Les cheveux blancs, ça s'assume ! (mais ce n'est pas facile)

Mis à jour le par Lauriane Amorim, rédactrice pour Wengood

Un soir on va tranquillement se coucher et le lendemain matin, alors qu'on s'évertue à faire entrer une importante épaisseur de cheveux dans un petit élastique tout en plaquant les mèches récalcitrantes sur nos tempes, il est là, brillant sous la lumière de la salle de bains, insolent, le premier cheveu blanc ! Croyez-moi, il est rarement seul... Alors plusieurs choix s'offrent à nous : arracher, couvrir ou assumer, tout simplement. Simplement ? Oui ! 👩🏾‍🦳

Les cheveux blancs, ça s'assume ! (mais ce n'est pas facile)
Sommaire : 

Comment assumer mes cheveux blancs ? 🧑🏻‍🦳

Le problème des cheveux blancs, c'est surtout qu'ils sont associés à la vieillesse. Tout de suite, il paraît donc plus simple d'assumer ses cheveux blancs à 50 ans, plutôt que de les assumer à 30 ans. Sauf que si les cheveux blancs arrivent avec l'âge, le stress, la maladie ou même l'hérédité peuvent être la cause d'une apparition précoce des cheveux blancs.

>>> Cet article pourrait vous plaire : Les 5 effets néfastes du stress sur ma peau

Un parcours semé d'embûches

Mes premiers cheveux blancs sont arrivés peu après 25 ans. À 25 ans, on n’est pas vieille, j'ai donc immédiatement pensé au stress, et bizarrement, ça me convenait. Je préférais avoir l'air stressée que vieille.

Arracher

Et puis un jour que j'arborais un chignon haut tout en relatant des problèmes au boulot, mon interlocuteur me demande si mes cheveux blancs sont dus aux tensions professionnelles que je lui raconte. Ça faisait longtemps que je ne pensais plus à ces cheveux décolorés et voilà que je me les prends en pleine face... et avec classe ! J'ai donc commencé à tout arracher. Pas vraiment méthodiquement, parce que je suis assez peu patiente et pas tellement perfectionniste, mais je passais tout de même de longues minutes, armée de ma pince à épiler, à chasser les indésirables et à me demander si je ne devrais pas tout simplement colorer mes cheveux.

Couvrir

Des colorations, j'en ai fait des tas entre la fin de l'adolescence et le début de ma vingtaine. Une sorte de jeu, de transformation, de changement de tête mi-salvateur, mi-récréatif auquel j'avais mis fin depuis longtemps. Je n'avais plus vraiment envie de passer un temps infini chez le coiffeur ou la tête penchée au-dessus de la baignoire et encore moins d'empiéter sur un autre budget pour couvrir quelques maudits cheveux blancs. Cette fois-ci mon côté radine a pris le pas sur mes cheveux blancs.

Assumer : Le choc Sophie Fontanel !

Et puis un jour je la découvre dans une émission de télé : Sophie Fontanel. On est en novembre 2017, je porte sans doute des bonnets et je trimballe partout un spleen immense qui est arrivé en même temps que mes 30 ans. Quant à elle, elle pose en couverture d'un magazine féminin avec sa cinquantaine pétillante et ses cheveux blancs. Elle a aussi écrit un livre sur ses cheveux qui se décolorent, sur le fait de les assumer, sur cette beauté insoupçonnée que l'on cache, sur le fait d'être soi et d'être libre. Et sur son compte Instagram elle poste aussi les photos de sa transition jusqu'à la chevelure entièrement blanche. Je me prends de passion pour cette femme, que je trouve belle et incroyablement forte 💪. 

Elle assume, c'est beau et surtout elle se libère d'un fardeau qui pèse sur beaucoup de femmes : celui qui voudrait que beauté et vieillesse soient incompatibles. Pour moi, c'est décidé : mes cheveux blancs, je leur fiche la paix !

Sophie Fontanel cheveux blancs

Instagram @Sophie Fontanel

Aïe, la rechute !

Il y a eu nombre de rechutes. 2019, je suis enceinte et angoissée, les cheveux blancs se multiplient presque à vue d'œil ! Je donne naissance à mon fils et l'angoisse est encore plus forte que jamais, des mèches argentées semblent s'accrocher à mes tempes. Je repense à mon père qui me disait que j'étais la cause de ses cheveux blancs... Je suis devenue mon père !

