Je me dévalorise sans cesse… Pourquoi et comment arrêter ?

Mis à jour le par Anaïs Andos, rédactrice indépendante

Y a-t-il une seule personne sur cette planète à qui il n’est jamais arrivé de se sentir nulle ? Levez la main ! Bon, je ne vois personne d’où je suis mais on va dire que personne n’a levé la main. [Merci pour votre participation.] C’est un sentiment qu’on a toutes déjà plus ou moins vécu à un moment dans notre vie, forcément. Le problème, c’est quand cette petite voix qui nous souffle que l’on n’est pas assez bien ne nous lâche pas les baskets et qu’on finit par la croire ! Heureusement, il existe des moyens pour lui clouer le bec, à la petite voix.

Je me dévalorise sans cesse… Pourquoi et comment arrêter ?

Ça veut dire quoi déjà, se dévaloriser ?

La première étape pour apprendre à arrêter de se dévaloriser, c’est de prendre conscience qu’on le fait ! Si tout ce que je produis n’est pas assez bien, si je crois que je ne vaux pas grand-chose, si je ne me sens jamais capable, si je ne suis pas assez bien, jamais assez ceci ou cela… Bon, a priori c’est que j’ai passé le test de la dévalorisation haut la main.

Ce sentiment de ne jamais se sentir à la hauteur peut être vraiment fatigant et handicapant 😮‍💨. Il peut nous entraîner dans un cercle vicieux tout nul (c’est souvent le cas avec les cercles vicieux, comme son nom l’indique) qui nous empêche de faire des choses et de vivre de nouvelles expériences. Il peut aussi ne pas nous empêcher de faire des choses mais nous empêcher de les apprécier ! Le « syndrome de l’imposteur » par exemple, est un phénomène qui a été identifié par deux professeures de psychologie américaines dans les années 1970, Pauline Rose Clance et Suzanne Imes. Pour résumer, il signifie que nous pensons que nos succès sont dus à tout (le hasard, les autres, l’alignement des planètes, etc.) sauf à nous-même. Pauline Rose Clance a d’ailleurs créé ce test pour savoir si on en souffre et comment il impacte notre vie !


👉 Bref, la dévalorisation c’est tout ça : c’est quand on minimise notre valeur et notre impact sur nos réussites, quand on se persuade soi-même et les autres de notre incompétence.

Mais au fait, pourquoi je fais ça ?!

Il y a sans doute mille et une bonnes raisons de se dévaloriser.

Je manque d’estime de moi-même et ne me rends pas compte de ma valeur ; je me compare trop aux autres et ne vois, via ce processus, que les choses que tout le monde fait mieux que moi, bien entendu ; ou encore je suis trop exigeante avec moi-même et place la barre à atteindre beaucoup trop haut (à l’image de cette fichue boîte à bonbons que les parents plaçaient toujours au dernier étage du placard…).

Pourquoi réagis-je (cette formulation est très étonnante 🤨) comme ça ? Là encore, il y a sans doute plusieurs choses qui peuvent entrer en jeu.

  • Par exemple, peut-être que mon entourage (familial, au travail, etc.) me fait comprendre que je ne suis pas assez bien ? Je peux ressentir cette dévalorisation de la part des autres qui impacte directement ce que je pense de moi. Cela peut se passer à l’âge adulte, mais aussi dans l’enfance. Peut-être que, petite, consciemment ou non, les personnes qui m’entouraient ne m’ont pas donné suffisamment de confiance et qu’ils ont laissé s’installer l’idée (la fameuse petite voix).
  • Peut-être aussi que j’ai pu vivre des déceptions par le passé, que je ressasse encore et encore, pour finir par ne voir plus qu’elles ? Ces déceptions sont peut-être des expériences que j’ai vécues comme des échecs (alors qu’un échec est en fait simplement un apprentissage, quand on y réfléchit bien). Et allez savoir pourquoi, je m’identifie à ces déceptions et me dis qu’elles me définissent. Alors que c’est faux, eh oui Jamy !

👉 Voilà qui devrait vous inspirer : 11 citations sur l'échec, un bon perdant est un grand vainqueur ! 💪

  • Peut-être aussi que la dévalorisation est une sorte de protection ? Je m’explique. Admettons qu’une grosse averse orageuse approche ⛈️ (c’est comme ça que je ressens la critique des autres), eh bien je peux choisir de me verser moi-même un seau d’eau sur la tête au préalable (c’est la fameuse dévalorisation), afin de me sentir moins trempée quand/si l’averse vient à tomber.
  • Autre (et pas des moindres) raison pouvant expliquer cette dévalorisation : *la sociétéééé* (à lire en chantant pour plus de bonne humeur) ! Non mais c’est vrai, cette société qui ne se prive pas de nous rappeler tout au long de notre vie que nous, femmes, nous sommes moins importantes que les hommes ; ce qui se traduit notamment par un accès restreint aux postes à responsabilité, un salaire inférieur sans raison valable, etc., etc.

Et maintenant, comment j’arrête ?

Il n’existe certainement pas de recette miracle du genre « 3 conseils pour éliminer la dévalorisation en 3 jours ! ». Si vous lisez ça quelque part, fuyez 🏃‍♀️ ! Par contre, plusieurs pistes peuvent être explorées pour tendre doucement, mais sûrement, vers un mieux. Déjà, il peut s’agir de commencer par prendre conscience de cette dévalorisation et d’identifier les moments où je le fais. Est-ce que je me dévalorise sans cesse dans tous les domaines de ma vie, ou seulement dans certains ? Lesquels ? Ensuite, je me laisse tranquille et j’apprends à être bienveillante avec moi comme je le serais avec une personne que j’aime 🥰. Que dirais-je à cette personne que j’aime en cas d’échec ou de réussite ? Enfin, comme l’explique très bien Charles Pépin dans les deux premiers chapitres de son livre La Confiance en soi : « Cultivez les bons liens, et entraînez-vous ».

L'avis de la rédaction : être heureuse, ça s'apprend

L’esprit humain est loin d’être simple et nous sommes toutes différentes ! C’est pour ces raisons qu’il n’existe pas une recette miracle mais des psychologues, qui peuvent nous accompagner dans la compréhension et la modification de ces mécanismes s’ils nous rendent malheureuse.

🤗 Se comprendre, s'accepter, être heureuse... C'est ici et maintenant ! #BornToBeMe


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Article proposé par Anaïs Andos, rédactrice indépendante

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