Le parent parfait n'existe pas, et c'est tant mieux !

Mis à jour le par Lauriane Amorim, rédactrice pour Wengood

18 livres sur l'éducation positive plus tard, je me retrouve, les vêtements recouverts de purée verte, en train de crier sur mon bébé qui n'en finit pas de cracher. Après m'être fait une tonne de reproches, j'ai décidé de laisser tomber : je ne serai pas un parent parfait... de toute façon, je suis sûre que ça n'existe pas !

Le parent parfait n'existe pas, et c'est tant mieux !

Parent parfait : la pression est trop forte

Quand on devient parent, force est de constater qu'il n'y a pas de mode d'emploi, pas de guide. On se jette alors sur tout ce qu'on peut trouver pour essayer d'avoir le petit être le plus équilibré possible. Education bienveillante, Montessori tout y passe pour devenir un bon parent et avoir un peu de chance de ressembler aux parents des réseaux sociaux qui rayonnent avec leurs enfants étincelants. Eh oui, la compétition est lancée et la remise en question est permanente. Mon enfant n'est pas obligé d'obéir, si je lui explique simplement les choses ça devrait fonctionner... sauf que ça ne fonctionne pas et mon cerveau bourré d'idées toutes faites sur l'éducation vrille complètement ! Il faut arrêter tout de suite de chercher à atteindre la perfection. Quand on se rendra compte que cette dernière ne sera jamais atteinte, on finira par rejeter la faute sur son enfant. On a connu plus parfait !

Pas un parent parfait, juste un parent qui dédramatise

Vous savez quoi ? Je crois que l'on a le droit de commettre des erreurs avec ses enfants. Plein d'erreurs même. Vous pouvez crier, parfois, dire que vous ne voulez pas faire de la pâte à modeler, de temps en temps, vous pouvez vous agacer mais la limite à ne jamais franchir c'est la violence, physique ou verbale, et bien évidemment la maltraitance.

Quand on est parent, il faut accepter de lâcher prise. Si le parent parfait n'existe pas, l'enfant parfait non plus. L'enfant que l'on a en face de soi n'est pas celui du livre sur l'éducation que l'on vient de terminer, alors il faut accepter et faire preuve de plus de souplesse. Avant, j'étais excédée quand la nounou me faisait une remarque. Quand par exemple elle me disait que la purée n'était pas assez mixée, que mon fils ne supportait pas qu'on lui dise non, où qu'il riait quand d'autres enfants pleuraient. Maintenant, j'écoute et j'oublie. Hors de question de passer la soirée à chercher des solutions sur les forums, à me remettre en question, à m'inquiéter. Avec les enfants la réalité est souvent loin de ce qu'on imagine et même si l'amour prime nous avons toutes nos propres limites. L'éducation, plus que tout autre, est un domaine où l'on apprend en tâtonnant. Mais si au lieu de partir dans une quête sans fin de conseils éducatifs, de réponses précises, de méthodes efficaces on laissait simplement un peu plus de place à la spontanéité ?

L'avis de la rédaction - Comment devenir imparfaite ?

La quête du parent parfait est vaine et entraîne une pression sur tous les membres de la famille : les enfants eux-mêmes doivent devenir de bons enfants pour répondre aux exigences de perfection de leurs parents. Pour le bien être de tous, il est urgent de devenir (ou de rester) une mère imparfaite. Celle qui accepte que son enfant soit frustré, en colère et crie. Celle qui ne propose pas forcément des activités extraordinaires pendant les vacances scolaires. Celle qui continue sa discussion d'adulte quand son enfant réclame son attention. Celle qui cultive son grain de folie et surtout celle qui se fout du regard des autres. Être bonne avec ses enfants, c'est aussi leur montrer que l'unicité, l'imperfection de chacun est une beauté et on ne le dira jamais assez mais une mère heureuse a forcément des enfants heureux, pour peu que l'on prenne du recul. Alors oui aux câlins et stop aux obligations !


Contacter un coach bien-être

Le plus important c'est quand même de construire de beaux souvenirs à ses enfants

Et aussi

Article proposé par Lauriane Amorim, rédactrice pour Wengood

Mon rêve de bonheur : redécouvrir le monde avec des yeux d'enfants

Nos derniers articles

Pourquoi la malbouffe nous fait tant de bien ?

