Je mens à mon psy, protection par omission ?

Mis à jour le par Camille Lenglet

Il arrive parfois que je mente, du moins, que je ne dise pas la vérité et que je le laisse penser quelque chose qui n’est pas vrai. On le fait toutes un jour ou l’autre, souvent pour se tirer de situations délicates. Mais lorsqu’on le fait à son psy, ça devient plus délicat. Si on fait un suivi, c’est justement pour avancer et régler nos vrais problèmes. Alors pourquoi mentir ? Quel impact sur la thérapie ? Explication.

Je mens à mon psy, protection par omission ?
Sommaire : 

Le besoin de rester dans le déni

J’ai commencé à consulter une psychologue lorsque j’étais encore avec mon ex-conjoint. À l’époque, je n’avais pas conscience que c’était un pervers narcissique. J’allais "juste" très mal et mon entourage m’avait encouragé à entamer un suivi. J’ai commencé à parler de ma relation bancale et la thérapeute s’est vite aperçue qu’il y avait un problème. Alors j’ai commencé à minimiser les comportements de mon ex et à omettre plein de détails, car j’étais dans le déni.

⚠️ Je ne suis pas la seule à avoir eu ce comportement. Dans une étude publiée en 2015 et citée par le Time, 93% des personnes interrogées ont admis avoir menti au moins une fois à leur psy 😲 !

Un mécanisme de défense

Lors d’un suivi, on est peu à peu confrontée à une vérité que l’on ne veut souvent pas voir. Alors mentir devient un mécanisme de défense pour éviter de ressentir des émotions trop négatives. Eh oui, même chez le psy 😥 ! On se rend compte que l’on est en pleine dissonance cognitive : on sait qu’il y a un problème, pourtant on ne veut pas le régler. Même si ce ne sont que des détails que l’on oublie, cela montre qu’on n’arrive pas à se mettre en face de la réalité. Et c’est normal de réagir ainsi.

➜ Ce n’est pas mentir pour manipuler le professionnel de santé, mais plus pour échapper à quelque chose de trop difficile à admettre.

Rester dans un confort douloureux, mais connu

Pendant quelques semaines de suivi, j’ai donc omis des détails très importants à ma psy. J’ai parfois même un peu modifié le comportement de mon ex ou le mien. J’avais honte et j’avais peur d’être jugée par ma psychologue. J’avais l’impression qu’au fur et à mesure des séances, j’irai mieux, mais sans avoir besoin de rentrer dans les choses profondes 😅.

L’acte de verbaliser ma souffrance et d'étudier les comportements allait symboliser le réel. Analyser et décortiquer permettent de mettre fin à un phénomène dans lequel on se sent rassurée, car c’est notre zone de confort. Le confort d’aller mal, certes, mais le confort quad même☹️.

Les conséquences insoutenables

Dire la vérité toute crue n’est simple, même à son thérapeute. Au-delà de la peur du jugement, on a aussi la crainte de subir les conséquences du changement 😵. Faire un suivi, c’est mettre en place des nouveaux comportements pour remplacer des anciens, surtout dans le cas d’une thérapie cognitive et comportementale (une TCC). Même si cela prend du temps, j’avais peur de devoir montrer un progrès immédiat et un changement radical. Sauf que je n’étais pas prête à tenir des promesses de ce type… Mentir est aussi un moyen de gagner du temps pour échapper aux conséquences ⏲️.

La difficulté d’être confrontée à nos failles

Au bout de quelques semaines, j’ai bien vu que c’était vain. Néanmoins, je pense que c’était le temps nécessaire pour que je puisse faire mon cheminement interne afin d’accepter la vérité : il fallait que je rompe ma relation. Je n’étais pas heureuse, je n’aimais plus la personne, mais je n’arrivais pas à me le dire. J’ai fini par dire tout cela à ma thérapeute et nous y avons consacré une séance. Ça a été un véritable soulagement et bien sûr, ma psy a totalement compris ce comportement, elle s’en doutait même un peu 😏.

Se libérer de nos craintes

Mentir ou omettre peut ralentir l’efficacité du suivi thérapeutique. En effet, si on ne dit pas tout, on progresse moins vite. Mais parfois, nous mentons pour notre bien. On ne sait pas ce qu’on peut trouver dans la sincérité et cela nous fait peur. Il faut savoir s’écouter et y aller à son rythme. Il faut du courage pour se mettre nue face à nos doutes, à nos failles et à nos échecsCela permet de ne pas se confronter violemment à une vérité crue.

Pour autant, il ne faut pas s’enfermer complètement dans le mensonge. Les psychologues sont justement là pour nous écouter sans jugement 🤗. Leur métier est de nous aider à nous libérer de ce qui nous fait du mal et de ce qui entrave notre bonheur.

➜ Par contre, il est toujours important de se demander si on a trouvé le bon psy. Comme toute relation sociale, il faut que ça “matche” avec le professionnel de santé 👌!

L'avis de la rédaction : des psys habitués à ces petits arrangements avec soi-même !

Mentir, ou du moins, ne pas tout dire à son psy peut permettre de vous protéger un certain temps mais il faut avoir conscience que cela ne peut pas durer, car sans vérité, les séances seront moins efficaces. Ne vous méprenez pas, les psys sont rodés et savent quand leur patient ne leur dit pas tout, ils attendent peut-être simplement que vous soyez prête. N'hésitez pas à contacter l'un de nos psychologues si vous en ressentez le besoin.

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