2020, confinée j'assume tout : les cernes, les vergetures, les kilos en trop et les cheveux blancs, mais en 2021 ça se complique. J'ai un sentiment de laisser-aller qui me pousse à reprendre le sport, entreprendre un régime, trouver ma passion et un grand mariage vient clore mon été. Pendant des semaines je me questionne sur le fait de teindre ou non mes cheveux. Je suis témoin, je vais être coiffée et j'ai peur qu'on dise de moi que je suis négligée. Je sais que c'est ridicule, mais cette idée me hante. On a beau vouloir assumer, se sentir assez forte pour le faire, je crois qu'il y a toujours un moment où la peur du regard des autres nous fait flancher. Sauf que le regard des autres ce sont surtout nos propres craintes qu'on y met dedans. Je me tourne alors vers mon mari, la petite quarantaine, dont le blanc habille aussi bien la chevelure que la barbe.

"Est-ce que tu penses que je devrais me faire faire une coloration ?
Oui, pourquoi pas... si tu penses que ça peut t'aider à te sentir mieux."
Et là, ses cheveux blancs à lui me sautent aux yeux.
"Tu vas en faire un toi, une coloration ?
Ben non."

Et ben oui, bien sûr, c'est un homme. Évidemment, certains hommes se font teindre les cheveux et ils ne sont pas en reste côté souffrance niveau cheveux, si on pense à la calvitie. Mais admettons que concernant les cheveux blancs la pression est plus forte pour les femmes. Lui a aucun moment il n'a peur de paraître négligé à ce mariage, alors je prends le chemin avec lui.

Le délicat passage de la transition

Si j'insiste à ce point sur l'impression de paraître négligée, c'est qu'avant d'obtenir une belle chevelure argent, il faut passer par le cap de la transition. Ce que Sophie Fontanel appelle "l'effet zèbre". C'est le moment le plus difficile, celui pendant lequel l'entourage se questionne sur la santé, notamment mentale de la personne ("Regarde ses racines ! Visiblement, elle souffre beaucoup. Au point de se laisser aller, de se négliger physiquement !").

Et c'est là où le courage de s'assumer prend tout son sens. S'assumer ça ne veut pas dire être sûre de soi et traverser le quotidien au-dessus de tout. Non, c'est aussi avoir des doutes, ne plus se sentir aussi forte et avoir peur. C'est normal, mais comme le disait Nelson Mandela "le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Quant à Sophie Fontanel, son livre s'appelle Une apparition, parce que pour elle, passer par la transition cheveux colorés / cheveux blancs et se découvrir tout en poivre et sel c'était une façon de se révéler à elle-même, d'apparaître.

Alors, si vous vous demandez comment paraître jeune avec des cheveux blancs ? Au-delà d'une coupe de cheveux et de soins adaptés, l'acceptation de soi à son rôle à jouer, mais aussi la curiosité. Apprenons à être curieuse, à voir ce que l'avenir nous réserve et ce à quoi l'on pourrait bien ressembler en vieillissant. Il est vain de vouloir à tout prix rester la même, acceptons seulement de voir ce que le temps fait de nous, chacune avec son parcours, ses envies, ses pressions, avec des cheveux blancs ou pas !

L'avis de la rédaction : de beaux cheveux blancs, ça s'entretient !

De beaux cheveux blancs, ça s'entretient. Masque, soin nourrissant, brushing, jolie coupe, voilà qui fait toute la différence ! Libre à vous d'assumer ou non vos cheveux blancs et le temps qui passe. Si vous n'êtes pas à l'aise avec votre corps ou que les signaux du temps qui file vous angoissent, n'hésitez pas à contacter un psychologue afin de faire le point. 

🤗 Se comprendre, s'accepter, être heureuse... C'est ici et maintenant !
#BornToBeMe

Contacter un psychologue

Source : Elles assument leurs cheveux blancs - L'Express Style de vie

Toujours aussi libre, en octobre 2021, Sophie Fontanel a posé nue en couverture de Elle en écho à son dernier livre sur le naturisme : Capitale de la douceur. Découvrez vous aussi comment faire la paix avec vous-même.

Et aussi :

Article proposé par Lauriane Amorim, rédactrice pour Wengood

Mon rêve de bonheur : redécouvrir le monde avec des yeux d'enfants

Nos derniers articles

Pourquoi la malbouffe nous fait tant de bien ?

