Première rentrée scolaire : une mission périlleuse

Mis à jour le par Lauriane Amorim, rédactrice pour Wengood

Aujourd’hui, mercredi, jour des enfants. Le tout premier mercredi de l’année scolaire. Année scolaire, voilà bien une expression que je n’employais plus depuis des années. Cette rentrée scolaire fait son grand retour dans ma vie et elle est là pour mon fils. Elle que je repoussais, que je craignais a inévitablement fini par me rattraper et il a bien fallu y aller… Comme on pouvait. Première rentrée scolaire : pipi, pleurs et battements de cœur.

Première rentrée scolaire : une mission périlleuse
Sommaire : 

Première rentrée : presque calme et vrai chaos

Est-ce qu’on était prêt ? Les avis pourront toujours diverger, toujours est-il que malgré une nuit en points de suspension 🥱 nous étions à l’heure devant le portail de l’école. Pourtant, que la route avait été longue pour faire les 450 m qui nous séparent de l’école…

➡️ 6 h : quand mon réveil sonne, mon esprit était déjà bien alerte. Depuis 5 h du matin, je regarde, cachée sous la couette, des photos de mon fils bébé et je rumine. Est-ce qu’il est prêt pour ce changement ? Lui peut-être, mais moi ? Est-ce que je vais réussir à ne pas pleurer devant lui ? Est-ce qu’il va réussir à être propre ? Et s’il tape un autre enfant ? Et s’il refuse catégoriquement de partir ? S’il s'agrippe à son lit si fort que je ne peux pas le lever ? Et si on arrive en retard le premier jour ??? Finalement, je souffle et je décide d’essayer de lâcher-prise. Nous sommes le 1er septembre et je ne peux pas lutter contre ça. Il va falloir entrer dans cette journée avec ses deux pieds, préparer un bol de Nesquik et argumenter sur la nécessité d’un pantalon dans l’espace public. Voilà qui devrait permettre de ravaler quelques larmes et de faire taire l’inquiétude.

➡️ 7 h arrive un peu trop rapidement. Je n’ai vérifié que 5 fois le contenu du cartable et changé 3 fois de tenue (moi aussi je rencontre la maîtresse aujourd’hui !). Je tente une première approche vers l’enfant profondément endormi, qui ne s’est pas levé aussi tôt depuis belle lurette et qui a mal dormi. Il grogne, râle, tape dans l’air et j’ai envie de céder. Il est peut-être trop tôt (pour le réveil ?... pour l’école ? 😔).

➡️ 7 h 15 : Le père passe à l’action. D’ordinaire plutôt détendu sur les horaires, il commence à stresser. Il sait. Il sait qu’on va devoir écouter 2, 3 histoires bancales avant qu’une seule gorgée de chocolat ne soit avalée. Il sait qu’on va devoir batailler pour enfiler n’importe quel vêtement à cet enfant et il sait que les derniers 450 m qui nous séparent de l’école seront les plus longs de notre vie.

➡️ Il est un peu plus de 8 h quand nous franchissons ensemble la porte d’entrée et c’est fini, je laisse mon bébé derrière moi. J’accompagne mon petit garçon à l’école. Il file vers son destin et je le suis. “Porter maman” Bon OK, filons ensemble vers ton destin ! En chemin on croise le parc. Il est un peu nul ce parc, mais il est juste à côté de chez nous et on y avait emmené notre petit bébé de 3 semaines parce qu’on avait peur d’aller plus loin avec ce si petit bidule. J’arrête le film du souvenir. J’avale une grosse boule de larmes. Il veut aller faire du toboggan. Je comprends qu'il comprend et qu’il tente de gagner du temps, il sent qu’il se passe un truc. Les enfants sont des éponges alors j’essaye de sourire et de ralentir les battements de mon cœur pour qu’il n’ait rien à éponger 🧽. Aujourd’hui il fait beau et mon fils est prêt à se frotter au monde. Il y a de quoi avoir de la gratitude.

Premier pas en enfer à l’école

8 h 20 : L’école est en approche 👀. Nous devenons tous des sortes d’observateurs silencieux, curieux et attentifs. Finalement, avec mon mari, nous n’avons aucun souvenir de nos premiers jours d’école. On découvre tous les trois un monde nouveau aujourd’hui.

Les Clothilde, Sacha, Octave, Louis, Elina flanqués de leurs parents, tous mieux habillés les uns que les autres, (j’ai bien fait de changer de tenues, c’est bon pour la confiance en soi !) s'agglutinent devant le portail de l’école et nous entrons enfin.

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première rentrée scolaire

Attention, ça va commencer !

Nous sommes à peine devant la classe quand mon fils commence à faire pipi dans sa culotte 😱. Vite : il faut retrouver ces minuscules toilettes qu’on nous a fièrement présentées lors de la journée porte ouverte. Premier jour d’école et me voilà en sueur arpentant les couloirs en murmurant des “retiens toi”, “retiens-toi”. Je panique, littéralement. Ma peur du regard des autres emporte tout. Je refuse d’être la maman du petit qui s’est fait pipi dessus dès les premières minutes de la rentrée ! 🫣
La catastrophe évitée de peu, nous retournons devant la classe où les Clothilde, Sacha, Octave, Louis, Elina se sont pratiquement tous mis à pleurer en hurlant. Mon fils qui me serrait fermement la main depuis quelques minutes, se joint au concert. La scène est presque tragi-comique. Certains enfants s’accrochent si fort à leurs mères qu’elles ne parviennent pas à les poser au sol. Voilà que la maîtresse est obligée de tirer l’enfant vers elle. Pendant ce temps, d’autres enfants frappent leurs pères afin d’être sûrs de rester bien agrippés à leurs mères. Certains encore tentent simplement de s’enfuir en courant. Mon fils lui, refuse de me dire au revoir, pour être certain que je ne parte pas. Les seuls mots qui me parviennent parmi ses sanglots sont “rester avec toi" 💔. Je suis presque sûre d'entendre mon cœur se briser. Ils sont tous rouges et désespérés. Les tétines et les doudous semblent être brandis par centaines et connaissent leur véritable jour de gloire.

