Je ne sais pas déléguer, pourquoi ? 4 pistes de réflexion !

Mis à jour le par Camille Lenglet

J’ai un problème. Un problème qui n’est pas grave, mais qui bien souvent, m’a mis sur les genoux. Eh oui, pendant longtemps, je n’ai pas su déléguer, que ce soit le boulot ou les corvées. Heureusement, je me soigne et j’ai réussi à m’améliorer. Mais quand même, pourquoi il y a des personnes qui, comme moi, n’arrivent pas à déléguer ? J’ai eu envie de creuser la question et voici quelques éléments de réponse.

Je ne sais pas déléguer, pourquoi ? 4 pistes de réflexion !

4 raisons qui font que je n’arrive pas à déléguer

1 - Personne ne le fera aussi bien que moi

Je n’arrive pas à confier des tâches, que ce soit au travail ou à la maison, car j’ai tout simplement le sentiment que ça ne sera pas aussi bien fait que si je le fais moi. C’est probablement mon côté psychorigide qui a besoin que tout soit fait selon MA vision des choses. Sauf qu’il y a autant de façon de faire que d’être humain sur terre. Pourquoi donc le linge fait par mon conjoint serait-il moins bien fait que par moi 😅 ?!

C’est une croyance erronée, mais il faut dire que la société ne nous aide pas beaucoup lorsqu’on est une femme. Je m’explique. On a l’habitude de prendre beaucoup plus de charge mentale (voire l’entièreté). Dès l’enfance, on est conditionné à tout faire pour les autres et à force, on se persuade qu’on est la seule à pouvoir remplir ce rôle. Sauf que, spoiler alert, tout s’apprend 😬 ! 

👨‍👩‍👧

J’ai bien souvent observé des mamans dans ce genre de situation. Je pense que le conditionnement s’exacerbe avec l’arrivée d’un bébé. Les mères ont beaucoup de choses à gérer et les pères se mettent bien souvent en retrait. Alors bien souvent, quand ce dernier se décide à aider, la mère n’arrive pas à déléguer, car elle s’inquiète pour le bien-être de son enfant. Vive la société patriarcale hein !

2 - J’ai la flemme d’expliquer

Admettons, on commence à lâcher du leste et à se dire qu’il faut déléguer. Je reprends l’exemple ci-dessus, pour pouvoir confier des tâches, il faut expliquer. Parfois, on a juste la flemme de faire ça 😖 ! On finit par se dire que ça ira plus vite qu’on le fasse nous-même, que l’on donne les instructions à une tierce personne

Sauf que l’on oublie une chose. Il y aura une explication, qui va prendre un peu de temps certes, mais elle sera donnée qu’une fois. Du moins, même si on doit redire quelques petites choses, ça ne prendra jamais autant de temps que si on le faisait à chaque fois nous-même. C’est ce que j’essaie de me dire quand je sens que j’ai la flemme de tout détailler 🙃.

Un petit conseil 

Évitez de donner les explications et de faire la passation lors d’un moment de rush. Je ne parle pas que du travail, mais aussi dans le perso ! Si on est pressé par le temps, on va être un peu plus stressé, on aura plus de mal avec nos émotions négatives et du coup, c’est là que les contrariétés et les disputes peuvent apparaître ! Alors, on choisit bien son moment et on met sa flemme de côté.  

3 - Je ne sais pas faire confiance

Confier quelque chose à une autre personne, c’est donné un peu de sa confiance. Rien n’est moins facile que de donner sa confiance, surtout dans un contexte où on connaît peu la personne. J’ai déjà du mal à avoir confiance en moi, alors en avoir assez pour la transmettre, c’est quelque chose de compliqué. 

En fait, ce qui se cache derrière cela, c’est la crainte d’être déçue et la peur de l’échec 😨. Bah oui, imaginons que la personne n’arrive pas à faire ce que je lui ai demandé, j’aurais l’impression que ma confiance aura été trahie. Alors bien sûr, il ne s’agit pas de petites tâches anodines, mais de choses qui ont bien plus d’ampleur. Quand on confit un portefeuille client à une nouvelle recrue dans l’entreprise, on n’a pas confiance. Même si on a tout fait pour recruter la bonne personne, la déception serait trop grande. 

💀❌

Sauf que voilà, les erreurs, ça arrive à tout le monde. Je pense qu’il faut apprendre à relativiser et à se dire que rien n’est grave, il n’y a pas mort d’homme. Je sais, c’est difficile, mais ça permet de relâcher un peu la pression et d’apprendre à faire un peu confiance aux autres.

4 - Ça me donne une sensation de contrôle

Le contrôle, ça me rassure. Je me sens apaisée quand j’ai toute la situation en main et que j’ai visualisé une tonne d’imprévus potentiels. Bon, j’avoue qu’en réalité, cette sensation de contrôle et d’apaisement de la “non-délégation” cache mon anxiété d’anticipation, voire mon anxiété tout court. 

Je parie que je ne suis pas la seule à éprouver la grande satisfaction à avoir le contrôle de A à Z, sur des choses en plus, qui sont totalement anodines. Non pas que ça révèle un côté dictatorial (enfin je crois), mais ça fait du bien de se dire que tout est maîtrisé, du moins en apparence 🤐. 

Lâcher les rênes

En effet, ne pas déléguer nous donne une sensation de contrôle, mais elle est souvent illusoire. On a l’impression d’envisager tous les scénarios possibles, mais bien souvent, la vie nous rattrape et elle nous rappelle à l’ordre. C’est pourquoi il faut apprendre à lâcher-prise et à se dire que, de toute manière, la vie est comme ça et qu’il y a parfois des bonnes et des mauvaises surprises ! 


 Voilà en ce qui me concerne, je n'arrive pas à déléguer pour ces raisons. Comme je l'ai dit, je travaille dessus, d'ailleurs j'espère que mes petites pistes de réflexion vont vous aider aussi. Courage ✊ ! 

L'avis de la rédaction - Avancer à plusieurs

Apprendre à déléguer n'est pas évident, quand on l'a jamais fait. C'est encore plus complexe lorsqu'on a eu des déceptions. C'est pourquoi il faut travailler sa confiance et se dire que, de toute manière, il est impossible de tout mener de front. Bien sûr, faire ce travail seul n'est pas chose simple, alors pourquoi ne pas rencontrer un ou une coach pour avancer sur cette problématique ? En quelques séances, vous serez boosté et vous aurez appris à lâcher un peu plus prise !

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Article proposé par Camille Lenglet

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