Rien qu'en l'écrivant, je sens déjà que j'ai envie de manger et pas de manger n'importe quoi. Non, ce qui me donne envie et que je pourrais manger sans faim à toute heure de la journée (ou de la nuit), c'est d'un hamburger. Bizarrement, ce ne sont jamais les légumes qui me mettent autant l'eau à la bouche rien qu'en écrivant leurs noms. Il faut dire que la malbouffe sait y faire. Elle est aussi attrayante qu'addictive. Reste à savoir pourquoi...

Comment gérer l’anxiété face à la guerre en Ukraine ?

Guerre. Depuis des mois j’entends et je me répète ce mot. C’est un cauchemar. Le simple fait de l’écrire me paraît irréaliste. Les lettres s’affichent, mais le mot ne s’imprime pas dans mon esprit. Pourtant, je la vois, elle est là, tout proche : la guerre. Il y a les morts et l’exode, les enfants terrifiés qui pleurent, les mères inquiètes et celles et ceux qui se battent. Il y a les menaces et les espoirs perdus. Tout ça à notre porte avec l’impression horrible de ne rien pouvoir faire, mais que le moindre mauvais geste pourrait tous nous faire sombrer. Comment peut-on encore vivre sereinement, alors qu’en Ukraine, à côté, la guerre nous regarde dans les yeux et que les menaces nucléaires se multiplient ?

Harcèlement scolaire : comment réagir ? Comment aider son enfant ?

S’il est un phénomène qui se développe, mais qu’on aimerait éviter, c’est bien le harcèlement scolaire. Même s’il a toujours existé, ces dernières années, le harcèlement scolaire a pris de plus en plus d’ampleur, au point qu’il inquiète sérieusement les parents et les enseignants. Si vous avez détecté un problème chez votre enfant, un changement de comportement, sachez qu'il existe des solutions pour aider votre enfant face au harcèlement scolaire.

Phobie des chiffres, quand l’arithmophobie traduit un traumatisme

Je garde un souvenir cuisant de ma prof de maths de 5e, elle m’a tellement traumatisée que j’ai développé une aversion pour cette matière et je me suis toujours considérée comme “nulle” avec les chiffres. Même si je n’en ai pas peur, je continue toujours à les éviter, en étant persuadée que, de toute manière, je ne suis pas une “matheuse”. Si j’ai réussi à ne pas développer une peur pour les chiffres, ce n’est pas le cas de tout le monde. D’ailleurs beaucoup de gens en sont atteints et ne s’en rendent pas compte. Pour cause, on n'en parle pas, pourtant, il faudrait !

Auto-compassion : comment devenir notre propre meilleure amie ?

“Sois ta meilleure amie”. C’est une phrase que j’ai apprise il y a quelques années, car j’avais tendance à me déprécier tout le temps, que ce soit au sujet de mon corps ou mes compétences. Après un suivi thérapeutique, j’ai compris qu’il était essentiel que je sois empathique avec moi-même et que je pratique l’auto-compassion. Cependant, ce n’est pas un exercice facile à mettre en place. Comment la pratiquer alors ? En quoi est-ce important qu’on s’applique de la compassion ? Je vous explique tout.

Je me justifie tout le temps, pourquoi ? Comment on arrête ça ?

Un retard de train ? J’ai déjà passé 10 minutes à ME justifier. Une tâche que je n’ai pas pu terminer au travail ? Je pouvais passer encore PLUS de temps à me justifier. Pendant longtemps, j’ai eu l’impression de passer mon temps à expliquer mes faits et gestes, pour être certaine de ne pas être mal vue ou de ne pas froisser les gens qui me fréquentaient. Pourquoi en vient-on à se justifier tout le temps ? Et surtout comment on arrête ça ? Maintenant que j’ai réussi à ralentir mes justifications permanentes, je peux vous expliquer !

Les podcasts Wengood

Des podcasts avec du bonheur dedans parce qu'il est temps de penser à soi ! Retrouvez nos podcasts en intégralité ici.


Les Masterclass Wengood 


Chaîne Youtube : lesrdvdemilie by Wengood

Yoga, coaching, cuisine, rencontres etc... Bonnes vibrations en libre-service ! Allez hop, on s'abonne !


🎬 Et pour plus de vidéo, c'est par ici