Fascination morbide : pourquoi l’horreur nous fascine autant ?

Mis à jour le par Justine Guilhem, rédactrice pour Wengood

Guerre en Ukraine, images de corps empilés au bord des routes, tueurs en série, faits divers glauques ou plus simplement, accidents de voiture, la confrontation à l’horreur, au sordide, nous excite autant qu’elle nous gêne, mais impossible de détourner les yeux. Pourquoi le terrible et l'effrayant nous fascinent-ils autant ? 😨 Eléments de réponse.

Fascination morbide : pourquoi l’horreur nous fascine autant ?
Sommaire : 

Fascination du morbide : entre compassion et plaisir

Une fascination de tout temps. À travers les siècles, les hommes ont toujours joué à se faire peur : ogres, ou loup mangeurs d’enfants dans les contes, vampires ou plus récemment l’Exorcist, le Silence des agneaux, Zodiac et pléthore de séries mettant en scène des tueurs ou du gore : The Walking dead, Dexter, Mindhunter, American horror story, etc. 😱 Alors pourquoi trouve-t-on du plaisir face à l’horreur ? Comment peut-on expliquer cette fascination pour le mal, pour le morbide ?

Que se passe-t-il du côté de notre cerveau lorsque nous sommes face à l’horreur ? Les chercheurs ont constaté que nous éprouvons face à un fait divers sordide à la fois de la souffrance et du plaisir. En effet, dans notre cerveau, le plaisir et la douleur fonctionnent ensemble, impossible de les séparer. 

👉 Le circuit de la douleur nous permet de compatir avec les victimes de la douleur, mais en même temps, le circuit du plaisir s’active lui aussi. D’où le sentiment ambigu de fascination - répulsion. 🧠

La peur : un plaisir cathartique

Se sentir vivant

Pourquoi ralentit-on pour voir les victimes d’un accident de voiture ? Pourquoi regarde-t-on les mêmes images de corps empilés au bord des routes en Ukraine ? Pourquoi a-t-on envie de voir ce qu'on n'a pas vraiment envie de voir ? Pourquoi lit-on avec plaisir un livre de Stephen King ou regardons-nous Hannibal Lecter se délecter d'un cerveau ? Dans un premier temps, notre attrait pour le macabre est le signe de notre empathie, nous expérimentons la souffrance d’un autre, tout en nous rassurant. En regardant les victimes, nous conjurons nos angoisses, nous ne sommes pas parmi elles. On se confronte à la mort pour se sentir encore plus vivants.

📌
Être témoin du malheur de quelqu'un d'autre permet de se rappeler à quel point nous sommes privilégiées. Ça nous rappelle que tout peut arriver et que nous avons de la chance, beaucoup de chance. Ce mécanisme permet de conjurer bien des angoisses. Cette curiosité refléterait notre curiosité pour l'invisible, la mort et les mystères de l'existence...

Extérioriser une peur

Être spectateur du morbide, nous permet de faire notre catharsis, dans le sens psychologique du terme, c’est-à-dire, extérioriser nos traumatismes. Au cinéma, au théâtre, en littérature, au sein même de notre confort matériel, nous nous imposons la peur : la boule au ventre, la gorge sèche, les frissons, la chair de poule, les sursauts... tout en sachant aussi que l'on peut aussi y mettre fin à n’importe quel moment. Nous gardons la main, quoi qu’il arrive, ce n’est pas la réalité, mais bel et bien une fiction.

Selon certains spécialistes, c’est notre sentiment d’impuissance, face aux drames du réel qui nous pousserait vers le morbide, celui que nous pouvons contrôler, qui nous permet de détourner le regard.

La fascination pour les tueurs en série

Monstre réel et héros de fiction, le tueur en série occupe une place à part entière dans notre attraction pour le morbide. Entre fascination et condamnation, il remplace le loup-garou ou vampire de la culture populaire. Il représente le danger envers la communauté et de fait, renforce cette communauté. Son exclusion et son anormalité nous rassurent sur notre propre normalité, cependant, son apparente banalité, nous pousse aussi à nous interroger. Aurions-nous pu, nous aussi, commettre ces crimes ? Les tueurs en série, représentent donc les limites que nous ne pouvons pas franchir, sous peine de perdre notre humanité.

Fasciner au point d'aimer

Certaines personnes sont par contre réellement fascinées par les tueurs en série, au point de les aimer. Lorsque la fascination pour un tueur en série se transforme en attirance, amoureuse ou sexuelle, on parle alors d’hybristophilie. Certains criminels reçoivent des lettres en prison ou sont mêmes demandés en mariage. C'est un phénomène qui touche principalement les femmes qui ont 3 profils différents : les femmes qui croient au pardon et à la rédemption (syndrome de l'infirmière), celle qui souffre d'une grande solitude affective et celle qui a un trouble psychique et qui souhaite attirer l'attention du criminel sur elle. L'hybristophilie est bien souvent une pathologie qu'il faut soigner. 

L'avis de la rédaction : l'hypersensibilité et l'horreur

Autant certains sont fascinés par l'horreur, autant d'autres ne la supportent pas. Les personnes hypersensibles ne savent généralement pas comment traiter cette émotion. En effet, ce sentiment est trop fort à gérer et provoque bien souvent des crises d'angoisse. Il faut donc pouvoir se protéger des images violentes lorsqu'on a une grande sensibilité. Si on sent que nos émotions sont trop envahissantes et incontrôlables, il est important d'en parler à un professionnel. Un thérapeute pourra détecter une hypersensibilité et aider à maîtriser ses émotions face à l'horreur ou à un drame.

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