Rien qu'en l'écrivant, je sens déjà que j'ai envie de manger et pas de manger n'importe quoi. Non, ce qui me donne envie et que je pourrais manger sans faim à toute heure de la journée (ou de la nuit), c'est d'un hamburger. Bizarrement, ce ne sont jamais les légumes qui me mettent autant l'eau à la bouche rien qu'en écrivant leurs noms. Il faut dire que la malbouffe sait y faire. Elle est aussi attrayante qu'addictive. Reste à savoir pourquoi...

Comment gérer l’anxiété face à la guerre en Ukraine ?

Guerre. Depuis des mois j’entends et je me répète ce mot. C’est un cauchemar. Le simple fait de l’écrire me paraît irréaliste. Les lettres s’affichent, mais le mot ne s’imprime pas dans mon esprit. Pourtant, je la vois, elle est là, tout proche : la guerre. Il y a les morts et l’exode, les enfants terrifiés qui pleurent, les mères inquiètes et celles et ceux qui se battent. Il y a les menaces et les espoirs perdus. Tout ça à notre porte avec l’impression horrible de ne rien pouvoir faire, mais que le moindre mauvais geste pourrait tous nous faire sombrer. Comment peut-on encore vivre sereinement, alors qu’en Ukraine, à côté, la guerre nous regarde dans les yeux et que les menaces nucléaires se multiplient ?

Harcèlement scolaire : comment réagir ? Comment aider son enfant ?

S’il est un phénomène qui se développe, mais qu’on aimerait éviter, c’est bien le harcèlement scolaire. Même s’il a toujours existé, ces dernières années, le harcèlement scolaire a pris de plus en plus d’ampleur, au point qu’il inquiète sérieusement les parents et les enseignants. Si vous avez détecté un problème chez votre enfant, un changement de comportement, sachez qu'il existe des solutions pour aider votre enfant face au harcèlement scolaire.

Phobie des chiffres, quand l’arithmophobie traduit un traumatisme

Je garde un souvenir cuisant de ma prof de maths de 5e, elle m’a tellement traumatisée que j’ai développé une aversion pour cette matière et je me suis toujours considérée comme “nulle” avec les chiffres. Même si je n’en ai pas peur, je continue toujours à les éviter, en étant persuadée que, de toute manière, je ne suis pas une “matheuse”. Si j’ai réussi à ne pas développer une peur pour les chiffres, ce n’est pas le cas de tout le monde. D’ailleurs beaucoup de gens en sont atteints et ne s’en rendent pas compte. Pour cause, on n'en parle pas, pourtant, il faudrait !

Auto-compassion : comment devenir notre propre meilleure amie ?

“Sois ta meilleure amie”. C’est une phrase que j’ai apprise il y a quelques années, car j’avais tendance à me déprécier tout le temps, que ce soit au sujet de mon corps ou mes compétences. Après un suivi thérapeutique, j’ai compris qu’il était essentiel que je sois empathique avec moi-même et que je pratique l’auto-compassion. Cependant, ce n’est pas un exercice facile à mettre en place. Comment la pratiquer alors ? En quoi est-ce important qu’on s’applique de la compassion ? Je vous explique tout.

Je me justifie tout le temps, pourquoi ? Comment on arrête ça ?

Un retard de train ? J’ai déjà passé 10 minutes à ME justifier. Une tâche que je n’ai pas pu terminer au travail ? Je pouvais passer encore PLUS de temps à me justifier. Pendant longtemps, j’ai eu l’impression de passer mon temps à expliquer mes faits et gestes, pour être certaine de ne pas être mal vue ou de ne pas froisser les gens qui me fréquentaient. Pourquoi en vient-on à se justifier tout le temps ? Et surtout comment on arrête ça ? Maintenant que j’ai réussi à ralentir mes justifications permanentes, je peux vous expliquer !

Les podcasts Wengood

Des podcasts avec du bonheur dedans parce qu'il est temps de penser à soi ! Retrouvez nos podcasts en intégralité ici.


Les Masterclass Wengood 


Chaîne Youtube : lesrdvdemilie by Wengood

Yoga, coaching, cuisine, rencontres etc... Bonnes vibrations en libre-service ! Allez hop, on s'abonne !


🎬 Et pour plus de vidéo, c'est par ici