Je suis casanière, et fière d'être pantouflarde !

Mis à jour le par Lauriane Amorim, rédactrice pour Wengood

J'aime être et rester chez moi. C'est presque impensable de dire ça, après avoir vécu une année de pandémie et de confinements et pourtant, je suis de celles qui ne s'ennuient pas chez elles, et je l'avoue, qui rechigne parfois à sortir de la maison. Blasphème ! Être casanière, c'est souvent mal vu, mais moi, j'assume, et je ne suis pas si asociale qu'il n'y paraît…

Casanière, une vie dans ma parenthèse enchantée

J'arrive très bien à ressentir le plaisir de sortir. Avant la pandémie, j'adorais même aller au restaurant, ou parfois au ciné entre amis, mais pourtant, chaque fois que le moment de mettre le pied dehors arrivait, il me fallait une bonne dose de motivation pour passer la porte. Finalement, j'étais bien plus attirée par l'idée de rester tranquillement sur mon canapé, de me préparer un bon petit plat et de terminer la journée devant un bon film, au chaud. Je n'ai pas particulièrement d'attrait pour le monde extérieur et je m'épanouis pleinement à l'intérieur, chez moi. There's no place like home, ou home sweet home pourraient être mes mantras. Et si ces phrases existent, c'est bien que je ne suis pas la seule à aimer retrouver mon nid.

Moi-même, chez moi

Bien sûr, avant 2020 et l'arrivée de la Covid, je passais plus de temps à l'extérieur et ma maison représentait ma parenthèse enchantée. Cet espace à l'abri des regards où je peux enfin être moi-même, tomber le masque, être en sécurité et reprendre le contrôle de mon univers. Alors, évidemment, quand le premier confinement est arrivé, je suis devenue cette fille bizarre qui ne voyait pas une privation de liberté, mais une liberté nouvelle : j'avais enfin l'autorisation de rester chez moi ! Loin de l'agitation du monde, je prenais mon temps, je faisais le point, je profitais de ma famille en toute intimité, j'apprenais à me connaître, j'échappais enfin au stress et à l'angoisse. Alors bien évidemment, avec le déconfinement, c'est le syndrome de la cabane qui m'a guettée. Comment quitter ce cocon apaisant et sécurisant ?

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Casanière, mais pas misanthrope

Si je suis casanière, c'est parce que chez moi, je me sens plus en sécurité qu'à l'extérieur. Je me suffis à moi-même et je n'ai pas besoin du regard des autres pour exister, d'autant plus que c'est ce même regard des autres qui m'insécurise. Pour autant, j'ai des amis et je perpétue une longue tradition familiale : si je sors peu, en revanche, je reçois beaucoup. J'adore voir du monde, mais chez moi, là où je me sens le mieux, sur mon terrain. Comme avant une représentation théâtrale, je soigne l'éclairage, je m'apprête, j'installe le décor de la soirée et quand tout le monde est parti, je ferme la porte, comme je tire le rideau. Ce sont toutes ces petites choses qui me manquent quand je dois sortir. Dehors, je ne suis plus la maîtresse de cérémonie, je redeviens spectatrice, j'ai moins de contrôle, moins d'importance aussi.

Une question d'équilibre

Mais l'amour naît du désir et l'on n'est jamais autant content de retrouver ceux qu'on a dû, un temps, quitter. Alors, si j'aime tant mon chez moi, c'est bien aussi parce que je dois le quitter. Dans la vie, tout est question d'équilibre et je serais hypocrite en ne disant pas que l'extérieur recèle aussi quelques plaisirs. Cependant, si le confinement m'a appris quelque chose, c'est bien à être mon propre moteur, à plus m'écouter. Je mets le nez dehors par envie et (presque) plus jamais par contrainte, ou poussée par le groupe : "allez viens, tu vas voir, ça va être super.", "allez, tu vas pas encore rester chez toi." J'apprends à dire non et je sélectionne mes sorties afin de n'en retirer que le meilleur.

Comment assumer d'être pantouflarde ?

Peut-être en arrêtant déjà d'employer le mot de pantouflarde, qui n'est pas flatteur et qui ne représente plus vraiment la réalité. Les nouvelles technologies, la prise de conscience écologique et la Covid permettent plus que jamais d'assumer sa vraie nature de casanière. Le chez soi, la maison, n'est plus le lieu de l'inactivité et plus seulement celui du repos. Aujourd'hui, chez soi, on télétravaille, on crée et surtout, on réduit son empreinte carbone !

Inutile donc de chercher à lutter, à devenir moins casanière. Aimer rester chez soi est un bonheur comme un autre. Rien de malsain, rien de honteux, alors comme pour tout ce qui nous fait plaisir et qui nous fait du bien, on assume, on ne culpabilise pas et on profite.

L'avis de la rédaction : à chacune sa vision du bonheur ! 😊

L'important, ce n'est pas d'être casanière ou non, c'est de trouver SON bonheur, ce qui vous rend heureuse et vous permet de vous épanouir. A chacune ses envies, le tout est d'être en phase avec soi-même, avec ses valeurs et ses envies. Il y en a pour tous les goûts ! Attention cependant à ne pas confondre "être casanier" et "avoir peur de l'extérieur", dans ce cas, tournez-vous vers un spécialiste afin de faire le point ensemble sur votre situation.

Contacter un coach bien-être

Allez, positivez : Et si le confinement avait du bon ? Les 8 points positifs de rester chez soi

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Article proposé par Lauriane Amorim, rédactrice pour Wengood

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