Baisse de moral : en ce moment, c'est normal d'aller mal

Mis à jour le par Lauriane Amorim

Je parle souvent de 2020 comme d'une année difficile, compliquée, mais je dois bien admettre que je suis loin de la réalité. 2020 est une année historique avec tout ce que ça comporte de traumatismes et de gravité. On ne s'en rend pas toujours compte, ou on oublie trop souvent de se le dire, mais c'est important, ça aide à comprendre et à accepter qu'on aille si mal.

Baisse de moral : en ce moment, c'est normal d'aller mal

Pas aussi forte que d'habitude

C'est Baptiste Beaulieu qui en parle dans une de ses chroniques : le mal-être est grandissant et beaucoup culpabilisent de ne pas être assez forts, de ne plus tenir. Mais ce qui nous arrive est exceptionnel. Il faut se le dire, il faut intégrer cette idée et déculpabiliser de se sentir un peu vide, molle, de n'avoir plus le goût à grand-chose. Batiste Beaulieu insiste sur l'indulgence. Il faut être indulgente envers nous-même. Nous sommes en plein milieu d'une catastrophe historique, alors oui, c'est normal d'angoisser, d'être anxieuse, de mal dormir, de pleurer et de se refermer sur soi-même. Il ne faut pas s'en vouloir ! Toute cette année joue sur nos défenses mentales, nous n'avons pas toutes la même capacité de résistance. C'est comme ça. Faisons ce que nous pouvons en fonction de nos capacités, sans chercher à tenir à tout prix, sans entrer en concurrence avec ceux qui semblent aller mieux, sans rester fortes parce que...

Baisse de moral 2020

"Donc oui, c’est normal de ne pas aller bien, cette année est horrible. Si elle était un dessert, elle serait un yaourt à la fraise avec des morceaux de cornichons et d’olives vertes dedans. Et on serait obligés de le manger tout entier." Baptiste Beaulieu

👉 Cet article pourrait vous intéresser : Quels sont les symptômes de la dépression ?

La violence de ce que nous avons traversé

L'année 2020, comme bien des années est marquée par de nombreux événements, certains que nous avons vécus de loin, mais en récapitulant l'ensemble des événements marquants de cette année, on se rend mieux compte de ce que nous avons vécu et sommes toujours en train de vivre, de la violence et du traumatisme de ces épreuves.

  • Massacre des Ouïghours en chine
  • La mort de George Floyd aux Etats-Unis
  • L'explosion à Beyrouth
  • Les attentats et notamment, en France, la décapitation de Samuel Paty et l'assassinat de trois personnes dans une Eglise à Nice
  • Manifestations violentes
  • Les violences envers les femmes et les enfants et les féminicides qui sont de plus en plus nombreux
  • Pandémie mondiale avec plus d'un million de morts
  • Effondrement économique, et ce qui en découle : précarité et pauvreté pour de plus en plus de personnes
  • Deux confinements et l'arrêt de sa vie et de ses interactions sociales

Sur ce dernier point, Baptiste Beaulieu ne manque pas de rappeler : "Et à quoi sert de voir des amis, d’aller au théâtre, au cinéma, au restaurant, si ce n’est, aussi, pour éteindre par un ensemble de stimulations en tous genres ces vieux traumas qu’on traîne tous d’une façon ou d’une autre, ces vieux chagrins non résolus qui d’un seul coup occupent tout l’espace laissé vacant par l’absence de films, de pièces de théâtre, de bons petits restaurants."

Seule face à nous-même, nos peines, nos blessures, nos souffrances passées et présentes prennent de plus en plus de place. On doit se confronter à tout ce qui gratte, pique, brûle, tout ce qui n'est pas totalement cicatrisé, de façon très brutale et presque obsédante. Alors c'est normal de ne pas aller bien et de ne pas être capable de tenir. C'est normal, c'est normal, c'est normal. C'est tout autour de nous que c'est anormal.


