Pourquoi se plaindre fait autant de bien ?

Mis à jour le par Lauriane Amorim, rédactrice pour Wengood

Vous connaissez la citation "quand je me regarde, je me déprime, quand je me compare, je me rassure." Eh bien souvent, j'ai vraiment l'impression de beaucoup me plaindre, de râler parce qu'il fait trop froid, parce que les gens ne marchent pas assez vite, parce que le conducteur devant ne met pas son clignotant, parce que je suis fatiguée... Mais je me rends compte que mon entourage se plaint aussi beaucoup. Il faut dire que ça fait un bien fou, à condition de respecter quelques règles.

Pourquoi se plaindre fait autant de bien ?

La plainte, une soupape

La vie n'est pas parfaite, il serait donc irréaliste de penser que l'on peut la traverser sans se plaindre. Tout le monde se plaint. Et c'est tant mieux ! C'est vrai, si on est de mauvaise humeur, ou en colère, autant le faire savoir, ça évite la positivité toxique et ça permet de prendre du recul sur une situation. A force de me plaindre parce que la vinaigrette de mon déjeuner se renversait dans mon sac, j'ai fini par acheter un contenant pour l'emporter. C'est tout bête, mais en ne refoulant pas cet énervement, cette frustration, je me suis attardée sur un problème et je l'ai réglé. Ce n'était certes pas un très gros problème, mais se plaindre pour avancer, pour être plus constructive, ça fonctionne avec tout type de problèmes.

En se libérant d'un poids, on détresse un peu et on est plus à même d'avancer. En plus, râler a cela de bien que ça crée du lien. Si nous sommes plusieurs à souffler et à nous plaindre de la même chose, il y a de forte chance pour que la conversation s'engage. On vous le disait, se plaindre, c'est chouette !

L'art et la manière de bien se plaindre

Pour que la plainte soit efficace et ne nuise pas à notre cerveau, encore faut-il bien la manier.

1. Se plaindre à la bonne personne

La montre connectée que vous venez de vous offrir ne fonctionne pas comme vous le voulez. Inutile de passer des heures à vous en plaindre à votre partenaire et à souffler chaque fois que votre regard tombe sur elle. Soyez efficace et allez vous plaindre au service après vente. Vous en sortirez avec, peut-être, une nouvelle montre, l'ego regonflé et un sentiment de puissance.

2. Priorisez vos plaintes

Si vous voulez être entendue, n'attaquez pas avec une liste de reproches. Votre train n'est pas arrivé à l'heure ? Nul besoin donc de se plaindre aussi du prix des sandwichs, de la propreté des toilettes et de la climatisation. Ce sont des motifs mineurs d'agacement, ce que vous voulez c'est une compensation contre le retard, concentrez-vous là dessus !

3. Eviter la spirale négative

Se plaindre, râler ça fait du bien, mais il faudrait, la plupart du temps, que ce soit aussi constructif. On évite donc de râler auprès de personnes négatives, qui vont nous enfoncer dans ces lamentations et ne pas nous aider à trouver des solutions. Évitons d'être défaitiste et prenons du recul, lâchons prise ou changeons ce qui doit l'être. Surtout qu'il a été prouvé que lorsqu'on se plaint fréquemment, le cerveau à tendance à retenir et à s'adapter cette habitude et à faciliter ce comportement. Au fil du temps, on sera donc plus tenté de voir le négatif, quelle que soit la situation.

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L'avis de la rédaction - la râlerie passive

Tout comme le tabagisme, la plainte peut aussi être nocive... même si on ne la pratique pas. Nous sommes des être sociaux et empathiques et notre cerveau, avec le processus des neurones miroirs, a tendance à s'adapter à l'ambiance et aux humeurs de ceux qui nous entourent. SI nous passons nos journées avec des personnes qui ne cessent de se plaindre, on risque d'en subir les effets négatifs : immobilisme, mauvaise humeur, pessimisme, déprime. Éloignez-vous, fuyez les personnes qui se plaignent sans arrêt et débarrassez-vous de ces relations toxiques.


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Source : Il est bon de se plaindre (mais faites-le bien) - Slate - Cessez de vous plaindre, c'est mauvais pour la santé -Huffington Post

C'est décidé, j'arrête de râler au bureau et j'agis !

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