Je suis trop gentille, au secours !

J'ai toujours été la fille sympa. Celle qui sourit même si on ne lui sourit pas, qui rend service même si on ne lui parle pas toujours bien et qui en plus trouve toujours des excuses aux comportements des autres. Trop bonne, trop conne ? Non j'avais surtout l'impression d'être une super héroïne qui répandait sa bienveillance sur le monde. Mais une super héroïne un peu malheureuse...

Sommaire : 

Gentille ou trop gentille ?

Nombreuses sont les personnes qui pensent qu'on ne peut pas être trop gentilles, que l'on attend toujours quelque chose des autres, en retour. Respect, complaisance, amour. Pourtant, il arrive parfois que notre gentillesse ne soit pas récompensée. Que l'on ne reçoive pas la pareille. D'après mon expérience, je ne peux pas dire que les autres profitaient vraiment de ma bonté. Ils n'en avaient juste rien à faire de mes sentiments. Sous couvert de vouloir éviter le conflit je ne répondais pas aux piques désagréables et je faisais même attention à ne pas blesser en retour. Je me suis souvent demandée si telle ou telle personne méritait vraiment mon amitié et ma gentillesse ? La réponse n'était pas évidente.

>>> Cet article pourrait vous plaire : 10 signes qu'une amitié n'est plus réciproque

Impossible de dire non

Les personnes trop gentilles ont les plus grandes difficultés du monde à dire non. "Je n'ai pas le temps de rendre ce service, mais j'y vais quand même.", "Je n'ose pas couper cette conversation inintéressante et j'arrive très tard chez moi". Tout ça arrive parce que nous sommes incapables de mettre des limites aux autres. Nous n'arrivons pas à nous affirmer et à dire non. La différence qu'il y a entre être gentille et être trop gentille, c'est justement la capacité que l'on a à se faire passer en première, à ne pas se rendre malheureuse pour les autres. C'est difficile, mais pas impossible.

Comment ne plus être trop gentille sans être un monstre ?

Être gentille n'est pas un défaut. L'empathie est essentielle, ce qu'il faut modifier c'est la peur du regard des autres et l'incapacité à poser des limites. Et la bonne nouvelle c'est que l'on peut tout à fait faire ça sans écraser personne et sans devenir méchant. Dans la réalité, il n'y a pas les gentils d'un côté, les méchants de l'autre. Il faut seulement réussir à s'exprimer, à avoir des relations épanouissantes et à vivre heureux.

1. Ne vous excusez plus à longueur de temps

Essayez de passer tout une journée sans dire "désolée" et vous vous rendrez compte à quel point vous utilisez ce mot. Souvent pour rien ou simplement pour apaiser votre culpabilité. Pourquoi ne pas essayer de remplacer "désolée" par "merci". Vous verrez que vos relations gagneront en qualité.

2. Pensez aussi (d'abord) à vous

Lorsque quelqu'un vous demande votre aide, votre affection, votre temps, au lieu de courir vers cette personne demandez-vous d'abord si vous pouvez le faire : Avez-vous fait tout ce que vouliez faire ? Avez-vous résolu vos problèmes ? Avez-vous la capacité physique et mentale de rendre service tout de suite ? Vous devez d'abord satisfaire vos propres besoins ! C'est aussi un bon moyen de faire fuir les profiteurs.

3. Faites part de vos blessures

En tant que gentilles on a tendance à pardonner trop facilement quand bien même la blessure serait indélébile. Si quelqu'un vous blesse, il faut le lui dire, gentiment mais clairement, sinon cette personne ne prendra jamais conscience des conséquences de ses actions. Pardonnez, parce que la rancune est inutile, mais ne pardonnez pas trop vite.

4. Dites non

Si en disant "oui" vous n'avez pas la satisfaction d'aider ou de voir un ami, c'est que vous avez dit oui par obligation. Entraînez-vous à dire non. Vos amis seront sans doute un peu surpris au début, mais vous n'êtes pas là pour dire amen à tout ce qu'ils proposent.

5. Donnez votre avis

Partagez votre opinion. Qu'il s'agisse d'un débat entre amis, du choix du restaurant ou du film à voir, donnez votre avis et ne laissez pas toujours les autres décider à votre place. Soyez assertive et n'ayez pas peur du conflit. Nul besoin de le rechercher, mais n’essayez pas coûte que coûte de le fuir.


L'avis de la rédaction - Pourquoi ne pas être trop gentille ?

La question pourrait être légitime. Il est vrai que la gentillesse est une qualité dont nous avons besoin pour entretenir de bonnes relations. Ceux qui sont trop gentils sont souvent dans des relations déséquilibrées. Ils s’accommodent sans cesse des désirs des autres, et sont parfois gentils jusqu'à s'en rendre malheureux. Ce comportement biaise les relations. Les autres perçoivent un masque, quelqu'un qui rend service pour ne pas déplaire, qui les brossent dans le sens du poil et qui manque d'honnêteté. Bref, il n'y a rien à gagner à être trop gentille pour les autres.

Contacter un coach bien-être

Besoin d'un expert pour savoir "pourquoi j'ai tant besoin d'être aimé" ? On en a un !

Découvrez aussi :

Mon rêve de bonheur : redécouvrir le monde avec des yeux d'enfants

Les commentaires

Nos derniers articles

Je suis nostalgique, comment arrêter de regarder en arrière ?

Lorsque j'ai du mal à m'endormir, lorsque je m'ennuie ou que les pensées divaguent, i...

Lire

Syndrome du sauveur : que cache cette empathie démesurée ?

J’ai parfois eu la sensation que je devais aider ma famille ou des amies, jusqu’à ce ...

Lire

Sexomnie : quand le somnambulisme devient sexuel...

Se faire réveiller en pleine nuit par des attouchements de la part de son partenaire ...

Lire

Phobie d'impulsion tout savoir pour comprendre et guérir

“Si je tourne le volant là d’un coup, on aurait tous un accident mortel"... On a déjà...

Lire

PMA pour toutes : enfin le droit d’avoir un enfant

Je veux avoir le choix de faire un bébé, que je sois en couple avec un homme ou une f...

Lire

Les podcasts Wengood

Des podcasts avec du bonheur dedans parce qu'il est temps de penser à soi ! Retrouvez nos podcasts en intégralité ici.

Chaîne Youtube : lesrdvdemilie by Wengood

Yoga, coaching, cuisine, rencontres etc... Bonnes vibrations en libre-service ! Allez hop, on s'abonne !


🎬 Et pour plus de vidéo, c'est par ici