La Covid me rend hypocondriaque, au secours !

Déjà avant, j'étais souvent inquiète au sujet de ma santé. A la moindre migraine je pensais avoir une tumeur au cerveau, au moindre mal de gorge, je pensais cancer et les hôpitaux me mettaient très mal à l'aise. Pas de quoi faire un diagnostic d'hypocondrie, mais ça en prenait la voie… mais depuis que la covid-19 s'est répandu sur le monde, j'ai vraiment du mal à me maîtriser…

Sommaire : 

L'hypocondrie au temps du coronavirus

Autant vous le dire tout de suite, je vais exploser le plafond de ma mutuelle.

Mais d'abord, c'est quoi être hypocondriaque ?

Être hypocondriaque, c'est s'inquiéter constamment de son état de santé et être convaincue de souffrir d'une maladie. Si être à l'écoute de son corps est une réelle obsession pour vous, vous avez quelques symptômes d'hypocondriaque.

Hypocondriaque, un peu...

Avant que je n'entende parler du coronavirus, j'étais une adepte des check-up. Chaque fois que je recevais un résultat d'analyse correct, c'était comme les résultats du bac. J'étais contente et super fière de moi et de mon corps. En fait, je ne suis pas souvent malade, alors forcément, dès qu'il m'arrive quelque chose, je ne peux m'empêcher d'être inquiète, puis de peu à peu angoisser.

Au début de la crise du coronavirus en France, des plaques rouges ont commencé à apparaître sur l'ensemble de mon corps. J'ai sérieusement pensé que je déclarais un cancer de la peau avant de me demander si ce n'était un symptôme inconnu du covid. Après avoir eu des hauts le cœur devant toutes les photos de maladies de peau trouvées sur internet, j'ai affronté la salle d'attente du médecin qui m'a diagnostiqué une maladie de peau due au stress ! Au final, tout ça fait de moi une gentille stressée un peu déraisonnable, plus qu'une hypocondriaque… mais ça ne s'arrange pas.

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… beaucoup, passionnément

Dès que le virus est apparu en Chine j'ai commencé à angoisser. Certains amis disaient que ce n'était rien, qu'il y avait moins de morts que pour une grippe… ça me rassurait un temps et puis le confinement est arrivé et là j'ai pris une claque et une vague d'angoisse m'a submergée. Deux mois plus tard, j'en suis encore à prendre ma température dès que j'ai une légère toux ou la gorge un peu irritée. Chaque fois que je sors faire les courses, je rentre à la maison avec un mal de tête et je suis persuadée que cette fois, ça y est, c'est pour moi, je l'ai attrapé ! Bref, je somatise.

coronavirus hypocondriaque

J'ai la tête lourde, je suis épuisée, je panique !

Maintenant que le 11 mai est passé et que le déconfinement est arrivé, c'est encore pire. Mes inquiétudes persistent et enflent. On parle de deuxième vague, de vivre avec le virus et moi, je sens que je deviens fébrile et je me demande si un coup de stress ne pourrait pas finir par me tuer.

Covid et santé mentale c'est possible ?

J'avais toujours eu la sensation d'être anxieuse, mais maintenant, ma santé devient ma priorité et mon obsession. Ce qui me rassure ? Je ne suis pas seule dans ce cas. Non, la crise sanitaire est préoccupante, et elle l'est pour tout le monde. Il paraîtrait même que je ne suis pas la seule à imaginer des symptômes et m'inquiéter excessivement chaque fois que je passe le pas de ma porte. Oui, mais alors, comment on évite d'emprunter la pente raide qui mène directement à l'hypocondrie ? Pour commencer, hors de question de s'abreuver de mauvaises nouvelles qui ne pourront que renforcer un sentiment d’inquiétude et d'insécurité déjà pesant. Et puis, plutôt que de se concentrer sans cesse sur son corps, on dirige ses pensées vers autres choses.

Le sport, le yoga ou la méditation sont excellents pour se réconcilier avec son corps, se sentir plus à l'aise et garder un sentiment de contrôle. Ainsi on se concentre sur l'ensemble de son corps, plutôt que de rester fixée sur une gorge qui pique, un ventre qui se ballonne, une poitrine qui se sert…

L’avis de la rédaction - Je me fais suivre ?

Qui pourra se targuer de sortir indemne de cette crise sanitaire ? Mais, attention aux dérives. Le covid-19 aura sans doute laissé des traces plus ou moins néfastes. Si ma santé devient une obsession, tout comme mon hygiène de vie, plutôt que de prendre ma température toutes les heures ou d'envisager de me rendre chez mon médecin plusieurs fois par mois, il faudrait envisager de se tourner vers un psychologue.  Instaurer ses propres limites demande de l'aide et un psychologue en ligne peut être la solution idéale en cette période.

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