L'avis de la rédaction - le coronavirus, notre guerre

Vous vous souvenez quand Emmanuel Macron nous a lancé au visage que nous étions en guerre ? Au-delà de tout aspect politique, ce n'est pas vraiment faux. Toutes les générations ont une page d'Histoire lourde et traumatisante à porter : guerres mondiales, guerre d'Algérie, d'Indochine, guerre froide et donc coronavirus, en ce qui nous concerne. Nous ne pouvons pas tous porter le même poids de cette Histoire, chacun porte ce qu'il peut et c'est comme ça. Nous ne sommes pas des machines. Laissons nos émotions exister, soyons simplement indulgentes envers nous-même, ce qui arrive est historique et demandons de l'aide quand nous en avons besoin. Entourage, médecin traitant, thérapeute, il ne faut pas hésiter à parler et à consulter.


Contacter un thérapeute

Et toutes ces crises, c'est la bonne période pour lâcher-prise ?

Et aussi :

Article proposé par Lauriane Amorim

Mon rêve de bonheur : redécouvrir le monde avec des yeux d'enfants

Nos derniers articles

La blessure de trahison : pourquoi ça fait aussi mal de se faire trahir ?

S'il y a une chose que j'ai beaucoup de mal à pardonner dans une relation, qu'elle soit amicale, amoureuse ou familiale, c'est la trahison. On se sent sale, diminué. La trahison, c'est la mort brutale de la confiance. Tous les souvenirs heureux semblent salis, factices. On doute de tout, on ne sait plus à quoi, à qui se raccrocher. Pour mieux comprendre cette blessure émotionnelle complexe, j'ai décidé de vous en parler.

5 étapes pour pouvoir surmonter une trahison amoureuse

J'ai déjà été trompée par le passé, par un ex. J'ai vécu cela comme la pire des trahisons, car j'ai eu vraiment la sensation d'être bafouée et que je ne méritais pas d'être respectée. La trahison amoureuse, c'est sans doute la pire, par le biais de la tromperie. Alors comment s'en remettre et se reconstruire ? Il y a 5 étapes à surmonter pour pouvoir avancer avec cette blessure...

Blessure de rejet : la comprendre et l'accepter pour en guérir

Rupture amoureuse, dispute familiale, licenciement… On a toutes vécu un jour la sensation d’être rejetée, exclue ou mise à l’écart. Certaines arrivent à rebondir assez rapidement, quand d’autres en soufre de manière persistante. Pour ma part, j’ai compris comment avancer, car j’ai mis des mots : cela s’appelle une blessure de rejet. Comment peut-on souffrir d’une telle peur du rejet ? Comment en guérir et avancer ? Explications.

Névrose abandonnique : comment gérer le sentiment d’abandon ?

Avoir peur de finir seul·e. Qui n'a jamais eu ce sentiment ? Je crois qu'on a tous et toutes en nous cette crainte d'être abandonné. Cependant, pour certaines personnes, ça va plus loin, au point qu'elles donnent tout à leur proche, même les choses les plus folles et au point de s'épuiser. Ce comportement est révélateur de la névrose abandonnique, c'est-à-dire, la peur d'être abandonné. Alors, voici comment la détecter et s'en défaire.

Les 5 blessures de l'âme : tout savoir pour ne plus souffrir

Rejet, abandon, trahison, humiliation, injustice… Autant de mots qui n'évoquent pas quelque chose de positif et qui correspondent aux 5 blessures de l’âme. L’autrice canadienne, Lise Bourbeau, a publié un livre à ce propos et elle explique en quoi les blessures émotionnelles nous affectent et nous perturbent. À cause d’elles, on s’empêche d’être nous-même, c’est pourquoi, il faut les connaître et les décrypter pour se débarrasser de sa souffrance.

Ennéagramme : le test pour tout savoir sur soi

En introspection on observe, on analyse et on étudie sa propre personne. Pour connaître ce qui nous pousse à avancer, ce qui nous anime, ce qui nous motive, on peut se baser sur le test d'Ennéagramme. Un outil de connaissance de soi qui nous aide à comprendre qui nous sommes vraiment et à redéfinir une certaine image que l'on peut avoir de soi. Voici tout ce que vous devez savoir sur l'Ennéagramme.

Les podcasts Wengood

Des podcasts avec du bonheur dedans parce qu'il est temps de penser à soi ! Retrouvez nos podcasts en intégralité ici.

🧠✨ Vivre avec ses Émotions avec Audrey Platania, COGITO’Z

14 mai · Wengood

41:12


Retrouvez-nous sur Youtube

Yoga, coaching, cuisine, rencontres etc... Bonnes vibrations en libre-service ! Allez hop, on s'abonne !

Retrouvez-nous sur Youtube