Chassés par la maîtresse, nous partons tous lentement, bouleversés, émus, hagards, reprendre le cours de nos vies.

Épuisée par tant d’émotions, je rentre chez moi profiter du calme d’une maison vide pour la première fois depuis plusieurs semaines. Quand je l’imagine, seul, au milieu des autres enfants, j’ai des nœuds qui se forment dans le ventre. Ce sont les mêmes nœuds qui m’accompagnent quand je commence un nouveau travail ou que je rentre dans une pièce dans laquelle je ne connais personne. Mais, ce sont mes nœuds à moi, hors de question de lui donner ça.

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Finalement, la chose la plus importante que je retiens de cette rentrée, c’est que je peux me démener pour protéger mon fils de tout, sauf de la vie. Je dois encore apprendre à nous faire confiance, à croire en sa force pour qu’il garde confiance en l’avenir. Un jour je pourrais lui dire : “Fonce, tu as tout ce qu’il faut pour réussir”, mais il grandit et je grandis avec lui, alors tant pis et désolée si ce n’est pas ce que j’ai réussi à dire aujourd’hui.

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La maternité, une histoire des séparations

L’histoire de la maternité est faite de séparation. Cette phrase, je ne sais plus si je l’ai lu, entendu ou même imaginé, mais elle est punaisée dans mon cerveau. Je ne dois jamais oublier que maman et bébé doivent se séparer, encore et encore et encore. La séparation commence le jour de l’accouchement, et ce n’est que la première. Chez mes parents, il y avait ce poème de Khalil Gibran, accroché au-dessus de la cheminée.


“Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie ;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.”

Plus je grandissais et moins je pouvais le lire, au point même que je me demandais s’il ne valait pas mieux que je n’ai pas d’enfant. Pourquoi s’attacher à cet être inconnu, pourquoi s’attacher à cet amour, s’il ne nous appartient pas, s’il doit nous quitter. J’étais alors une jeune femme passionnée et romantique qui n’entendait pas qu’on puisse s’aimer sans s’appartenir, qui ne comprenais pas cet amour inconditionnel et fou qui lie une mère à son enfant, de sorte qu’elle accepte ce pacte de la vie : quoi qu’il arrive j’aimerais mon enfant, mais il ne m’appartiendra jamais. Il me quittera 👋.

Mon passé qui vient nous dévorer

J’ai signé ce pacte et bu jusqu’à la lie la coupe qui l’accompagnait 🥂. OK bébé, tu n’es pas à moi, c’est clair, on va devoir se séparer, c’est noté, mais l’école… Quel cauchemar que l’école !

L’école est moi c’est une histoire, au mieux de mésentente cordiale, au pire de violence. J’étais une élève tantôt effacée, puis révoltée, harcelée, puis humiliée, mais toujours très moyenne. J’ai cet impitoyable sentiment que l’école n’a pas su me protéger et que je n’ai pas pu me protéger d’elle, alors comment protéger mon fils ? Je me sentais tout bonnement incapable de passer cette étape. L’école à la maison ? Bien sûr que j’y ai pensé, mais, mais, mais... on a beau faire du pain maison on n’en devient pas boulangère pour autant. Ma raison me soufflait bien que c’était la même chose pour l’école. J’ai donc pris rendez-vous avec mon hypnothérapeute préférée pour contrôler mes pleurs effrénés chaque fois que je passais devant l’école, pour éviter d’angoisser et de stresser mon fils et pour apprendre à nous faire confiance à tous les deux. Mon chapitre avec l’école est écrit et passé, maintenant c’est son chapitre à lui, je dois le laisser l’écrire.

L’avis de la rédaction : le temps fait son œuvre et il le fait bien

Après la rentrée, les larmes et les crises ont continué et depuis, tous les jours, quelqu’un me dit que ça va finir par passer. C’est vrai : découvrir, s’adapter, prendre ses marques, ça prend du temps, quel que soit notre âge. Je sais très bien que mon fils va finir par aller à l’école le plus simplement du monde, mais en attendant je n’ai que quelques mots et mes bras à donner. Il faut réussir à accepter que plus les enfants franchissent d’étapes et plus nous devons rester spectatrices attentives. Cependant, si votre enfant a du mal à s’adapter à l’école, s’il ne trouve pas sa place et qu’il se sent de plus en plus mal, n’hésitez surtout pas à contacter un psychologue qui pourra lui donner les clés nécessaires pour effectuer une scolarité plus épanouissante.

🤗 Se comprendre, s'accepter, être heureuse... C'est ici et maintenant ! 
#BornToBeMe

Contacter un psychologue

Encore quelques conseils : Comment réduire le stress chez l’enfant ? 8 conseils pour l'aider

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