Noël en deuil : comment gérer les fêtes sans elle ou sans lui ?

Mis à jour le par Camille Lenglet

Il y a 5 ans, ma mère est décédée brutalement dans un accident, lui arrachant la vie du jour au lendemain. J’étais à peine indépendante, j’avais une relation très fusionnelle avec elle. Le choc a été immense, je n’avais jamais ressenti une telle détresse et un tel chagrin. Il a fallu tout réapprendre et le temps des premières fois sans elle a été très dur. Je crois que le plus compliqué a été de faire les fêtes de fin d’année et de gérer son absence à Noël…

Noël en deuil : comment gérer les fêtes sans elle ou sans lui ?
Sommaire : 

Noël en deuil : pas trop l’esprit à la fête...

J’ai perdu ma mère, mais je sais que d’autres personnes ne sont pas les seules à traverser un deuil lors des fêtes d’année. Cela peut être un conjoint, une sœur, une amie, bref, une personne chère à notre cœur. Quoi qu’il en soit, on n'est pas vraiment d’humeur à la fête, la tristesse nous envahit tellement

Avec le recul, je peux maintenant dire que j’ai observé deux choses avec le décès de ma mère :

👉 Il n’y a pas de règles pour bien vivre les étapes du deuil.

👉 Il faut du temps, quoiqu’il arrive.

Quand on intègre cela, on comprend donc qu’il n’y a pas de meilleure façon de fêter Noël pendant un deuil. On peut choisir de le faire ou pas, on peut le faire avec la famille ou les amis, l’important est de ne pas se mettre plus en souffrance 😞. De mon côté, je voulais quand même partager un moment avec ma famille, pour profiter de ceux qui sont vivants et qui m’entourent.

Comment gérer son deuil pendant les fêtes de fin d’année ?

Même s’il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de gérer son deuil pendant Noël, j’ai quand même quelques conseils à donner. Il s’agit de mon expérience et des petites choses qui m’ont aidé à mieux traverser ce moment, mais il faut garder à l’esprit que chacune gère ses émotions et sa peine comme elle peut ❤️.

Communiquer ses émotions

J’avais peur que ces premières fêtes de fin d’année, sans elle, soient ingérables avec mon hypersensibilité 😥. Le décès était encore trop récent, il datait de quelques mois à peine. Pas assez pour s’en remettre, mon cœur était encore lourd... Mais ce qu’il faut se dire, c’est qu’il ne faut pas avoir honte de ce que l’on ressent. C’est normal d’éprouver de la peine après un décès, il ne faut pas avoir peur de “craquer”. 

Ma crainte était de fondre en larmes et c’est arrivé le matin de Noël, lors de l'ouverture des cadeaux. Ma famille m’a soutenu et m’a dit qu’elle comprenait, surtout mon père. On a pu parler de ma mère et partager notre immense chagrin, je me suis sentie moins seule grâce à ça.

Laisser les autres prendre l’organisation en main

C’est ce qui a été le plus bénéfique pour moi. Je n’avais pas envie de gérer l’organisation des fêtes de fin d’année. J’ai pris du temps pour moi, je me suis reposée. Je n'ai eu que les “bons” côtés de Noël. Il est important de pouvoir déléguer et d’être accueillie par son entourage et que la famille prenne le relais. En plus, ça permet de faire autre chose qui est essentiel : changer d’air 🙌 ! En tout cas pour ma part, vu que le reste de ma famille vit dans une autre région.

👉 Encore une fois, ça m’a fait énormément de bien, mais il y a d’autres personnes qui préfèrent prendre les choses en main et s’activer pour s'occuper l’esprit. C’est aussi un moyen d’avoir le contrôle sur des choses qu’on maîtrise, ce qui n’est pas le cas du deuil…

Créer du partage

On peut choisir des moments où on s’isole et des moments où on partage des activités ou des repas avec ses proches. Ils sont importants, car ils nous rappellent ceux et celles qui sont présents et encore vivants. J’ai pu ainsi profiter de mon père, de ma grand-mère et des autres membres de ma famille. C’est un moyen de s’accrocher aux autres personnes qui comptent. D’autant plus que, comme je l’ai dit, eux aussi traversent un deuil. On peut donc en parler et se remémorer des moments de joie, avec nostalgie et émotion, de la personne absente.

Avoir des moments de bonheur

Ce qui est plus difficile, c’est de se dire qu’on a le droit d’avoir des moments de bonheur, de joie et de rire. Lors de ce premier Noël sans elle, j’ai quand même profité des pitreries de mon cousin, des blagues de mon oncle, d’une partie de jeu de société qui part en fou rire, etc. On peut avoir un sentiment de culpabilité qui nous envahit parfois, mais il ne faut pas s’attarder dessus. Au contraire, on a besoin de ces moments pendant le deuil pour s’accrocher à la vie et pour avoir la preuve qu’elle mérite d’être vécue....

La première année est la plus difficile

Ce dont je me suis aperçue à travers mon deuil, c’était que la première année était vraiment la plus difficile. Il faut revivre une première fois sans elle ou sans lui pendant un an. Pâques, son anniversaire, mon anniversaire, la rentrée, les saisons, etc. Les fêtes de fin d’année et Noël en particulier sont des moments encore plus difficiles. C’est un rassemblement familial, alors quand un être cher manque, on perd nos repères 💔…

Cependant, le temps va faire son œuvre. On va réussir à traverser cela et la douleur va s’apaiser. Je ne dis pas qu’elle va disparaître, le manque est toujours là 😟. Néanmoins, la plaie du deuil a un peu cicatrisé. Noël, comme les autres événements, se perpétue dans une nouvelle réalité. Ce qu’il faut, c’est se faire accompagner pour essayer de traverser cette épreuve du mieux que l’on peut.

>>> Besoin de soutenir un proche ? Voici des textes pour réconforter une personne en deuil

L'avis de la rédaction : chacun gère comme il peut

Le premier Noël sans l'être cher est le plus difficile. Chacun gère comme il peut... Si l'approche de cette fête génère en vous une grande souffrance, que les larmes sont incessantes et que vous vous sentez déprimée, n'hésitez pas à contacter un psychologue pour traverser au mieux cette période difficile. C'est une aide précieuse.

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