Obsession de la performance : et si on n’avait pas besoin d’être la meilleure ?

Mis à jour le par Camille Lenglet

Je ne quitte jamais mon ordi, je veille tard pour revérifier mes présentations, je me compare à mes collègues de travail… Au secours ! Je crois bien que le besoin d’être la meilleure au boulot me rend dingue ! Cette obsession de la performance et de vouloir être la numéro 1 touche énormément de personnes. Pourquoi a-t-on cette envie d’être la plus performante possible ? Qu’est-ce qui fait qu’on se conduit comme cela ? Et si on arrêtait tout simplement de vouloir être parfaite, ça serait pas mal, non ? Zoom sur ce comportement.

Obsession de la performance : et si on n’avait pas besoin d’être la meilleure ?
Sommaire : 

Pourquoi cette obsession de la performance ?

Le travail nous donne de la valeur

Luce Janin-Devillars, psychanalyste, explique que nous avons besoin d’être performantes parce que le travail est au centre de nos vies. Il définit notre existence et notre identité dans notre société moderne. Par le passé, on était identifiée par tout un tas d’autres paramètres comme, par exemple, sa croyance religieuse. La question “qu’est-ce que tu fais dans la vie” est centrale, elle nous permet de nous définir et de nous présenter à autrui. Notre travail nous donne notre valeur, il est le miroir de notre vie.

Une concurrence forte au travail

En plus de refléter notre existence, le travail instaure des objectifs qui peuvent nous mettre beaucoup de pression. En effet, dans certaines entreprises, il y a une forte concurrence entre les employés pour atteindre des chiffres précis. C’est un management toxique qui empire le besoin de performance et le stress au travail. Néanmoins, il est aussi possible que nous nous soumettions à une pression forte suivant nos propres valeurs et notre éducation.

Élevée pour être performante

Effectivement, combinée à ces deux raisons, on peut dire que l’obsession de la performance touche plus les personnes perfectionnistes qui ont besoin de tout contrôler. Être l’employée qui a décroché un gros contrat, celle qui a fait une présentation parfaite ou qui a eu un contact intéressant… Vouloir être la meilleure cache très souvent un besoin d’être reconnue, d’être appréciée et valorisée au travail.

📚 Les personnes qui ont la nécessité d’être performantes à ce point, ont souvent été élevées dans ce culte “d’être la meilleure”. Par conséquent, beaucoup d’entre elles ont le syndrome de la bonne élève, qui les poussent à vouloir faire plaisir et être parfaites.

Et si on arrêtait de vouloir être la meilleure ?

L’anxiété de ne pas être productive

Nous sommes poussées à être tout le temps productives dans le monde actuel. Il est logique que nous le restions au travail, mais il est nécessaire de pouvoir prendre du recul. Il ne faut pas vouloir être bonne dans tout, en s’imposant des objectifs inatteignables seule. Si ce qu’on a entrepris, n’a pas pu être mené à bien, on va se sentir mal de ne pas avoir réussi. 

⚠️ A terme, cela aura pour conséquence une augmentation de l’anxiété, voire pire ! Ce besoin d’être constamment la meilleure peut mener à un burn out.

Apprivoiser l’échec ?

Difficile de se dire qu’il faut apprivoiser l’échec, surtout pour quelque chose d’aussi important que ce pilier qu’est le travail. Cependant, il ne faut pas hésiter à accepter ses lacunes. On ne peut pas tout faire toute seule et ce n’est pas grave de le reconnaître ! Il faut pouvoir s’entourer, demander de l’aide à ses collègues ou à son manager. Il est important de prendre de la distance pour que la culpabilité ne nous envahisse pas, parce que nous ne sommes pas à notre maximum.

Prendre du recul

C’est indispensable de le faire pour comprendre ce besoin d’être la plus performante possible. Nous ne sommes pas qu’une cheffe de projet, qu’une puéricultrice, qu’une enseignante… Nous sommes aussi une femme, une amie, une citoyenne, une mère de famille, une voisine, etc. Il faut penser aux différentes identités que l’on a pour se rappeler que notre valeur ne se résume pas qu’à notre productivité professionnelle. Si on est obsédée par notre travail et notre désir de performance, c’est peut-être parce qu’on se réduit qu’à lui.

Vouloir être performante, c’est se cacher des problèmes ?

Le psychanalyste, Jean-Pierre Winter, explique que toute obsession est un déplacement. En effet, c’est un moyen de ne pas penser à d’autres choses qu’on identifie comme problématiques. Vouloir être parfaite cache donc souvent des traumatismes ou des problèmes enfouis en nous : le besoin de trouver une raison de vivre, notre couple ou au contraire notre célibat, notre confiance en nous, etc. 

🧠Il est donc important de trouver les raisons concrètes et parfois cachées dans notre subconscient pour pouvoir relâcher la pression.

L'avis de la rédaction : et si on commençait par faire de son mieux ? 

Et si au lieu de vouloir être parfaite, on faisait déjà de son mieux et qu'on apprenait de nos erreurs pour être tout simplement meilleure la prochaine fois ? Si ce besoin de perfection et d'être la meilleure vous handicape et vous empêche d'exprimer tout votre potentiel au travail, tournez-vous vers un coach afin de faire le point ensemble. 

Contacter un coach bien-être

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Sources : Elle.fr & Huffingtonpost.ca

Article proposé par Camille Lenglet

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