Adulte, mes parents divorcent : comment sortir indemne et préserver nos relations ?

Mis à jour le par Justine Guilhem

L’âge idéal pour bien vivre le divorce de ses parents ? Il n’existe pas. Certains diront qu’un enfant sera davantage touché par la séparation. Moi je dis qu’un adulte n’est pas moins épargné. Mes 30 ans sont un beau prétexte pour qu’on me prenne à la fois pour l’arbitre et pour le médiateur. Je suis certes adulte, mais ils ont tendance à oublier que je suis toujours leur enfant ! Pour ma santé mentale, ma conscience ou encore l’avenir de mon couple, je dois sortir de ce triangle infernal.

Adulte, mes parents divorcent : comment sortir indemne et préserver nos relations ?
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En divorçant, mes parents m’ont promis que rien ne changerait. Ils seraient toujours là pour moi, ils auraient juste chacun leur maison… En bref la situation n’avait pas si l’air terrible. Mais ça, c’était avant qu’ils se tirent dans les pattes, qu’ils essayent de me prendre en otage émotionnellement, et qu’ils me fassent perdre confiance en l’image du couple 😒. Ni l’un ni l’autre ne pensent à me préserver, alors je m’en charge personnellement. Je vous raconte comment.

Je refuse d’être leur confidente

À en juger par leur comportement, mes parents pensent qu’un enfant cesse d’en être un quand il approche la vingtaine. Je suis prête à parier (et très cher) que s’ils avaient divorcé quand j’étais (bien plus) jeune ils m’auraient épargnée. Épargnée de détails inutiles sur les raisons de leur séparation. Épargnée de leurs états d’âme et de leurs commentaires injurieux. « Ta mère n’est qu’une garce égoïste, si je déprime c’est à cause d’elle !»*bien évidemment il s’agit là d’une version censurée.

Leurs mots ont bien plus de portée qu’ils ne le pensent 😟. Voilà le problème. J’ai essayé d’être à l’écoute au début, prise par des élans de bonne foi. Je ne voulais pas les voir tristes alors je servais volontiers « d’éponge » car je voulais être là pour eux. GRAVE ERREUR.

En se confiant à moi, ils n’étaient pas en train de me raconter tranquillement leur week-end. Non, ils brisaient l’image de la mère douce et aimante, et du père franc et loyal que j’avais toujours eu. Parce que c’est comme cela qu’ils se comportent avec moi. Et c’est sur ça que je dois me baser pour avoir une relation saine avec chacun d’eux. Ma mère peut être une femme frigide, ce n’est pas mon problème elle n’en est pas moins une mauvaise mère ! Plus je reste en dehors de leurs histoires, mieux je me porte 🤗. Même si le but de ma mère n’est pas de monter contre mon père (et inversement), ses confidences ont un impact sur ma perception des faits. En tant que femme, je peux plus facilement comprendre sa souffrance et de ce fait, prendre son parti. D’autant plus si la rupture brutale douloureuse qu’elle est en train de vivre fait écho à l’une de mes histoires passées.

« Ah les hommes, tous des c*&@*! » c’est à ses copines qu'il faut dire ça, pas à moi. Je ne suis pas là pour détester qui que ce soit, mais pour me protéger et préserver les liens qu’il reste.

L’amour n’a pas d’âge, le divorce non plus !

👉 En France, plus de 15.000 couples âgés se séparent après 35 ans de vie commune.

Je reste neutre et ne prends pas parti

Si je ne suis pas leur confidente, je ne suis pas non plus juge ou arbitre. Toujours pour garder une bonne image de chacun de mes parents (car pour rappel, ils ne m’ont rien fait) je ne tiens à jeter la pierre à personne. Si un jeune enfant peut souffrir de conflit de loyauté, un adulte peut également prendre un parti et couper les ponts avec l’un de ses parents.

