Être non-binaire : qu’est-ce que ça veut dire ? #identite

Mis à jour le par Camille Lenglet

Dernièrement le pronom “iel” est rentré dans le dictionnaire en ligne “Le Robert”. Un acte que je salue et qui permet aux personnes non-binaires d’avoir un peu plus de légitimité dans notre société. Cela normalise aussi le fait de ne pas se reconnaître et de s’apparenter à un genre. Je suis heureuse de constater que les choses évoluent un peu et qu’on ne s’enferme plus totalement dans une binarité. Cependant, qu’est-ce que ça veut dire exactement être non-binaire ? Je vous explique.

Être non-binaire : qu’est-ce que ça veut dire ? #identite
Sommaire : 

Qu'est-ce qu'une personne non binaire ?

Le concept de binarité, c’est lorsque quelque chose est noir ou blanc. Rapporté au genre, c’est lorsqu’on est femme ou homme. Néanmoins, pourquoi il n’y aurait pas un peu de gris 🤔 ? Une personne non binaire, c’est une personne dont le genre n’est ni femme ni homme. Lorsqu’on est non binaire, on peut être à la fois masculin et à la fois féminin, mais aussi entre les deux et… aucun des deux. La non-binarité remet en cause le principe de genre et des stéréotypes liés, tout comme le fait d'être transgenre

👉 Quand on naît, nous sommes cisgenres, c'est-à-dire homme ou femme. Cependant, des personnes ne se reconnaissent pas dans cette binarité.

Les stars non-binaires
Elliot Page, Cara Delevingne, Amandla Stenberg, Sam Smith, Ezra Miller, Miley Cyrus, etc. En France, Bilal Hassani a parlé de son homosexualité, mais il déconstruit le genre en portant des perruques, en se maquillant… On peut apparenter cela a être genderfluid, qui est encore différent. Néanmoins, il ne l’affirme pas ainsi, il ne s’identifie à aucune case comme il l’explique dans cette vidéo :

Quelle est la différence entre genderfluid et non binaire ?

Le mouvement LGBTQIA+ prend de plus en plus de visibilité et on voit davantage les termes de non-binarité et de genderfluid. Quand on ne connaît pas la communauté, mais que l’on veut bien faire, il est important de connaître la signification des mots. Être non binaire et être genderfluid ne signifie pas la même chose.

Une personne genderfluid navigue entre la masculinité et la féminité, ce n’est pas forcément le cas d’une personne non binaire. Comme je l’ai dit, la non-binarité signifie aussi s’identifier à aucun des deux genres. Par conséquent, une personne genderfluid peut être non binaire, mais l’inverse n’est pas possible.

Le drapeau de la non-binarité

Le drapeau de la non-binarité

Non-binarité et queer

Autre terme que je ne connaissais pas il y a quelque temps, c’est “queer”. Je pensais qu’il s’agissait aussi d’une autre manière de désigner la non-binarité, mais il y a une différence. Dire que l’on est non-binaire, c’est parlé de son identité de genre. Dire qu’on est queer, c’est faire référence à son orientation sexuelle.

👉 “Queer”correspond  à la lettre Q dans LGBTQIA+, cela désigne donc les personnes ayant une sexualité différente de l’hétérosexualité. Il est important de faire la distinction entre orientation sexuelle et identité de genre 🧐 !

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Comment savoir si on est non-binaire ?

Ce que je trouve beau dans la non-binarité, c’est la déconstruction du genre 👏. Cela m’a conduit à m’interroger aussi sur mon genre et la façon dont je me percevais. Je suis cisgenre (née féminin et je me sens femme), mais j’aime que les frontières se brouillent de plus en plus. On n’a pas à être un “sexe” ou un “genre”, mais une personne, un être humain 🙌.

Cependant, comment savoir si on est non-binaire ? C’est vrai que c’est une question délicate, car à cause des constructions sociales, on associe des stéréotypes à un genre. Il existe des femmes aux cheveux courts, qui ne portent pas de jupe et détestent le rose. Est-ce pour tant des femmes non-binaires ?

Ni femme ni homme

En réalité, il n’y a pas de réponse toute faite. Cela dépend de la façon dont on perçoit son genre assigné à la naissance et si on ressent une dissonance cognitive à ce propos. Par exemple, si on est très mal à l’aise avec les clichés associés à son genre, il faut pouvoir se demander si c’est parce qu’on ne s’identifie pas à ce dernier.

Il y a des jours où on peut se sentir plus masculine ou plus féminine, sans pour autant être transgenre. Et cela n'empêche pas d'être aussi transgenre non-binaire. En gros, il n'y a plus de frontières à cause de la construction sociale ! L'important est d’être à l’écoute de soi, de faire une introspection, pour savoir ce qui nous convient le mieux et de comprendre ce à quoi on s’identifie… ou justement, ce à quoi on ne s’identifie pas ou plus 🤗.

L’incompréhension de la non-binarité

En France, 13% des 18-30 ans ne s’identifient pas comme homme ou femme, d’après une enquête de 20 minutes. 8% d’entre elles sont “no-gender”, 11% genderfluid et 36% se reconnaissent dans le terme non-binaire. Cela provoque de nombreux débats de société, notamment avec le prénom “iel”, comme je l’ai dit en introduction 🤦‍♀️. La non-binarité ne laisse pas indifférente, elle questionne, voire, elle choque certaines personnes.

Néanmoins, il n’y a rien de choquant à vouloir déconstruire les problématiques et les stéréotypes de genres 😅. Tout le monde a le droit de s’affirmer comme iel l’entend ! Cela ne fait en rien du mal, puisqu’il s’agit d’une affirmation de soi dans une identification différente 💪. Depuis longtemps la différence fait peur, mais il faut l’accueillir avec bienveillance et cultiver son ouverture d’esprit pour respecter autrui.

L'avis de la rédaction : se faire accompagner

L'orientation sexuelle et l'identité de genre sont deux concepts à ne pas confondre. Pour autant, ils sont tous deux sources de nombreuses interrogations et peuvent occasionner des souffrances. C'est pourquoi il est intéressant de se faire accompagner par un psychologue durant cette phase de recherche de soi. N'hésitez à contacter l'un de nos spécialistes si vous en ressentez le besoin.

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Sources : madmoizelle.com / positivr.fr

Article proposé par Camille Lenglet

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