Article proposé par Lauriane Amorim

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