Détresse étudiante, des solutions existent ! Par Marion Thihy, coach bien-être

Difficulté d’apprentissage à distance, solitude, précarité… Avec ce nouveau confinement, la détresse étudiante a pris de l’ampleur. Quelles solutions pour aller mieux ? Quels impacts dans la vie des étudiants ? Comment garder la foi en l’avenir ? Quels conseils pour rester zen en attendant que la situation s’améliore ? Marion Tihy, coach bien-être et développement personnel répond à toutes nos questions. 🎙️

Bonjour Marion, avez-vous personnellement reçu des étudiants en détresse en consultation ?

Oui, j’accompagne une jeune lycéenne depuis 6 à 7 semaines sur un problème de phobie sociale qu’elle a déclenché suite à cette situation de pandémie. Ensemble nous réalisons des séances de sophrologie, nous suivons tout un protocole créé spécifiquement pour ce cas-là. Elle ne connaissait pas trop la sophrologie, elle était même un peu réticente au début, lors de la première séance notamment, mais avec le temps, le feeling, l’écoute et le partage en toute bienveillance, nous avons réussi à trouver un rythme et des solutions concrètes qui fonctionnent pour elle. Nous travaillons ensemble sur les angoisses, comment les comprendre, s’en protéger, les chasser.

🤗 Nous travaillons également sur la confiance en soi, la détente du corps et de l’esprit car il y a beaucoup d’angoisse émotionnelle. L’énergie et la vitalité sont également des points clés. Nous allons consolider le positif au moyen de beaucoup d’exercices. C’est un travail qui fait bouger beaucoup de choses en très peu de temps car le problème est pris à la base. Rien n’est laissé de côté. Je suis également psychopraticienne, ce ne sont donc pas uniquement des séances de sophrologie, nous discutons également beaucoup.

Le souci de phobie sociale peut également entraîner des problèmes d’insomnie ou encore des problèmes relationnels et de communication. Au fil des séances, cela va se débloquer.

🎙️ Et si vous voulez écouter le podcast : 

Y a-t-il des demandes qui reviennent régulièrement ?

Les angoisses des étudiants ne doivent pas être mises de côté ou être banalisées. Il faut prendre tous les problèmes en pensant à l’après. Les problèmes de rumination, de communication, l’angoisse, le stress, les soucis de sommeil.

Exemples :

  • le fait de rester chez soi sans activité et généralement face au pc : émotionnellement, c’est très fatigant car on va se sentir épuisé, mais pas de la bonne façon, car ce n’est pas une fatigue physique ;
  • la peur de l’avenir revient également régulièrement : les diplômes à obtenir, les stages à trouver pour valider la fin d’année. C’est un tout qui revient systématiquement alimenter une angoisse et une fatigue émotionnelle qui sont vraiment profondes aujourd'hui.

🤯 Hors Covid, il y avait la pression de la société, la pression des parents qui poussent parfois un peu pour trouver le job parfait qui va rapporter de l’argent ou qui va nous permettre d’être bien vu. Aujourd’hui, cette pression là est totalement décuplée et je pense que sans parler, avec ce manque de sociabilité, les étudiants sont en train d’imploser. C’est un tout qui nécessite de travailler sur plein de choses.

Comment rester positif quand on est un jeune en 2021 ? Comment garder la foi ?

Il faut chercher le positif dans tout ce que nous sommes en train de vivre. Être jeune en 2021 ne veut pas dire être seul pour toujours. Au contraire, il faut y voir la solidarité ainsi qu’une nouvelle communauté à laquelle on peut appartenir aujourd'hui. Une communauté forte qui sortira de cette épreuve armée pour la vie : "Toutes les batailles de la vie nous enseignent quelque chose, même celles que nous perdons." Paulo Coelho.

Je pense que cela veut dire que l’on peut voir un événement compliqué, triste, difficile, avec des lunettes d’optimiste et ainsi trouver une alternative positive à cette situation. Quand on agit comme cela, on va ancrer dans notre expérience un événement qui ne sera pas triste ou difficile, mais une sorte de victoire face à cette bataille. Je pense que pour certains, il restera un succès et non un échec. Dans tous les cas, on va apprendre quelque chose, que ce soit sur nous, sur nos capacités à affronter les choses, à trouver des solutions, à se relever même quand c’est dur. Apprendre des choses sur la vie en général et les relations… Il faut rester optimiste, les choses vont bouger.

Avez-vous des conseils pour rester zen en attendant l’éclaircie ?

Oui, il est possible d’appliquer quelques routines au quotidien comme :

  • rester optimiste ;
  • profiter et se poser les bonnes questions : revoir ses envies, ses valeurs, ses principes ;
  • parler ! On ne peut pas rester seul quand la solitude est subie. Il y a des milliers d’étudiants dans la même situation aujourd’hui et des milliers d’organismes, d’associations, des aides. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide, ce n’est pas un signe de faiblesse ;
  • appeler les proches, prendre des nouvelles : le soutien est primordial pour nous et les autres ;
  • sortir s’aérer ;
  • organiser ses journées : les séquencer en intégrant le travail mais aussi les moments de détente. Le cerveau saura se concentrer quand il le faudra et optimiser chaque moment ;
  • faire des activités qui nous plaisent : méditation, lecture… se détacher du stress;
  • pratiquer une activité physique ;
  • booster sa sociabilité sur les plateformes de live sur internet ;
  • travailler en temps réel avec d’autres étudiants sur internet (study with me live sur youtube ) ;
  • pour la productivité : observer les heures où l’on est le plus efficace pour optimiser ces moments dédiés à l’étude et penser à faire des pauses régulières ;
  • se créer un espace dédié au travail : quand on s’en détache cela aide à passer à autre chose ;
  • rédiger des todo list pour se motiver ;
  • choisir de la musique d’ambiance pour étudier, s’évader en restant concentré ;
  • pimenter son quotidien : organiser des activités pour s’évader en restant chez soi : organiser des journées à thème, faire une belle table, des menus pour le dîner, des soirées cinéma avec popcorn, installer une cabane dans le salon pour les fans d’excursion…

😊 Il est possible avec un peu d’imagination de s’évader tout en restant chez soi. Il suffit pour cela de se créer des moments spéciaux.


Article proposé par
Emilie Potenciano, rédactrice pour Wengood

Mon rêve de bonheur : toujours croire que tout est possible.

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