Comment aider un proche victime d’un pervers narcissique ?

Les victimes d'un pervers narcissique ont du mal à prendre conscience de leur situation. Pour cause : elles ont subi un lavage de cerveau. En passant tour à tour d'un odieux personnage à un être attachant, le manipulateur sème le trouble autour de lui. Mais moi, je ne suis pas dupe. Je ne manque ni de patience, ni d’énergie, ni de recours pour aider mon amie à ouvrir les yeux. Grâce à ces 6 étapes, elle se libérera de son emprise pour se reconstruire.

Sommaire :

« Ce n'est pas ton rôle de guérir les personnes toxiques. Mais c'est ton rôle de guérir la part de toi qui résonne avec leur toxicité. » - Les mots positifs

6 conseils pour accompagner un proche qui souffre d’un pervers narcissique

Voilà comment je m’y prends pour aider mon amie à se débarrasser de cette relation toxique

1. Je lui ouvre les yeux sur son bourreau

Si une victime reste avec son bourreau, c’est qu’elle ne le perçoit pas comme tel (à moins d’être masochiste…) L'impression qu’elle va réussir à soigner l’autre, à le changer, l’anime. Abandonner son partenaire ? Impensable. Et pourtant, ce dernier profite de la situation et ne fait aucunement preuve de bienveillance. 

➡ Une personne extérieure à la situation doit lui ouvrir les yeux pour qu’elle puisse détecter le pervers narcissique qui se cache derrière ce comédien.

2. Je l’aide à prendre conscience de ses besoins

Tout en douceur et dans le respect, je l’invite à me confier ce qu’elle ressent, son quotidien… Pour l’amener à s’interroger et à réaliser la toxicité de son partenaire. Une opération commando serait trop brutale alors j’évite d’employer des mots crus et de l’assaillir de  « manipulateur », « emprise » ou « pervers narcissique ». Mieux vaut éveiller sa conscience petit à petit, en demandant par exemple :

  • « Que me dirais-tu si je vivais ce que tu me racontes ? »
  • « Est-ce de ce genre de relation dont tu as envie ? »
  • « De quoi as-tu réellement besoin ? »
  • « Que dirais-tu à ta meilleure amie si elle vivait la même chose ? »

Bien que fortement déconnectée de ses besoins, la victime sera sensible à  cet effet miroir. En la poussant à se questionner ainsi, je plante des graines qui fleuriront tôt ou tard.

3. Je lui rappelle les faits aussi souvent que nécessaire

Après la prise de conscience, tout n’est pas gagné et les moments de rechute seront fréquents. Le doute va régulièrement surgir… La victime va se demander si elle n’exagère pas, si elle n’est pas folle. C’est donc à ce moment que je dois la ramener sur Terre, avec un soutien factuel. 

➡ 1 fois, 10 fois ou 20, je lui rappelle les faits. Oui, tout cela s’est réellement passé et non, son bourreau n’est pas une victime.


La patience, mon maître mot

Il peut se passer beaucoup de temps entre la prise de conscience et le moment où la victime prend la décision de partir. Pendant toute cette période, mon soutien et ma patience seront primordiales pour éviter qu’elle fasse marche arrière.


4. Je reste, quoi qu’il arrive

Pour rester dans le déni, ou pour extérioriser sa souffrance, mon amie me rejettera. Ses réactions pourront me heurter ou me blesser… A moi d’être forte. Je dois me faire à cette idée, et ne jamais lui tourner le dos. Car c’est une personne sous influence, qui souffre et qui ne sait pas comment l’exprimer. Éprouver de la rancœur à son encontre et l’abandonner n’arrangera rien.

5. Je la crois sur parole et ne la juge pas

Après une telle maltraitance physique et psychologique, la victime a besoin d’un soutien de taille, et sans faille. Je branche le mode écoute active et comprends ses émotions, sans émettre aucun jugement. Lui reprocher sa passivité, ou lui dire qu’elle se fait marcher sur les pieds la déstabiliserait plus qu’autre chose. Une personne brisée se libère d’un poids si elle est prise au sérieux.

6. Je veille à ce qu’elle entame une démarche de reconstruction

Pour voir la lumière au bout du tunnel, elle devra sûrement entamer des démarches juridiques ou psychologiques. Car quand vient le temps de la reconstruction, être accompagné par un professionnel, bien informé sur le sujet, est salvateur. De quoi permettre à la victime d’à nouveau développer sa confiance en elle, et de comprendre pourquoi elle est attirée ce type de relations, de façon à ne plus reproduire ce schéma.


Et moi dans tout ça ?

Aider ne veut pas dire tout porter sur mon dos. Moi aussi, je dois être préservée ! D’où l’importance de faire appel à un professionnel pour qu’il prenne le relais.



L’avis du psy – L’isolement, la pire des réactions

La psychologue et thérapeute de couple Hélène Royer explique que la victime a tendance à se replier sur elle-même par honte, pour se voiler la face ou tout simplement parce que le but du pervers narcissique est d’isoler sa partenaire. La laisser s’isoler, c’est l’abandonner, c’est la laisser entre les griffes de son bourreau. Après la prise de conscience et les étapes citées précédemment, il faut l'aider à se reconstruire. N’hésitez pas à lui rappeler ses qualités, sa gentillesse, son importance, ses valeurs ou encore ses compétences. Vous pouvez aussi l’encourager à se réinscrire dans des activités qu’elle apprécie. Dites-lui qu’elle n’a rien perdu en route, qu’elle doit simplement retrouver la personne qu’elle était avant ces mois de souffrance. 

Suivant l’ampleur des dégâts, se faire accompagner par un professionnel sera d’autant plus efficace.

Contacter un psy

*Source : ra-santé.com

Sur le même sujet, découvrez comment énerver un pervers narcissique, et comment oublier un pervers narcissique.

Article proposé par
Justine Guilhem, rédactrice pour Wengood

Mon rêve de bonheur : faire de ma vie un grand terrain de jeux

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