Mais contrairement à un enfant, une grande personne a davantage de recul. Quand nos parents divorcent, nous les trentenaires, on ne culpabilise pas et on sait qu’ils sont les seuls responsables de leur séparation. Les torts sont très certainement partagés, à part dans les cas extrêmes de violence psychologique ou physique, de manipulation ou autres comportements abusifs. Un couple comprend deux personnes, et qu’il réussisse ou échoue, c’est un travail d’équipe ! Voilà ce que je me suis mis dans la tête pour éviter d’en vouloir à mon père, à la place de ma mère. Si je vois que mes discussions avec l’un tendent à devenir le procès de l’autre, je les remets en place et essaie d’avoir des sujets de conversation plus constructifs. 


🤔 Ne pas faire de préférence : est-ce vraiment possible ?

Certaines situations de la vie amènent à faire passer l'un de ses parents en premier. Par simple souci CHRONOLOGIQUE. Annonce d’un CDI ou d’une demande en mariage, ce n’est pas à vous de vous inquiéter pour trouver à qui l’annoncer en premier, mais à eux de ne pas se vexer inutilement.

Je ne fais pas de transposition avec mon couple actuel 

Ce n’est pas parce que selon ce cher Œdipe, on choisit notre mari/femme parce qu’il/elle nous rappelle l’un de nos parents, que nous allons forcément devenir comme eux. Je ne vous le cache pas, cette distinction est très dure à faire. Depuis toujours, mes parents étaient comme mon modèle. J’étais même fière de dire qu’à 60 ans passés, ils étaient toujours ensemble. En réalité, ils me confirmaient que l’amour pouvait durer longtemps. Je n’avais donc rien à craindre avec mon Jules !

Et pourtant, à 30 ans passés je continue inconsciemment à m’identifier à ma mère. Je me sentais trahie par les hommes autant qu’elle se sentait trahie par mon père. Comme si j’avais réalisé que même une femme, aussi géniale soit-elle, pouvait être jetée. Une telle information ne fait certes pas plaisir, mais prendre conscience qu’on peut tout mélanger est un premier pas. Je prends une grande inspiration avant de devenir méfiante, ou de reprocher quoi que ce soit à mon copain (qui au passage n’a rien demandé 🙄. Son seul crime serait d’être né du même sexe que mon père).

Il n’y a pas de malédiction au-dessus de ma tête et tous les hommes sont différents. C’est important de se le rappeler pour ne pas mélanger son couple avec l’histoire de ses parents. Et pour éviter de provoquer la même fin !

L'avis de la rédaction : l'occasion de faire le point sur son propre couple

L'annonce du divorce des parents est moins brutale pour un adulte qui est déjà bien installé dans la vie que pour un enfant. Pour un enfant, c'est un univers entier qui s'écroule. La situation n'est pour autant pas toujours facile à accepter et les émotions sont nombreuses : colère, rancœur, peine etc... Pour Raymond David, psychologue et expert en matière familiale, c'est une autre affaire qui se joue : «Souvent, l'enfant plus âgé s'inquiétera pour l'un des deux parents, qu'il considérera comme plus fragile. D'autres éprouvent un soulagement lorsque la séparation vient mettre un terme à des années de discorde. Ils peuvent maintenant espérer une vie meilleure pour chacun des parents. » Beaucoup vont en profiter pour faire le point sur leur propre couple, ce qui est toujours bénéfique, « Le divorce de nos parents peut alors provoquer une occasion de discuter, permettre de faire le point sur des questions qu'on n'osait pas aborder avant. » Si vous vivez mal la séparation de vos parents, qu'elle réactive d'ancienne blessure ou est source de souffrance, n'hésitez pas à contacter un psychologue. Il vous aidera à traverser cette période difficile.

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Vous savez maintenant ce qu’il faut faire et ne pas faire quand nos parents divorcent alors que nous sommes adultes. Préserver les relations parents-enfants est très important ! Si le sujet vous intéresse, vous adorerez découvrir :

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