Quand culpabilité et éducation bienveillante vont de pair...

Mis à jour le par Camille Lenglet

Patience, écoute, empathie, confiance, bienveillance… Autant de mots qui entrent dans les principes de l’éducation bienveillante. Oui mais voilà, ces mots qui reviennent en boucle peuvent parfois être culpabilisants pour les parents qui essaient de faire de leur mieux. Comprendre et tenir compte des émotions de son enfant est important, mais faut-il pour autant vouloir être le parent parfait ? Bien souvent, l’éducation bienveillante est porteuse de culpabilité tant les parents doivent faire attention à tout... Parlons de cette culpabilité.

Quand culpabilité et éducation bienveillante vont de pair...

L’éducation bienveillante, encensée et critiquée

Les conseils de l’éducation positive et bienveillante n’ont plus de preuve à faire. Nous savons depuis plusieurs années que c'est une éducation bénéfique, notamment grâce à la validation d'un bon nombre de psychiatres et de pédagogues reconnus. Parce que oui, c’est du bon sens de prendre en considération les émotions de son enfant et de lui expliquer les choses. 

Des jeunes parents avec leur enfant

Les personnes de ma génération se posent beaucoup plus de questions, notamment pour ne pas reproduire les erreurs de leurs parents 🧐. En 2024, nous voulons bannir de nos vies, et surtout de celles de nos enfants, les violences éducatives ordinaires !

Sur le papier, l'éducation positive est parfaite. Enfin, il y a encore la vieille école qui râle en disant que cela ne va créer que des enfants roi, intolérants à la frustration, mais il faut faire la sourde oreille à ce genre de discours 🤐. En revanche, il ne faut pas négliger le ressenti des parents qui la pratiquent. Si sur le papier, tout paraît être idéal, l'éducation bienveillance entraîne quand même un gros sentiment de culpabilité pour les parents qui ne savent plus où donner de la tête 🤯… 

Quand l'éducation positive surfe sur la culpabilité des parents

Les psychologues font de plus en plus souvent ce constat : des parents viennent les consulter, car ils se sentent coupables et perdus dans l'éducation de leurs enfants. Certains ont même la sensation qu'ils vont traumatiser leurs enfants s'ils ne respectent pas les principes à la lettre 😥. C'est vrai que c'est très déroutant, on nous dit que l'on doit prendre en considération les émotions de notre enfant, mais qu'en est-il des nôtres ? 

Le problème, c'est que beaucoup de raccourcis sont entretenus par certaines figures de l'éducation positive. Il est important de faire la distinction entre un enfant heureux à qui on impose des limites et un enfant que l'on néglige. D'autant plus que certains principes véhiculés par cette éducation sont vagues et laissent les parents démunis face à des enfants qui testent l'autorité parentale. C’est d’ailleurs ce qu’a constaté Maman Louve, dans un billet sur son blog 👇 :

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Je trouve les concepts de l’éducation bienveillante géniaux mais les solutions apportées parfois pas assez poussées. Typiquement : quand son enfant fait une bêtise, plutôt que de le punir ou le mettre au coin, il faut lui expliquer pourquoi il n’a pas le droit de faire ça. Mmmmm ok, très bien, c’est noté, et après ? Oui parce que le mien voyez-vous, il n’en a rien à taper du pourquoi, il va refaire la même bêtise inlassablement. J’ai un escalier chez moi, une mezzanine, il n’a pas le droit de monter seul, on lui a expliqué, 1 fois, 2 fois, 3 fois, 118 fois, 6549 fois, il retournait devant l’escalier et mettait son pied sur la première marche en nous regardant avec un grand sourire. Donc là concrètement, on fait quoi ? Je n’ai toujours pas la réponse, enfin si, vous pouvez toujours utiliser la technique du : « oh regarde là, il y a un truc incroyable » ou alors la faiblesse ultime : « tu veux un gâteau ? ». Et voilà, on tombe là où je tente d’en venir depuis le début : la culpabilité face à l’échec.

La culpabilité, un marché juteux

La parentalité positive est un terme difficilement critiquable pour les personnes qui ne veulent pas être des parents toxiques, comme l’explique le pédopsychiatre, Patrick Ben Soussan. On ne peut pas se prononcer négativement face à une telle volonté de bien faire 😅 ! 

Cependant, le problème n’est pas là, mais c’est le marché qu’il y a derrière. Et on tombe dedans, car on voudrait toutes et tous qu'il y ait une recette toute faite pour parvenir au bonheur et surtout à l'harmonie, avec notre enfant. Malheureusement, c'est une fausse promesse... Certains l'ont bien compris et n'hésitent pas à s'appuyer sur ce désir de bien faire pour faire dans le lucratif 🙄 !

Comment mettre de côté sa culpabilité ?

Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il est normal d’être perdue face à l’éducation bienveillante. On a envie de bien faire, mais aussi, on a des failles. La première chose à faire est de les accepter et de se rendre compte que le parent parfait n’existe pas. Chercher la solution magique qui nous permettra d’être apaisés avec notre enfant est impossible, car elle n’existe pas 

On a souvent des principes avant de devenir parents, mais la réalité nous rattrape bien vite. On sous-estime combien la parentalité n’est pas linéaire et facile, alors il faut accepter que tout ne puisse pas parfaitement se dérouler.

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“Entre les principes et la réalité, il y a parfois une faille, et ce n’est pas toujours facile à accepter. Quand je lis tous ces témoignages et ces articles, je rêve d’être une maman comme ça, jamais un mot au-dessus de l’autre, qui prend le temps de tout, et qui garde un contrôle sur elle-même à toute épreuve. Mais au lieu de ça, il y a parfois ce que je voudrais faire et ce que je fais. Alors oui, je tente d’être au maximum la maman bienveillante, car je suis convaincue du bienfait de cette éducation et qu’elle me parle vraiment beaucoup mais tant pis si je n’arrive pas à l’atteindre à chaque fois. À partir du jour où je me suis dit que c’était le modèle vers lequel je souhaitais tendre et non pas le modèle à suivre, j’ai commencé à ne plus culpabiliser quand je n’y arrivais pas.”

Faire de son mieux et lâcher prise

Les mots de Maman Louve résument tout : il faut connaître les grandes lignes de l’éducation bienveillante et faire de son mieux ensuite. Un peu comme une recette de cuisine, on sait quel ingrédient il y a, mais le dosage, c’est à nous de le faire en fonction du contexte et des émotions 😬. 

Tout n’est pas noir ou blanc, il y a des nuances de gris qui font que l’on peut se tromper. Le mieux est de reconnaître ses erreurs et de ne pas oublier de communiquer avec son enfant. On lui rappelle que l'on aime et on lui explique notre colère si jamais on sent qu'on a craqué. Parfois ce n’est pas si facile, mais on y travaille. 

Une fois ce lâcher-prise fait, une chose est sûre, c’est qu’on sera plus légère en culpabilité 😌 !

L'avis de la rédaction : une aventure remuante !

Être parent, ce n'est pas simple, cette aventure vient souvent remuer d'anciens souvenirs, d'anciens traumatismes qu'on ne veut pas transmettre à nos enfants. On se questionne, on se sent mal, perdues par moments et c'est bien normal. Si cette responsabilité de parent vous angoisse, que vous avez peur de transmettre les schémas familiaux, prenez rendez-vous avec un psychologue afin d'en parler et de trouver des solutions.

🤗 Se comprendre, s'accepter, être heureuse... C'est ici et maintenant !
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Sources : lexpress.fr / paroledemamans.com

Article proposé par Camille Lenglet

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